PANSEMENTS QUI CONVIENNENT A TOUTES LES VARIÉTÉS
délergées. Puis, quand les érosions et les ulcérations auront subi cette toilette thérapeutique préparatoire, on les pansera avec du colon hydrophile enduit de la pommade suivante :
If Vaseline boriquée 20 grammes.
Amidon 2 —
£a,?,me!-y- ! ââ 1 gramme.
Oxyde de zinc )
Voilà celle dont je me sers habituellement. Elle suffit pour tous les chancres érosifs.
Dans ceux qui tournent à l'ulcération ou qui sont primitivement ecthymateux et un peu rongeants, il vaudrait certainement mieux recourir à l'iodoforme. Mais cet excellent topique a contre lui son insupportable odeur qui le rend à peu près impossible dans la clientèle privée. Il n'en est pas de même dans les salles d'hôpital, et j'y ai fréquemment recours, soit en saupoudrant la surface de la lésion avec l'iodoforme porphyrisé, soit en pansant avec de l'ouate hydrophile enduite de la pommade suivante :
1£ Vaseline <
Lanoline ' ââ 10 grammes.
Iodoforme )
Un topique très bon, mais qui est loin cependant d'avoir l'efficacité de l'iodoforme, c'est l'aristol. On l'emploiera de la même façon que l'iodoforme, soit en poudre, soit en une pommade, où il entrera pour un tiers ou pour un quart.
Les moyens que je viens d'indiquer suffisent dans les neuf dixièmes des chancres syphilitiques, aujourd'hui surtout que les formes graves et compliquées sont moins communes qu'autrefois. Les chancres érythémateux, nains, éphémères ; les chancres papuleux, papulo-érosifs , papulo-luberculeux ; les chancres indurés proéminents ou bombés; ceux à érosion diffuse et comme érysipélatcuse, avec un ou plusieurs foyers d'induration el une large zone de sclérose irrégulière, n'exigent pas d'autre médication locale, pourvu toutefois qu'ils ne soient pas compliqués.
III. Dans les néoplasics scléro-gommeuscs d'un très gros volume, où l'érosion paraît peu de chose relativement à La masse sous-jacente, il faut s'abstenir, plus rigoureusement encore que pour les autres variétés, de recourir aux cautérisations. N'oubliez pas que toute irritation peut provoquer au sein du néoplasme une fonte nécrobiotique qui le convertit en une coque ulcéreuse. Le