‹ Traitement de la syphilisChapitre 3 sur 7 · TRAITEMENT GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

TRAITEMENT GÉNÉRAL

tcmenl local du chancre induré dans ses diffécettc période primaire, dès le début de l'accident ailement local un traitement général, le traitement cslion est résolue différemment par les sjphilio-

I convient de ne donner le traitemcnl spécifique !s accidents secondaires; les autres, au contraire, rcscrire ce traitement. Cette dernière opinion me ire suivie. Lorsque le diagnostic est bien établi, [que du chancre ne fait aucun doute, il y a avan- ;ation spécifique le plus tôt possible. Cette médica- !st vrai, les accidents secondaires de se produire, les atténuer.

ent hâtif de l'infection syphilitique une objection, tmaturément l'organisme par le médicament spéci-

flque, on risque de voir se produire l'intoléfance en pleine période secondaire et d'être obligé de suspendre le traitement au moment où il serait le plus utile. Cette objection a sa valeur ; mais, en fait, il faut reconnaître que l'intolérance est exceptionnelle et que, dans la généralité des cas, le traitement spécifique, quand son usage est accompagné des précautions nécessaires, peut être supporté pendant un temps très long, sans qu'on soit obligé de suspendre son emploi. • - , .

Le traitement général de la syphilis ne diffère pas, d'ailleurs, à la période

primaire et à la période secondaire. C'est là voie stomacale qu'il faut choisir

habituellement pour l'administration du médicament; la voie sous-cutanée

I n'est indiquée que dans des cas spéciaux et d'une gravité exceptionnelle.

de

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a. — TRAITEMENT GÉNÉRAL

Ce traitement général, qui est le môme, encore une fois, à la période secondaire et à la période primaire, ne comprend qu'un médicament efficace, c'est le mercure. Je n'ai pas l'intention d'étudier l'action du mercure sur l'organisme en général ni sur le virus syphilitique en particulier. C'est une question encore très obscure et qui comporte beaucoup d'hypothèses. En admettant la nature infectieuse et parasitaire non prouvée de.la syphilis, il est vraisemblable que le mercure agit comme parasiticide. D'autre part, le mercure est un poison violent pour l'économie et toute la thérapeutique de la syphilis consiste à graduer la dose du médicament de façon à combattre efficacement le virus syphilitique, sans porter atteinte à l'organisme malade. Voilà tout ce qu'il importe de retenir, pour le praticien, des travaux théoriques qui ont été publiés sur la médication mercurielle.

Conformément au principe précédent, qui n'est que l'expression de l'ancien adage médical : primo non nocere, avant de prescrire le mercure, il faut s'assurer que l'organisme peut le supporter et est capable de l'éliminer; Il faut d'abord analyser l'urine, rechercher la présence de l'albumine, doser les matériaux solides, se rendre compte, en un mot, de la perméabilité rénale. Particulièrement chez les vieillards, chez lesquels, même en ^V l'absence d'albumine, cette perméabilité est souvent insuffisante, il faut

prescrire le mercure avec beaucoup de prudence. A plus forte raison, s'il existe de l'albumine, le mercure ne doit être donné qu'à très faibles doses, progressivement croissantes, en en surveillant les effets et en se tenant i^^'* prêt à suspendre la médication si les gencives deviennent douloureuses, si

Ji^^ la salivation apparaît ou si l'albuminurie augmente. -

I*' ^ Même en l'absence d'altération rénale appréciable, il faut savoir que cer-

tains malades ne peuvent supporter le mercure. Chez quelques-uns, c'est # une simple intolérance stomacale ou intestinale à laquelle on -peut obvier

$ 7RAITEXE5T DE LA SYPHILIS 'k92Z

en nAmimninni le mercure par une autre voie que la voie gastrique, en le (fT^.'^rivarit en frictions ou en injeetionj^ sous-cutanées. Mais, chez d'autres, e#;tt^ inloléranee e.^t atisolue quelle que soit la voie d'introduction du mereitre dan^^ Tonranisme* I>.'s frictions et les injections déterminent chez eux. rapidement des vomissements, de la diarrhée, du gonflement de la langue et des gencives, de la salivation, aussi bien que les préparations mereu-. rielles a/lministrées par la bouche.

Pour expliquer cetl^i susc^'ptibilité particulière de certains sujets, on invoijue tidiùnyncranie^ en se payant d'un mot qui n'explique rien du tout. En réalité, la cause de cette susceptibilité est complètement inconnue. Parfois, VïuUAérsLWX pour le mercure se manifeste par d'autres phénomènes, par des éruptions eczématiformes ou érythéraateuses, tantôt localisées, tantôt généralisées, réunies sous la dénomination générale d'hydrargyrie. Chez quelques malades, la susceptibilité est telle que le mercure mti% toutes ses formes et dans tous ses modes d'administration, intus et extra^ dét^;rmine immédiatement une éruption.

(^pendant, il est exceptionnel que Tintolérance soit aussi absolue. Habituellement, chez les individus qui supportent le plus difficilement le mercure, on peut arriver néanmoins à instituer un traitement suffisant en prenant certaines précautions.

Il faut, chez ces malades, prescrire le mercure à dose très faible, en augmentant progressivement cette dose au bout de quelques jours; de ciîlte façon on arrive, au bout d'un certain temps, à faire absorber le quart ou menu; la moitié de la dose haJ)ituelle et il est vraisemblable que cette dose moindre est suffisante pour imprégner l'organisme des sujets chez lesquels l'élimination du mercure se fait imparfaitement. En fait, chez plusieurs malades de ce genre, j'ai vu que des doses minimes de mercure suffisaient pour faire disparaître les accidents.

