‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 508 sur 610 · TRAITEMENT DES LABIOPATHIES SYPHILITIQUES · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DES LABIOPATHIES SYPHILITIQUES

est comme un corps étranger qui se décompose avec quelque fracas, mais qui s'élimine et disparaît sans laisser grandes traces. Le syphilome diffus s'empare plus intimement des tissus sains pour les transformer ou les détruire un à un, etc.

Traitement. — Iodure à haute dose, biiodure ioduré, onctions avec l'onguent napolitain sur les points non ulcérés de la néoplasie labiale, lavages émollients et antiseptiques sur ceux qui sont entamés, badigeonnâmes modérés avec de la teinture d'iode, hygiène de la bouche, etc., etc. Tels sont les différents moyens qu'on emploiera pour combattre le syphilome labial, sans grand succès s'il est ancien et diffus, sans grand espoir, en général, de prévenir et d'arrêter ses incessantes récidives, alors même qu'on serait parvenu à guérir complètement sa première attaque.

Parmi les moyens locaux, il y en a un auquel j'ai recours dans les cas d'hypertrophies scléro-gommeuses invétérées, et qui produit parfois une grande amélioration en peu de temps : c'est la cautérisation avec le thermocautère. On la pratiquera, à des intervalles de 8 ou 10 jours, sur les points les plus saillants de l'hypertropbie, c'est-à-dire sur ses mamelons, ses bandes, ses plateaux, et on la fera sous forme linéaire ou ponctuée, suivant la configuration si variable des parties infiltrées. Malheureusement, les bons résultats ne sont que temporaires, et de nouvelles poussées viennent presque toujours les effacer et remettre les lésions au point où elles en étaient avant cette tentative de modification locale. Enfin il arrive un moment où tout traitement général ou topique devient inutile, c'est quand la dégénérescence fibreuse et cicatricielle est un fait accompli.

GLOSSOPATHIES SYPHILITIQUES TERTIAIRES

La langue est le rendez-vous d'un grand nombre d'actions morbides, très différentes de nature et qui, cependant, produisent sur cet organe des désordres à peu près semblables. Ici, comme pour beaucoup d'autres organes, l'action curative du mercure permit autrefois d'établir, bien avant l'analyse clinique, une différence profonde entre les glossopalbies qu'on faisait provenir d'une source commune. On constata que certains ulcères de la langue, réputés incurables, pouvaient être guéris par l'hydrargyre. Dans la syphilose du Iîi cavité buccale, les affections tertiaires de la langue occupent incomparablement la première place. Elles sont 5 ou 6 fois plus considérables chez l'homme que chez la femme.

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