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TECHNIQUE DES FRICTIONS MERCURIELLES

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III. Je fais pratiquer les frictions le soir, au moment de se mettre au lit. Le lendemain, au bout de sept ou huit heures, on enlève le pansement, on essuie la peau et on la savonne à l'eau chaude, de façon à la rendre nette, blanche et sans cette teinte particulière à l'onguent gris, qui est très tenace et persisterait indéfiniment, si on ne l'effaçait pas au moyen de lavages appropriés. On saupoudre ensuite avec de la poudre de riz pure ou de la fleur d'amidon, après avoir préalablement étalé une couche de vaseline blanche s'il s'est produit un peu d'irritation. — Bain d'amidon ou de son deux ou trois fois par semaine.

Cette façon de procéder, exacte et rigoureuse, est indispensable dans les premiers jours, car il faut se tenir sur ses gardes et tâter prudemment la susceptibilité du sujet. Si, au bout d'un septénaire, il n'est survenu aucun effet toxique, on n'a pas besoin d'apporter dans l'opération autant de ménagements. Néanmoins, on fera bien de ne point perdre de vue les malades et de prévenir ou de corriger leur négligence.

Face interne et postérieure des mollets, région du genou en arrière et en dedans, toute la face interne des cuisses, jusqu'à quelques centimètres au-dessous du pli de l'aine, les flancs, la région sus-ombilicale de l'abdomen, toutes les parties latérales de la poitrine, la région interne des membres supérieurs, depuis le poignet jusqu'aux aisselles exclusivement : tels sont les points du corps les plus propres aux frictions mercurielles '.

Leur nombre, de même que leur étendue, variera beaucoup, suivant les cas. — Avec une friction journalière, la cure sera généralement de trois ou quatre semaines. Quelquefois il faut l'interrompre, si les effets toxiques se montrent, fussent-ils très légers, et s'ils l'emportent sur les effets thérapeutiques.

Tel est le procédé de fricLionnement le plus simple, le plus pratique et le plus inoffensif. Il serait peut-être insuffisant s'il était

1. On peut laisser une grande latitude aux malades pour le choix des endroits cutanés qui se prêtent le mieux aux frictions hydrargyriques. On leur recommandera de les varier. — La partie latérale du thorax offre une grande surface glabre, en dessous des aisselles, jusqu'à la crête iliaque. Elle se prête très bien tà La pratique des frictions et lui fournit un champ excellent. Mais les malades ne peuvent peut-être pas les faire eux-mêmes aussi commodément dans cette région que sur d'autres, ni bander ensuite le thorax avec facilité. Et puis, il faut qu'ils se dépouillent de leur chemise, de leur Uanelle, etc. Aussi je conseille, de préférence, la face interne des jambes, des cuisses principalement et des membres supérieurs. En ces points, la friction est aisée, le bandage aussi, et surtout le lavage du lendemain avec du savon, pour maintenir la peau nette, élans l'intervalle des frictions.

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