E. GAUCHER
Le but de ce travail est simplement d^xposer et de formuler li
ment de la sypiiilis tel que je le pratique dans mon service hospil
dans ma clientèle, sans entrer dans aucun délai! liislorique, sans
^.d* critique des autres méthodes thérapeutiques, sans même citer 1'
p t des auteurs, si éminents et si compétents qu'ils soient en ta matière
,— w, Je décline donc, d'avance, le reproche d'être incomplet. Le lee.
gie, ■■ bien précenii que ce ne sont pas tous les modes de traitement de la
„ p»; qu'il trouvera dans cet opusmle, 7nais seulement le traitement que j
J et que je conseille, parce qu'il m'a donné de bons résultats.
Il y a trois périodes dans l'évolution de la syphilis : i ° La période primaire, constituée par l'accident initial ou le cha 2" La période secondaire, caractéi'isêe par des lésions généralisée y/Ja 3" La période tertiaire, caractérisée par des lésions localisées.
Ces lésions peuvent d'ailleurs être les mêmes, morphologique anatomiquement, à ces deux périodes. Relativement aux manife cutanées, on observe des érythèmes, des papules, des tubercules, ( - tules et même des gommes, aussi bien à la période secondaire
(^ ' période tertiaire; mais, dans la période secondaire, ces lésions so:
ralisées; dans la période tertiaire, elles sont localisées. Ko* ; Les lésions viscérales peuvent exister également aux deux p'
aussi bien que les lésions vasculaires et les accidents nerveux.
Bien que le traitement général de la syphilis diffère peu pendant durée de son évolution, il y a cependant des indications spéciales à
L'czuvBE MÉDico-CBIBUMiCAL, 11- li (férrisr 1899). '^ 38
uncnllociil cstéjïalemefiIfliflefeQlsHoo la forme, le sienne-
la localisation des manifestaliODs E|péfiât|ues. II i a tioo4 Kcr séparémeni -le Iraltenfént <le Varâdeat inilial oa tlu
la période secondaire et celui de la périole lertaire.
in
TRAITEMERT DIT CHAVCBE
ut siéger aux organes génilaux, c'e«l le tas le plus frê~ gep sur la peau ; il peut siéger sur les muqueuses expo- ', particulièrement sur les lèvres, sur la langue, dans la
très variable d'importance, d'étendue et de durée. G>mme, is, il ne détermine aucune douleur, s'il est de dimension : dans un repli muqueui peu accessible à la vue. particu- I femme, il peut passer facilemeul inaperçu: c'est ce qui ence des syphilis ignorées. Hais, bien qu'on ne l'ail pas vu a pas moins toujours existé. Il y a toujours un chancre à syphilis, mais ce chancre peut {niérir seul, facilement el ment.
stiitucls, quand, le chancre constitue une lésion visible et ment local (Uiïêre selon le siège de l'accident primitif; il 1 son étendue; il peut présenter cnlin des indications Ibêialcs, d'après les complications qui viennent modifier sa
générale et quel que soit le siège du chancre, la caulériest tout à fait inutile el ne peut arrêter l'évolution de la lutérisation n'est même pas utile le plus souvent pour la ision. Elle ne peut être juslifiée que pour diminuer dans lire les chances île la contagion.
ion (lu chancre n'a aucune action sur l'évolution fatale de ision de ce chancre, quand il siège sur une région où )asUile, n'a pas plus d'efficacité, même quand celle cxci- : Hiir la lé.ston louLà fait à son début. C'csl, en eiïet, utic croire que c'est du chancre que dérive l'infection syphilicliîHicro .se développe, l'organisme est déjà tout entier ift qu'on compare quelquefois la syphilis à la tuberculose. [iBut être locale et rester longtemps et même toujours s, au contraire, est générale d'emblée. La tuberculose agit cnl jKir son liacille, accessoirement seulement par ses ilis, au contraire, dont j'admets parfaitement la nature que son parasite ne soit pas connu, est une intoxication l'une infection; comme toutes les inloxicalions, elle imeexiHte, loules les humeurs et tous les tissus de l'organisme.
