‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 447 sur 610 · RÉSUMÉ PATHOLOGIQUE ET TRAITEMENT · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ PATHOLOGIQUE ET TRAITEMENT

externes de la génération chez l'homme et chez la femme mérite une description particulière et trouve sa place ici. Elle est beaucoup plus fréquente qu'on ne le croit (le 37° environ des cas de tertiarisme). Je pourrais, comme je l'ai fait dans mon ouvrage sur la Syphilis tertiaire, la comprendre dans lasyphilose de tout l'appareil génito-urinaire. J'aime mieux l'en détacher, car elle se rattache surtout à ce qui précède et forme un groupe très original, fort intéressant à étudier et extrêmement utile à connaître.

Résumé pathologique . — La syphilis tertiaire attaque les organes génito-urinaires sur trois points principaux qui sont : dans les deux sexes, le tissu hypodermique de l'appareil externe et les reins ; chez l'homme, le testicule. — Entre les trois foyers de la syphilose génitourinaire il n'existe aucune solidarité. Pourtant elles ne sont pas incompatibles ; mais leur simultanéité, qui est fort rare, résulte d'un simple effet du hasard.

Il arrive très souvent que cette syphilose se produit seule, à une époque souvent fort reculée, et comme une affection qui n'a sa raison d'être qu'en elle-même, qui ne se rattache à rien de ce qui la précède et de ce qui la suit.

Ce qu'il y a de plus extraordinaire, c'est la similitude complète qui existe souvent entre les lésions ulcéro-gommeuses des organes génitaux dans les deux sexes et les nombreuses variétés du néoplasme primitif. Elle est devenue la source de nombreuses erreurs de doctrine et de pratique; c'est a elle qu'il faut attribuer les cas qu'on a donnés et qu'on donne encore comme des exemples authentiques des réinfections syphilitiques.

Si nombreux, si considérables que soient les foyers tertiaires génitaux dermo-hypodermiques, ils ne poussent aucune irradiation vers le système lymphatique. C'est ce qui les distingue de l'accident primitif. Maintes fois, l'absence de toute adénopathie inguinale est la seule circonstance qui nous permette d'affirmer qu'il n'y a point d'infection récente, et que les lésions génitales pseudo-chancreuses ne sont, en réalité, que des manifestations isolées et circonscrites du tertiarisme.

La syphilose dermo-hypodermique des organes génitaux présente, comme les syphilides de cette période, deux types qui sont : le type pustulo-ulcéreux et le type tuberculo-gommeux '.

Les complications dans les deux sexes sont l'inflammation, l'érythème, l'érysipèle, la gangrène cl surtout le phagédénisme. Quand on ne connaît pas les effets si étranges et si variés du tertiarisme sur les organes génitaux, on est toujours tenté de croire que ce n'est point le résultat d'une

I. Dans mon ouvrage sur la Syphilis tertiaire et sur la Syphilis héréditaire, j'ai fait une étude complète de la syphilose génitale dermo-hypodermique. J'ai rapporté un grand nombre de cas qui représentent, je crois, îoules les variétés que peut donner le tertiarisme quand il se localise' sur les organes génitaux chez l'homme et chez la femme. J'y renvoie le lecteur (voy. pp. 115-36).

Voyez aussi, dans cet ouvrage, les pages 197, 203, sur la syphilose ph&gédénique de la région inguinale.

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