‹ Traitement de la Syphilis par le BismuthChapitre 12 sur 25 · MODES D'EMPLOI DES COMPOSÉS DE BISMUTH · texte numérisé non relu

MODES D'EMPLOI DES COMPOSÉS DE BISMUTH

La grande toxicité des sels de bismuth, injectés dans les veines, a fait écarter de suite la voie intra-veineuse pour l'administration de ces composés. On s’est arrêlé à la voieintra-musculaire, lesinjections | étant faites dans les muscles fessiers, en suivant très strictementtoutes 4 les règles usitées pour les injections huileuses, pour éviter en partie à à culier de pousser l’injection dans une veine (aiguille première). |

Les deux premiers composés bismuthiques, dont nous avons parlé, étant solubles dans l’eau, les premières injections ont été faites avec des solutions aqueuses qui se stérilisent facilement à 4 l’autoclave. ;

Avec le bismuthotartrate les injections se sont montrées très douloureuses, aussi a-t-il fallu changer le véhicule. On s’est arrêtéà une suspension huileuse à 10 0/0 stérilisée, à 4200. Dans ces conditions les injections sont bien mieux tolérées, surtout par les malades qui peuvent rester étendus pendant un certain temps après la piqûre.

La dose à injecter en une fois est de 0 gr. 20 à O gr. 30. On renouvelle l'injection tous les deux jours dans le premier cas, tous les trois jours dans le second. Au bout de la sixième piqûre on utilise f seulement des doses de O0 gr. 20 tous les cinq ou six jours, jusqu’à À administration d’une dose totale de gr. 50 à 3 gr. de produit actif. D La durée du traitement est de trois semaines à un mois.

Avec le citrate, les injections de solutions aqueuses, sous-cutanées, sont douloureuses ; les injections intra-musculaires sont bien mieux supportées par la plupart des malades. On observe toutefois, dans quelques cas, soit avec les injections huileuses de tartro-bismuthate, soit avec les injections aqueuses de citrate, des réactions locales sur lesquelles nous reviendrons plus loin.

TE

La dose de citrate à injecter en une fois est de O gr. 20 soit 5°

. de la solution à 4 0/0 employée. On pratique également une injection tous les 2 ou 3 jours, jusqu’à administration d’une dose totale . de 2 gr. 50 à 3 gr.

L'iodo-bismuthate de quinine et le bismuth-iodé s’emploient en

Fe suspension huileuse au 1/10 de la même facon et aux mêmes doses que le tartro-bismuthate.

Un mois après la cessation du traitement, on peut reprendre les injections bismuthiques et l’on s’arrête lorsque les contrôles clinique et sérologique indiquent suffisamment que l’évolution de la syphilis est enrayée.

__ Tous ces composés ont montré une action aussi favorable sur

l’évolution de la syphilis, ainsi que nous l’exposons plus loin. Les

dérivés iodés sont surtout indiqués dans les cas de syphilis tertiaire. —

SR | apparaît donc que c’est bien au bismuth-métal qu'appartient la

propriété tréponémicide et non à la constitution chimique des corps

où il entre en combinaison. Le bismutho-tartrate ayant été le premier employé, on aurait pu croire que c’est la forme émétique qui est active ; l'expérience prouve qu’il n’en est rien et que seule la présence du

bismuth est indispensable. Nous en verrions une preuve dans ce fait

que des résultats excellents ont été obtenus avec du sous-nitrate de bismuth.

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