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ET LE TERTIARISME QUI SURVIENT DANS LA PHASE SECONDAIRE

tant l'identité des lésions de ce tertiarisme avec les processus réellement gommeux des phases avancées de la diathèse. Ils prétendent qu'elles proviennent d'une infection mixte, résultant du mélange d'un autre poison septique avec le virus de la syphilis. Pour M. Hermann G. Klotz, ce tertiarisme précoce est le fait d'une transformation rapide du parasite primitif en un autre, sous l'influence de conditions inconnues. Tous deux travaillent en commun et accomplissent simultanément leur mauvaise besogne. C'est ce qui explique l'acuité du phagédénisme, la gangrène et toutes les complications si graves de ce tertiarisme précoce. C'est ce qui explique aussi comment il se fait qu'on voit quelquefois revenir des manifestations secondaires après les accidents tertiaires. Ne faut-il pas admettre la coexistence de deux micro-organismes différents pour se rendre compte de pareils bouleversements dans l'ordre évolutif, etc., etc.?... Laissons là, pour nous occuper des faits, ces théories inutiles qui ne reposent sur rien de positif.

Résumé pathologique. — La Syphilose cutanée se divise en deux groupes, le pus kilo -ulcéreux et le tuberculo-ulcéreux.

Les Sypliïloses cutanées à type pus tulo -ulcéreux comprennent trois variétés : Y impétigo, Yecthyma, le rupia.

Dans l'impétigo, il y a Yimpétigo bénin qui survient souvent dans la phase secondaire, et Yimpétigo malin, serpigineux ou impétigo rodens, vraiment tertiaire et qui a une grande affinité pour la face et le cuir chevelu.

De même, dans l'ecthyma nous trouvons un ecthyma bénin ou superficiel qui estime syphilodermie de transition, et un ecthyma profond, très tertiaire de date et de nature, qui détruit d'emblée la peau sans néoplasie préalable, suppure abondamment, se couvre d'une couche stratifiée, épaisse, verdâtre, ostréacée, et laisse une cicatrice déprimée, circulaire, mince, d'un blanc nacré et entourée d'une zone pigmentaire. Il peut se développer partout ; mais son siège de prédilection est la moitié supérieure des extrémités inférieures. Le phagédénisme s'empare Souvent cle lui.

Le rupia n'est qu'une variété de l'ecthyma, avec exagération de tous ses caractères et croûte ostréacée très noire. Il existe une grande analogie de formes, de chronologie, de processus entre l'impétigo, l'ecthyma et le rupia. L'ecthyma, qui tient le milieu entre l'impétigo et le rupia, représente le type des syphilodermies ulcéreuses d'emblée.

Les Syphiloses cutanées à type tuberculo-ulcéreux constituent la syphilose cutanée la plus variée et la plus importante. Elles ont une grande tendance au phagédénisme et envahissent les muqueuses aussi bien que la peau, contrairement aux syphilides à type ecthymateux, qui sont presque exclusivement cutanées. Le mot tubercule, en dermatologie syphilitique, est synonyme de gomme intradermique.

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Deux groupes dans les syphiloses luberculo- du gommo-ulcéreuses :

Syphilodermies tuberculeuses airophiques, qui détruisent la peau et les muqueuses, sans suppurer ni s'ulcérer. Elles sontmoinsgraves que celles qui résultent de tubercules qui s'ulcèrent. Aussi apparaissent-elles, en général, à une époque moins éloignée de l'accident primitif. Elles constituent un accident de transition et se combinent souvent avec les papules, etc., etc. Ce sont elles qui forment les éléphantiasis tuberculeux, les léontiasis atrophiques, etc.

Syphilodermies luberculo-ulcêreuses. 11 y a dans leur processus trois périodes : crudité, ramollissement, ulcération. Les caractères de l'ulcération consistent dans son agrandissement par zones concentriques, avec réparation cicatricielle dans le centre, son extension serpigineuse ou perforante, etc. Elles sont l'agent le plus ordinaire et le plus actif du pbagédénisme syphilitique. Il se forme, outre les tubercules isolés ou confluents, des nappes d'infiltration tuberculo-ulcéreuse extrêmement dangereuse, principalement sur les muqueuses, celles du voile du palais par exemple, du nez, du larynx, du rectum, des organes génitaux.

Les syphilodermies tuberculo-ulcéreuses se compliquent d'inflammation, d'érysipèle, de gangrène, etc. Elles aboutissent toujours à l'ulcération destructive.

Aujourd'hui, on attache moins d'importance qu'autrefois à diagnostiquer, à toutes les périodes d'une syphilose cutanée ulcéreuse, son élément générateur : ulcération d'emblée ou ulcération précédée de tubercules. Ce diagnostic est souvent impossible et même inutile. Il importe très peu, en effet, au point de vue du traitement, qu'une syphilide qui ronge ait commencé par un ecthyma ou par une gomme intradermique.

Traitement. — I. Quelles que soient les variétés, les formes, l'étendue, les tendances de la syphilose cutanée, son traitement est à peu près le môme dans tous les cas. — A l'intérieur, mercure et iodure, iodure surtout. Le mercure est peut-être plus particulièrement indiqué dans les syphilodermies impéligincuses et ecthymateuses. Dans les syphilodermies tuberculo-gommo-ulcéreuses, l'iodure est le spécifique par excellence. Plus le processus des lésions est phagédénique, plus il faut être large dans l'administration de l'iodure. On donnera donc ce sel, à la dose de 5 à 6 grammes et même plus, dans les syphilodermies ecthymateuses profondes et dans toutes les variétés de la syphilose cutanée tuberculeuse, principalement dans la syphilose tuberculo-ulcéreuse. Son association au mercure fournit de bons résultats dans les formes bénignes et superficielles, telles que l'impétigo et l'ccLhyma do transition, les syphilides tuberculeuses atrophiques et discrètes. Les préparations hydrargyriques, même à faible dose, sont généralement oontre-indiquées par la débilité, la détérioration des forces organiques, et, à plus forte

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