‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 559 sur 610 · UTILITÉ D'AVOIR UN GRAND CROIS DK NOURRICES BYPHILITIQUES · texte numérisé non relu

UTILITÉ D'AVOIR UN GRAND CROIS DK NOURRICES BYPHILITIQUES

Assistés? Ce serait une mesure grave et sur laquelle on n'est pas d'accord. Pourquoi ne pas ajourner tout au moins cet allaitement par une femme saine jusqu'à la date où apparaissent habituellement, chez les enfants, les manifestations hérédo-syphilitiques, jusqu'au 4" ou 5e mois de la vie, par exemple?

Mais comment les nourrir jusque-là? S'il était absolument prouvé qu'ils sont hérédo-syphilitiques, rien ne vaudrait pour eux une nourrice actuellement syphilitique ou l'ayant été. Il esl vrai que. s'ilne l'étaient pas, une pareille nourrice serait dangereuse pour eux. à moins que son infection ne remonlâtà5ou 6ans aumoins. Nuldoule, en tout cas, qu'il ne fût fort avantageux pour le public et pour les hôpitaux d'avoir toujours à volonté de pareilles nourrices. Un devrait en recruter partout, leur offrir des primes, leur donner une haute idée de leur mission salutaire, et surtout les rétribuer en raison des grands services qu'elles peuvent rendre. La clientèle ne leur manquerait pas, surtout si elles étaient triées sur le volet, c'est-à-dire bien portantes, plantureuses et dûment immunisées par une infection ancienne qui ne donnerait plus lieu à aucune manifestation. L'allaitement d'un héréclo-syphililique par de pareilles nourrices ne serait-il pas l'idéal? Comment se fait-il que, dans la ville de Paris, aucun bureau n'ait tenté de réunir une pareille élite? L'Assistance publique ne manque pas de garder, quand elle le peut, les nourrices syphilitiques qu'elle trouve à Lourcine ou ailleurs. Il y en a toujours quelques-unes aux Enfants-Assistés qui allaitent les enfants de la nourricerie. Jusqu'ici il a été difficile d'en collectionner un grand nombre. Mais peut-être afflueront-elles quanti elles auront la certitude d'avoir une excellente place là et au syphilicome de Chàtillon.Et quand l'Assistance publique en possédera plus qu'il ne lui en faut, ne pourra-l-elle pas en céder aux familles dans l'embarras, qui ne savent où dénicher ce! oiseau rare ?

Y. Pour suppléer à la pénurie de pareilles nourrices, on a recours à l'allaitement par les animaux. La chèvre a la réputation d'être excellente nourrice, l'ânesse aussi. M. Sevestre croit qu'on ne trouverait peut-être pas assez d'ànesses pour alimenter chaque année 2 500 nourrissons aux Enfants-Assistés, et il fait remarquer qu'à cet hôpital il n'y a pas plus de une ou deux nourrices contaminées par an.

La question de l'allaifemeiil «les hérédn-syphililiques par les

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