SYPHILIS VISCÉRALE
Est-il besoin de dire qu'une pareille division n'a rien de sérieux, et qu'elle n'implique aucune différence de nature dans le mode tertiaire? C'est une distinction topographique, voilà tout. Nous sommes loin des idées de Hunter, qui supposait, fort gratuitement, que les parties du corps les plus superficielles et les plus exposées à l'air sont beaucoup plus aptes que les autres à concevoir l'action syphilitique secondaire et tertiaire. S'il en était ainsi, le poumon, cette éponge qui s'imbibe d'air sans cesse expulsé et renouvelé, devrait être beaucoup plus souvent infecté et lésé que la peau, les muscles et les os. Les pneumosyphiloses ne sont-elles pas, au contraire, une des plus rares déterminations de la syphilis sur les viscères?
L'histoire de la Syphilis viscérale est toute moderne et d'une importance capitale. Aussi serai-je obligé de lui accorder une place considérable.