‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 484 sur 610 · IMPORTANCE ET GRAVITÉ DES CHOROIDOSYPHILOSES · texte numérisé non relu

IMPORTANCE ET GRAVITÉ DES CHOROIDOSYPHILOSES

des frictions mercuriellcs pendant dos semaines et des mois, ou bien avec des injections hypodermiques de sels solubles ou insolubles. Celles de cyanure de mercure ont une grande faveur, comme on le verra plus loin. Les injections mercurielles sous-conjonctivales sont contre-indiquées dans toutes les iritis, pour peu qu'elles soient inflammatoires. Elles ne trouveraient leur opportunité que dans les formes les plus invétérées, surtout si elles étaient compliquées, ce qui n'est pas rare, de lésions des parties profondes.

11 arrive quelquefois que la pupille reste dilatée après la guérison des phénomènes inflammatoires, parce qu'il s'est formé dans cette position des synéchies que ne peut rompre la contractilité du diaphragme irien. En pareil cas, on lui viendra en aide au moyen de l'ésérinc qui produit un effet opposé à l'atropine, c'est-à-dire qui resserre la pupille. Pour déchirer les synéchies, on instillera, une ou deux fois par jour, entre les paupières de l'œil malade, 2 ou 3 gouttes d'une solution d'ésérine (extrait de la lève du Calabar) : Salicylate d'ésérine, de 0,01 à 0,05 cent. ; eau distillée, 10 gr. Mais il ne faut s'en servir que quand l'iritis est en résolution et franchement sortie de l'état aigu, car ce médicament pourrait augmenter la phlogose de l'iris et favoriser le dépôt d'exsudats plastiques brunâtres au centre de la capsule cristalline. En général, il est beaucoup plus indiqué de dilater la pupille que de la resserrer.

Dans les iritis purement inflammatoires et plastiques, on peut se passer de l'iodurc. Mais il faudrait y avoir recours si on voyait dans l'iris des taches et des saillies jaunâtres indiquant la présence de petites tumeurs tubcrculo-gommcuses. En pai'eil cas, je donne, à haute dose, une solution de biiodure ioduré (2 ou 3 cuillerées à bouche par jour).

L'iodure est surtout indiqué clans la forme gommeuse et dans les cyclites syphilomateuses. .

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