DÉFINITION DÉVELOPPÉE DE LA SYPHILIS
surtout la plaque muqueuse qui en dérive y occupent, comme importance, la première place. Mais il y a aussi, tout à l'ait au début et après le chancre, une éruption érythémateuse très commune et presque inévitable, la roséole avec toutes ses variétés. — Cette période a une durée beaucoup moins calculable que la précédente. En général, ses lésions disparaissent, pour ne plus revenir, au bout de trois, quatre ou cinq ans et quelquefois beaucoup plus tôt. Très exceptionnellement elles se prolongent bien au delà.
Dans la période tertiaire, le tubercule, la gomme, les ulcérations d'emblée, les scléroses, lésions plus profondes et surtout plus dangereuses que les précédentes, qui sont superficielles et résolutives, donnent à la syphilis la physionomie d'une infection devenue définitivement permanente et constitutionnelle. Aussi sa durée n'a-t-elle pas de terme, comme celle des deux autres.
Cette période, habituellement tardive, devient quelquefois précoce, car la syphilis, dans les anomalies de son évolution, a beaucoup plus de tendance à avancer qu'à retarder. Il est plus ordinaire de voir le tertiarisme apparaître de bonne heure, que les accidents secondaires se perpétuer pendant des années.
La ligne de démarcation entre les deux dernières périodes est souvent fort difficile à établir. On croit que la virulence et la contagiosité qui existent au plus haut degré, non seulement dans le chancre, mais aussi dans les lésions sécrétantes de la période secondaire, disparaissent à la longue, et que le tertiarisme en est exempt. C'est possible, quand il s'agit d'accidents tertiaires très tardifs. Mais, en bonne pratique, on doit tenir pour contagieuses toutes les lésions qui surviennent pendant les huit ou dix premières années de la syphilis.
Cette règle s'applique aussi à la transmissibilité héréditaire, qui marche de pair avec la contagiosité.
Le mercure et l'iodurc de potassium sont les deux remèdes spécifiques de la syphilis. Ils exercent sur toutes ses manifestations une action curative et une action préventive. La première est incontestable et très supérieure à la seconde.
Quelle étrange fantaisie ou plutôt quelle amère ironie d'avoir donné à une maladie aussi redoutable le nom pastoral et mythologique de Syphilis I Pourquoi Fracasfor l'a-t-ii baptisée de la sorte? Il ne s'est pas donné la peine de nous le dire, et peut-être n'en savait-il rien lui-même. Depuis, on a vainement essayé de le deviner. Soumis à la torture des interprétations, I'1 mol <'sl resté