‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 448 sur 610 · DE LA SYPHYLOSE GÉNITO-URINÂIRE DERMIQUE ET HYPODERMIQUE · texte numérisé non relu

DE LA SYPHYLOSE GÉNITO-URINÂIRE DERMIQUE ET HYPODERMIQUE

ancienne infection, maisbien plutôt le commencement d'une nouvelle, ou une conséquence directe de la contamination chancrelleuse ou syphilitique.

Il résulterait de cette erreur de diagnostic une fausse direction dans le traitement. La plus grave consisterait à poursuivre la destruction des pseudo-chancrelles ou des pseudo-chancres ulcéreux et phagédéniques par des cautérisations énergiques. Cette pratique donnerait des résultats déplorables.

Traitement. — Là, comme dans toutes les affections qui relèvent du tertiarisme, le traitement spécifique interne est absolument indiqué. C'est lui qui fait, à peu de chose près, tous les frais de la guérison. Les deux spécifiques doivent être employés simultanément contre toules ces syphiloses, quelles que soient leur forme et leur date dans l'évolution de la diathèse. Mais les proportions de ces deux médicaments varieront suivant toutes les circonstances de type, d'âge, de procossus, d'étendue, etc. Dans les syphiloses génitales précoces, on insistera un peu plus sur les mercuriaux que dans les syphiloses tardives. Celles-ci pourront même être combattues uniquement par l'iodure de potassium.

Il n'y a donc pas de différence essentielle entre le traitement de la syphilis primitive et celui des pseudo-chancres génitaux tertiaires. Sauf, pourtant, la nécessité indiscutable, clans les syphiloses génitales, de toujours recourir au traitement et de le pousser vigoureusement, surtout quand l'affection devient phagédénique.

Le traitement local trouve dans la syphilose génitale de nombreuses indications ; mais elles sont toujours de second ordre. — Avant d'en venir aux topiques modificateurs, on fera disparaître par un traitement approprié, tout à la fois émollient et calmant, les complications inflammatoires qui auraient pu survenir. C'est alors seulement, et lorsque la syphilose est bien dégagée de tout ce qui l'entravait, qu'on prescrira des pansements, deux ou trois fois par jour, avec les divers topiques qu'on a coutume d'employer en pareil cas. Ceux que je préfère sont l'iodoforme et les pommades au calomel et à l'oxyde de zinc. Si le premier n'avait pas contre lui son odeur, il serait toujours indiqué. On pourra le remplacer par l'anstol ou par le salol que son agréable et discret parfum indique surtout chez les femmes. Quant aux badigeonnages avec des solutions iodées et iodurées, delà teinture d'iode, des solutions de nitrate d'argent, etc., etc., je n'en suis pas partisan. Les liquides détersifs les plus utiles sont l'alcool camphré et le vin aromatique coupés d'eau par moitié, les solutions de borax ou d'acide borique, cl

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