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[489j TRAITEMENT DU CHANCRE 3
Il n'y a donc pas lieu de tenter la destruction du chancre ou son ablation. Il faut seulement, par des topiques modificateurs et antiseptiques; favoriser et activer la guérison de la lésion. Ce traitement local diffère suivant le siège de l'accident primitif.
a. ^ TRAITEMENT LOCAL
Le chancre des organes génitauxet de la p^aù doit être traité par Tapplicatiori de poudre d'iodoforme, par des lavages avec la solution de sublimé à l/lOOÔ.
On emploie aussi quelquefois avec avantage la poudre de calomel ou la pommade au calomel à 1/10. Le caloniel est un bon agent cicatrisant du chancre, mais il a un inconvénient : dans les ulcérations de nature douteuse, quand le diagnostic de chancre syphilitique resté encore en suspens, l'application du calomel peut êtrô une cause d'erreur, car elle provoque souvent l'induration artificielle de l'ulcération. Il ne faut donc employer le calomel que lorsque la nature syphilitique du chancre est indubitable.
Dans certains cas, la réaction inflammatoire déterminée par l'ulcération chancreùse est assez vive pour nécessiter l'application de compresses humides, émôllientés, sur là région affectée.
Dans d'atitres circonstances, le chancre est le siège d'une complication
grave^ qui est beaucoup plus fréquente dans le chancre mou que dans le
chancre syphilitique, mais qui existe aussi dans celui-ci, c'est le phagédé'
nisme. Cette complication, due très vraisemblablement à une infection
secondaire, exigé un traitement local un peu particulier.
On a préconisé bien des moyens de traiter le chancre phagédénique.
d ^- Celui qui^ m'a semblé le mieux réussir consiste à déterger très soigneuse-
•;«>ii w - jj^gjj^ rulcéi'ation au moyen de lavages fréquents avec une solution faible de
Gt poc^ chlorure de zinc, à saupoudrer cette tilcératîôh avec de l'iodoforme et,
auer»^ enfin, à la recouvrir en permanence avec un tampon d'ouate hydrophile
• ou, mieux, une compresse dé gaze aseptique', imbibés de solutioh de chlo-
I fatole pure de zinc à 1/1000. Les bains généraux prolongés, conseillés par
réaoD" M. Fournier, constituent un très, bon adjuvant du traitement précédent.
eette ^^^ Quelquefois aussi, il est utile de cautériser les bords de l'ulcération chan-
etkl ^ creuse avec une solution de nitrate d'argent au vingtième, pour arrêter
onsyp'*'^ l'extension du phagédéhismc.
oui enlK Qhez les individus dont l'orifice préputîal est étroit, un chancre du sillon
iberculo^ balano-prèf)ulial ou dé la face interne du prépuce peut déterminer un phie toujoi' mosis. On ne peut alôi^à vofir ni panser directement le chancre, dont la pré- •culos^^ ^enCé. se révèle seulement par l'œdème du prépuce et l'induration des jjt par ^ tissus, appréciable à la palpation, Le traitement, dans ce cas, se borne [ la n# nécessairement à faire dé fréquentes injections antiseptiques entre le préntoxi<^^^'^ puce et le gland, avec de l'eau boriquée ou avec une solution faible de Q§ ell^^ résôrciné. '. :
'orgâflisi'^^ Le chancre du méat urinaire et du canal de furèthre est parfois accom-
RAITEHENT. DE LA SYPHILIS n assez abondante; il peut ëtn nt qui lui convient le mieux
doit ôlrc pansé avec des mècl )duites dans l'orifice anal. Ce i ir conséquent assez doiiloure ou de suppositoires calmants,
lu chancre t/w col utérin demi !st le topique dont il faut se »
c reste appliquée sur le col, il on d'ouate. Des injections ant:
lires pour favoriser la cicati'is
larines, l'iodoformc ne peut et vir (le la pommade an calomel s doit 6tre également traité iges fréquents avec une solu icération avec un morceau de f gue, de la cavité buccale et c jquents et des gargarisjnes avec
m avec une solution de sublim< , ,
; cautériser l'ulcération avec une solution de nitrafe lire des attouchements fréquents avec la teinture '.héro'ide. des amygdales demande surtout un Iraitc- 'esl dans cette forme que les gargarismes détersifs [ues trouvent principalement leur indication.