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PRINCIPALES INDICATIONS DE L'IODURE DE POTASSIUM

VIII. Jusqu'ici c'est principalement l'hydrargyre qui a servi de thème à nos considérations générales sur la stratégie thérapeutique delà syphilis. Nous n'avons encore rien dit de l'iodure. Et pourtant nous apprécions autant que qui que ce soit le rôle important qu'il joue dans la curation de la syphilis. Mais ce rôle est un peu effacé pendant les deux premières périodes de la maladie, qui prêtent beaucoup plus que la troisième à la discussion des méthodes de traitement.

Pour beaucoup de médecins et même de malades, l'iodure est un complément indispensable de la médication hydrargyrique.

Celte proposition est acceptable dans les cas où la maladie a des tendances au tertiarisme. Mais elle est loin d'être un axiome. Nous devons même convenir que les cas légers et moyens de nos syphilis n'exigent presque jamais l'administration systématique de ce précieux remède qui nous rend de si grands services aux étapes avancées de la maladie.

Il est très en vogue et il y a peu de personnes qui ne le demandent à leur médecin ou ne le prennent d'elles-mêmes, si on tarde à le leur donner. C'est pour elles le dépuratif par excellence. Dans bien des cas, on est presque obligé de le prescrire, sans qu'il y ait grande nécessité. Par contre, il y en a d'autres où on ne peut s'en passer. Je connais des malades qui s'en servent comme d'un aliment. Sans lui, disent-ils, la vie ne serait pas tenable et la syphilis reviendrait à tout moment les torturer.

Faisons la part des exagérations dans les deux sens. Elles ont, du reste, moins d'inconvénients qu'avec le mercure.

Pour l'iodure, comme pour ce dernier remède, il faut éviter l'accoutumance. Par conséquent, on ne doit pas l'administrer iruno façon continue, mais faire des cures intermittentes et successives d'iodure d'une durée moyenne de 4 ou 5 semaines, séparées par des intervalles plus ou moins éloignés, suivant les circonstances.

Je donne quelquefois l'iodure dans la syphilis primitive quand elle est ulcéreuse, et, au début de la période secondaire, quand l'explosion des accidents généralisés est précédée, accompagnée ou suivie de troubles constitutionnels. — J'en fais prendre aussi deux ou trois fois durant la première et la seconde année, dans les intervalles du traitement hydrargyrique, mais sans aucune systématisation pour son emploi, h moins d'indications formelles. Cesindications se précisent et se multiplient lorsque la période secondaire

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