TRAITEMENT DES SYPIIILIDES CUTANÉES
Les formes érythémateuses superficielles et généralisées, telles que les roséoles rubéolique, maculeusc oupapuleuse, tendent à guérir spontanément. Il ne serait donc pas indispensable de recourir à un traitement énergique pour les faire disparaître. Mais nous devons les attaquer vigoureusement pour aller jusqu'à leur source diatbésique. La spontanéité curative est moins prononcée sur les muqueuses que sur la peau. Les plaques muqueuses contemporaines de la roséole ont beaucoup plus de ténacité qu'elle. N'est-ce pas parce qu'elles appartiennent à l'ordre papuleux? Or, les syphilides papuleuses sont souvent réfractaires et exigent toujours une médication mercurielle très énergique. Du reste, plus on avance dans la diatbèse et plus ses manifestations réclament l'emploi des spécifiques. Dans les formes ectbymateuses, tuberculeuses et gommeuses, ils sont impérieusement indiqués.
Roskole. — La roséole est la sypbilide érythémateuse typique. 11 n'en est aucune qui l'emporte sur elle parla précocité et par la fréquence. Elle est toujours la première en date et presque tous les syphilitiques en sont atteints. Ses deux variétés principales sontla roséole rubéolique et la roséole mucideuse . J'en ai admis aussi une troisième, la roséole populeuse. Wie résulte du mélange intime de la papule et de l'érythème qui se combinent pour ne plus former qu'un seul élément composite. Enfin, il y a des roséoles tardives ou roséoles de retour. Toutes ces variétés sont justiciables du mercure. L'iodurcde potassium n'a sur elles qu'une action très faible et même à peu près nulle. Il n'est pas nécessaire de recourir contre elles à des doses élevées d'hydrargyre ; 6 «à 9 centigrammes de protoiodure d'hydrargyre, ou bien 1 ou 2 centigrammes de sublimé suffisent habituellement. Je ne vois pas du tout la nécessité d'employer contre elles les frictions mercurielles, comme c'est l'usage en certains