‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 291 sur 610 · RÉSULTATS ÉQUIVOQUES DE CETTE SÉRUMTHÉRAP1E · texte numérisé non relu

RÉSULTATS ÉQUIVOQUES DE CETTE SÉRUMTHÉRAP1E

laisse l'exposé sommaire des 17 cas soumis à ce mode de traitement. Peut-être cette impression changera-t-elle quand le savant professeur donnera, dans quelques mois, comme il se propose de le faire, des détails très complets sur l'histoire de ces malades et sur ceux qui ont fourni le sérum1.

La netteté et le côté positif qu'on aime à trouver dans de pareilles recherches font défaut, parce que nous ne savons encore rien sur la bactériologie de la syphilis. M. Pellizzari nous parle du microbe de cette infeclion, des toxines et des antitoxines comme de choses admises et incontestables. Il en résulte un langage thérapeutique auquel nous ne sommes pas accoutumés. Chez quatre de ses malades, M. Pellizzari, après la cure sérumthérapique, donna de fortes doses d'iodiure de potassium. « J'eus recours à ce médicament, dit-il, pour faire cesser tout de suite les phénomènes douloureux quand il me sembla nécessaire de favoriser l'élimination des toxines en excès- ». C'est ainsi qu'on s'exprimera peut-être plus tard; mais, pour le moment, n'est-ce pas prématuré?

\. Voici, en attendant, les considérations sur lesquelles s'est appuyé M. Celso Pellizzari pour imaginer sa méthode de traitement d'atténuation et de préservation. L'élude des diverses immunités y occupe la plus grande place : immunité des vieux syphilitiques contre une nouvelle infection; immunité des individus atteints depuis un jour seulement d'un syphilome primitif, contre l'implantation d'un second syphilome de même nature; immunité des enfants sains nés d'une mère syphilitique, non seulement contre la syphilis de leur mère, mais même contre celle de tout autre individu; immunité de la mère qui, sans aucune manifestation de syphilis pendant la grossesse, a engendré un enfant syphilitique qu'elle peut impunément allaiter sans craindre d'être infectée par lui ; enfin, différence de gravité que présente la syphilis chez les femmes enceintes, suivant qu'elle leur a été communiquée directement avant la grossesse ou indirectement parle fait de la conception.

M. Celso Pellizzari a tenu compte aussi du processus naturel de la maladie et spécialement de ses temps d'arrêt; de la cessation relativement plus rapide de faits de virulence chez les syphilitiques qui, pendant plusieurs mois de suite, ontété dans un état très grave d'intoxication, etc., etc. Voilà ce qui a fait admettre au savant syphiliographe de Florence non seulement l'existence de produits chimiques dérivant du virus (Syphilotoxines), mais aussi l'hypothèse d'une sorte d'antagonisme entre ces produits et le virus lui-même.

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