On peut également, dans une certaine mesure, prévenir chez ces malades les accidents buccaux, en exagérant, si je puis dire, les soins ordinaires de la bouche, qu'il est de règle de prescrire chez tous les syphilitiques soumis au traitement mcrcuricl. Ces soins consistent dans des lavages fréquents de la bouche avec une solution saturée de chlorate de potasse,^ dans des attouchements des gencives avec la teinture d'iode, dans le brossage fréquent (les (lents avec une poudre dentifrice à base de chlorate de potasse, dont je donnerai la formule plus loin.

Telles sont les précautions indispensables à prendre lorsqu'on prescrit le traitement mercuriel. Voyons maintenant quelles préparations il faut choisir de préférence.

Une règle générale domine toute la thérapeutique, c'est que les préparations médicamenteuses solubles sont supérieures aux préparations insolubles : Corpora non agunt nisi soluta.

En vertu de ce principe, il faut choisir parmi les préparations mercurielles, (|uel (|ue soit leur mode d'administration, celles qui peuvent être )

immédiatement absorbé(;s.

Les modes cradministration du mercure sont au nombre de trois : Tin-

[493] TUAITEMENT DE LA PÉfllODE SECONI

gestion par la bouclie, les frictions avec une pomr injections sous-culanécs ou intra-musculaires profond

Dans la grande majorité des cas, la voie buccale e choisie; c'est la plus commode et elle n'est contre-i cas où réslomac et rintcstin ne peuvent supporter Ii reconnaitri! néanmoins que l'absorption du mercure tivesagit avec moins de rapidité que l'absorption par i cellulaire. Dans certains cas graves, il faut donc ave lions ou aux frictions ; mais, hors ces cas exceptionnel parafions mercurielles par la boucbe est suflîsante.

Le sublimé corrosif ou bichlorure de mercure est tien à administrer* par la bouche. On t'emploie' sous sous forme piUilairc.

La solution officinale de sublimé est connue sous I Van Swieten; elle est ainsi composée :

y Sublimé

Alcool rectillé

Eau

L'alcool a pour but de maintenir la dissolution du s

La ligueur de Van Swieten se prescrit habituelle cuillerée à soupe chaque jour, la cuillerée de 20 2 centigrammes de sublimé. C'est une préparation certains malades, d'un goût désagréable, qu'il faut d lait.

La forme pilulaire est préférable. Les pilules of connues sous le nom de pilules de Dupuylren, contiei d'extrait Ibébaïque et 1 centigramme de sublimé.

Cette dose d'extrait thébaïquc est trop forte, à raisc par jour, pour une médication qui doit être prolongé C'est pourquoi je prescris habituellement des pilules a

¥ Sublimé ) - ,

Elirait Ihébaîqui; J ^'^

Excipient q. s. pou

Prendre deux pilules par jour, une à chacun des de

Celte médication pilulaire est suffisante dans la géi toutes les syphilis de moyenne intensité. Mais, dans les seulement graves, il faut avoir recours aux injection; curiclles.

Pour bien spécifier les indications de ces injections i maire et secondaire de la syphilis, voici les principal celles-ci doivent être employées :

1" Le chancre syphilitique phagédénique;

'Sf Les sypbilides cutanées généralisées, confluentes

sypliilides à grosses ;tulo-ulcéreuses, vulg

, récidivantes malgré

de la syphilis; lalalgic tenace, névrit

léter les indications d moyenne ou bénigne tolérée par reslomae.

es injections des sels iie ptiarmacologîque; mves accidents. On ce de mercure dont la di traitement scientifique ikyster pendant un tei :tions successives resi lis, tout d'un coup, te rapidement et répandi

ms certains cas; dans d les rçppoclies que j' lie que l'excipient ilu i huile de vaseline, et angor. Si la matière à à craindre.

injections de calomel, s. C'est seulement dan prati({ues et extra-scie 'ai plus loin quels son

s dont l'emploi reposi huile grise, dont la bi i mercure est facilemei o conséquence, il n'es ;orps peut volatiliser \ re pénétrer dans la ci lions des injections in tout àTait limitées; or . la plus graiide comn compte de cette consi jager et qu'on ne peut

int toujours, les injectii

95] TRAITEHb;!

es qu'il faut employer. 1 pcptonate de mercure < )urg) emploie le succinin eurc aux deux précéden lution daiis l'tiuile stéril

¥ Biiodure de merci Huile d'olives s ter

Chaque centimètre cubi inferme 4 milligrammes seul inconvénicnl est sa Le peptonalc de mcrcur anc d'œuf par la pepsine larmaceutiques, la peptc La solution doit être au i ) peplonatc de mercure, ! la solution, soit un ou ( Le bcnzoale de mercure est pourquoi je l'emploie tr Stoukovenkofî (de Kif Je recommande de faire ent par le ptiarmacien et e, car il vient gén(!ralem Le benzoate de mercure une de mercure en so lues) par le benzoate d vé, est bon à être emplo Stoukovenkoff assurait nt à la solution une pel ait la suivante :

* Benzoale d'hydrar Chlorure de sodiu Chlorhydrate de ci Eau dUiiliée bouil

La présence du clilorbjt ur de l'injection; mais mble très problématique D'autre part, le chlorure rme certainement une p rps bien délini qu'on inj Pour ces raisons, M. Bi mzoale de mercure à l'ai rniérc préparation, et vo

j£ Benîoate de merci Benzoate d'ammor Eau distillée bouil

pii]

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