‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 355 sur 610 · MAIS AUSSI DES LYMPH0-ADÉN0PATI11ES PRIMITIVES. 4.Ï · texte numérisé non relu

MAIS AUSSI DES LYMPH0-ADÉN0PATI11ES PRIMITIVES. 4.Ï

lades, il a excisé un chancre induré ; chez 3 autres, il a excisé à la fois le chancre et les ganglions engorgés avoisinants. Insuccès dans tous les cas. Aussi ce médecin s'est-il prononcé très nettement contre l'abortion de la syphilis par l'excision du chancre. [Wiener medicin. Blàtler, 1885 et 1886.)

Un autre médecin de Vienne, M. Kaposi, ne croit pas non plus à la possibilité de faire avorter la syphilis par l'excision '.

V. Quels sont les partisans de l'abortion et quelle est la valeur des faits sur lesquels repose leur conviction ? En première ligne, nous avions, chez nous, le docteur Diday.Sa conclusion sur ce sujet était aussi formelle que simple. D'après lui, « lorsque nous ne réussissons pas, c'est que l'éradication a été insuffisante ». — Très bien ; mais que faut-il faire pour qu'elle soit suffisante ? Est-il possible qu'elle soit jamais suffisante? — « Je connais un cas, dit M. Fournier, où, à propos d'un chancre périunguéal, on n'a pas reculé devant l'amputation de la phalangette. La syphilis n'en a pas moins suivi. » — Faudra-t-il pousser à l'excès les mutilations sur n'importe quelle partie du corps pour réaliser l'idéal de l'excision d'après Diday ?

On vient de voir qu'elles ne servent à rien, en dehors du foyer initial. — Près de lui, dans la sphère visible et tangible de son action morbide, on devra sans doute ne pas ménager les tissus et procéder à leur extirpation radicale, au-dessous et autour, bien au delà des limites apparentes de l'infection locale. Mais ces limites

1. Les entreprises opératoires contre la syphilis primitive qui vont au delà du chancre datent de 1891. C'est à cette époque que M. Vogt proposa de compléter l'exérèse par l'ablation des ganglions inguinaux. En 1892, M. Hardaway, se fondant sur la probabilité du processus infectieux à travers les voies lymphatiques, suggérait leur ablation comme une conséquence logique de l'exérèse. M. Bunim fut le plus hardi dans l'application de cette manière de voir. M. f.euf, en 1883, devint un des plus chauds partisans de ces mesures radicales. M. Neumann démontra expérimentalement leur inutilité.

Il est clair qu'une pareille pratique, outre les dangers qu'elle présente par elle-même, est tout à fait inutile et n'atteint pas son but, puisque l'invasion du virus s'effectue non seulement par les lymphatiques, niais aussi par tous les autres vaisseaux, partons les tissus qui entourent le chancre, etc. Ce vandalisme repose donc sur une erreur théorique.

J'en dirai autant du traitement préventif de la syphilis imaginé par Hronson. Ce médecin pense que nous pouvons faire rapidement disparaître la lésion initiale et prévenir f'iufeclion généralisée, au moyen d'injections hypodermiques mercurielles autour et au-dessous du noduie chancreux, dans la substance des ganglions lymphatiques, dans le territoire cutané dont les lymphatiques se rendent aux ganglions, etc. MM. Weistlog, Lipp et Lewiu ont été partisans (h; ce procédé. Inutile de dire qu'il n'a eu pour résultat que d'infliger des tortures aux patients, sans arrêter en quoi que ce soit, le processus fatal de l'infection syphilitique.

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