‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 284 sur 610 · BAUX THERMALES D'HAMMAM-KOL'RBKS EN TUNISIE · texte numérisé non relu

BAUX THERMALES D'HAMMAM-KOL'RBKS EN TUNISIE

syphilitique, fut guéri, dit-on, par une seule saison àKourbès. Je ne garantis pas le fait. Toujours est-il que les indigènes ont en ces thermes une confiance absolue pour le traitement de la syphilis.

Mon malade rapporta deux bouteilles de ces eaux et me les donna. Sous la haute direction d'un chimiste du plus grand mérite, M. Augu-Ir Béhal, pharmacien à. l'hôpital Ricord, professeur agrégé à l'École supérieure de Pharmacie de Paris, un de ses élèves, M. Zlotesco, en a fait l'analyse. Voici la note que M. Zlotesco a bien voulu me remettre :

« L'eau minérale de Kourbès est une eau saline chlorurée, à base de soude, contenant en même temps une quantité assez notable de sulfate de chaux. — Elle contient 11 gr. 0115 de résidu solide, à l'état de chlorure de sodium, chlorure de magnésium, sulfate de chaux, carbonate de chaux et des quantités assez petites de chlorure de potassium.

Chlorure de sodium 7,0439

Chlorure de magnésium 0,64087

Sulfate de chaux 2,9446

Carbonate de chaux 0,3395

La différence entre 11,0115 et 10,96887 = 0 gr. 04263. Elle est. composée depotassium et de petites quantités de soufre provenant de la décomposition des sulfates.

Cette eau a un goût très salé, ce qui s'explique par la quantité assez grande de chlorure de sodium qu'elle contient, et une odeur désagréable d'hydrogène sulfuré, qui résulte de la décomposition et de la réduction du sulfate à l'intérieur de l'eau tenue enfermée longtemps. Ayant en considération les quantités notables de chlorure de magnésium et de sodium qui entrent dans la composition de cette eau, on peut s'imaginer l'action thérapeutique qu'elle exerce sur l'économie. »

Il me semble que cette action curative sur la syphilis est due plus, encore à la haute thermalité des sources de Kourbès qu'aux principes minéraux qui les constituent. La façon dont on les emploie est sansdoute aussi pour beaucoup dans leurs succès. Avec elles, on lessive et on purge l'organisme dans un but de violente dépuration qu'on croit compléter par le rob végétal. — Et puis quelle secousse profonde n'imprime pas à l'économie la pratique quotidienne, pendant plusieurs semaines, de l'étuve le matin, poussant aux sueurs profuses et du bain vespéral à une température de 55 à, 60 degrés! 11 y a bien là de quoi activerions les échanges, favoriser tous les métabolismes si propres à expulser ou neutraliser le principe virulent, et à modifier, du moins momentanément, le régime vicieux des opérations élémentaires de la nutrition.

V. L'hydrothérapie est un moyen d'une puissance reconstituante si générale, qu'il est impossible de découvrir en elle rien de spécifique contre la syphilis. Aussi est-elle, plus encore que les balnéations précédentes, une médication purement auxiliaire. Qui oserait avancer aujourd'hui, comme M. Schedcl, qu'elle doit être préférée à tout autre moyen dans la cure de celte infection?

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