DANS LE TRAITEMENT DES 0PHTALM0SYPH1L0SES
les porte directement sur elles. En imbibant, par exemple, jusqu'à saturation une gomme avec du mercure et de l'iodure, jamais on n'en obtiendra la résolution aussi vite qu'en soumettant le malade qui en est atteint à un traitement interne ioduro-mercuriel. Et quels inconvénients, quels dangers n'aurait pas pour la tumeur ce traitement topique? Combien plus grands ne doivent-ils pas être pour un organe aussi délicat que l'œil !
Aussi la méthode des injections sous-conjonctivales aura-t-elle de la peine à devenir classique. Elle a déjà soulevé contre elle de puissantes protestations en France, en Allemagne et ailleurs. C'est une méthode de traitement détestable, d'après le docteur Galezowski. Outre que son effet curatif est à peu près nul, l'irritation qui en résulte pour l'œil malade (conjonctivite, chémosis , œdème, congestion périglobulaire, douleurs intraorbitaires, etc.) est si grande, que très souvent le trouble visuel augmente considérablement, et qu'après quelques injections sous-conjonctivales de sublimé ou de peptonate de mercure, on est obligé d'y renoncer.
Celte méthode Lopique a donné, dit-on, des résultats surprenants dans les iiïdochoroïdites, les rétinites, les névrites, etc., et, en général, dans les affections profondes et obscures de l'œil où la syphilis, le rhumatisme et autres diathèses semblent se donner rendez- vous, sans qu'il soit toujours possible de démêler l'influence morbigône prédominante.
Il n'en est pas ainsi pour l'iritis syphilitique aiguë et violente. Là elles sont formellement contre-indiquées. Le sublimé ou le cyanure, dans tous les cas où il existe, parle fait d'un processus inflammatoire intense, un embarras circulatoire, sont difficilement absorbés par les voies lymphatiques obstruées, et ils jouent alors le rôle d'un corps irritant, plus nuisible qu'utile, qui peut devenir dangereux par les vives douleurs et le chémosis intense qu'il produit. — 11 faut s'abstenir aussi dos injections mercuriellcs sous-conjonctivales, non seulement clans les iritis syphilitiques, mais aussi dans les affections inflammatoires du cercle ciliaire, quelle que soit leur cause diathésique ou locale.