CONTAGION SYPHILITIQUE PAR US MORSURES
t'ait avec les doux usages de la vie intime enlre parents, frères, sœurs, enfants, clc. Et celle permission on ne la leur accorderait môme pas, pour pou que leurs lèvres fussent excoriées, et, à plus forle raison, si elles étaient le siège de quelque lésion suspecté; En faisant bien pénétrer dans l'esprit de nos clients la nécessité de surveiller et de contrôler avec la plus sévère rigueur tous les actes plus ou moins intimes qu'entraînent les liens de parenté et qui sont souvent d'autant plus dangereux qu'ils s'accomplissent presque inconsciemment, je suis convaincu qu'on évitera bien des catastrophes. — Ces conseils constituent une excellente prophylaxie.
III. Si les baisers et les caresses sont dangereux, des actes toul opposés, comme les morsures, les rixes, les pugilats, ne le sont pas moins. J'ai observé des cas nombreux de contamination syphilitique par des morsures, une, entre autres, qui fut faite à l'annulaire d'un sergent de ville par un malade que j'avais, quelques mois auparavant, soigné dans mon service pour des chancres infectants, et qui était sorti malgré moi avant d'être guéri. Celui qu'il communiqua par sa morsure fut des plus graves, car au-dessous de la néoplasie il y eut sur la phalangette une périostose et une exostose. etc. La syphilis consécutive fut aussi très sérieuse.