ACCIDENTS POUVANT ÊTRE OBSERVÉS A LA SUITE DES INJECTIONS
DE COMPOSÉS BISMUTIQUES
a) Accidents locaux.
Ainsi que nous l'avons dit plus haut, les injections itrass
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musculaires de tartro-bismuthate sont généralement bien supportées. Certains malades, accusent toutefois, nne douleur plus ou moins 2
vive pendant un ou deux jours. On constate alors une tuméfaction
profonde, ordinairement peu importante, et qui disparaît assez vite ne.
sous l’influence d'applications humides chaudes.
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Parfois on observe, au lieu de l'injection, une tuméfaction super- me 4
ficielle, rouge et douloureuse, guérissant, elle aussi, très rapidement
et ne s’abcèdant pas. Il semble que cet accident local, soit dû au reflux ) : 4 du bismuth, de la partie profonde intra-musculaire, jusque dans le
tissu cellulaire sous-cutané. La situation superficielle de la tuméfaction plaide dans ce sens ; et c’est, en effet, sur les malades ayant, tout de 5 suite après la piqûre, marché assez longtemps, que l’on observe cet
accident qui ne se produit jamais, chez ceux qui gardent, après l’'in-
jection, la position étendue pendant quelques heures. Nous n'avons :
jamais vu non plus se former d’abcès, et dans la suite nous n'avons pas noté la présence persistante de kystes, au niveau des anciennes piqûres.
b) Sfomatite.
Ce qui a frappé l’attention, dès le début des essais thérapeutiques : L,
de la syphilis chez l’homme par les composés bismuthiques, c’est Pap-
PS. dr
parition, assez fréquente, d’une stomatite, survenant vers la quatrième
ou la sixième injection le plus souvent, quelque fois d’une façon plus | précoce.
| Cette stomatite est toujours précédée d’une véritable imprégnation de la muqueuse buccale par le bismuth, imprégnation se traduisant très fréquemment par un liseré noir du rebord gingival, localisé à quelques dents, très prononcé surtout au niveau des dents carriées, parfois généralisé et festonnant régulièrement les arcades dentaires à à la façon du liseré de Burton du saturnisme.
Dans quelques cas, on voit apparaître sur la muqueuse génienne des plaques d'infiltration bismuthiques, noires, et parfois aussi toute la langue prend une teinte bleutée, plus prononcée sur le dos et sur les bords et sur laquelle, MM. Fournier et Guénot ont particulièrement
4 attiré l'attention.
Cette imprégnation s'accompagne fréquemment Free stomatite qui peut présenter plusieurs degrés.
On peut observer des ‘‘ stomatites d'alarme ”, analogues à celles que le Professeur Fournier avait décrites dans la stomatite mercurielle: avec leur localisation : en arrière de la dernière grosse molaire inférieure, droite ou gauche, ou au niveau de la sertissure antérieure des incisives inférieures, ou sur la joue et la gencive d’un côté au niveau d’une dent carriée. Dans le cas du bismuth on note une simple tuméfaction et de la rongeur du rebord gingival avec production d’une languette noire localisée en arrière de la dernière molaire.
Dans une forme plus intense, les muqueuses gingivale, labiale
et buccale prennent une coloration rouge vif et deviennent doulou-
reuses. Les muqueuses linguale et génienne sont hyperhémiées, présentant quelques fois des ulcérations peu profondes pseudomembraneuses.
Ces phénomènes restent malgré tout, peu intenses. La salivation est très faible, il n’y a pas de fétidité de l’haleine RRpARARS à la fétidité de la stomatite mercurielle.
Les signes généraux sont discrets. On ne note pas d’élévation de
Lise
température. Les urines sont normales en volume et caractères; elles
ne renferment pas d’albumine et le bismuth continue à s’éliminer par
cette voie. La teneur du sang en urée ne dépasse pas 0 gr. 50 par
litre de sérum. Il n'apparaît par conséquent, aucun signe d’altération de la fonction rénale.
La guérison est constante dans ces cas de stomatite déclaréeaprès s.
l’application de bismuth aux doses que nous avons indiquées.
Ce que nous venons de dire de la stomatite survenant dans le
traitement par les composés bismuthiques, en montre déjà la diffé-
rence avec stomatite mercurielle. Balzer, chez le chien, avait noté
cette distinction dans son mémoire présenté en 1888 à la Société de
Biologie, et insistait sur ce fait que la stomatite mercurielle apparaît
tardivement, tandis que la stomatite bismuthique se manifeste d’une façon précoce. La première se produit quand s’est accumulée, dans l’organisme, une certaine quantité de mercure, et que le rein devient un filtre insuffisant à son élimination, tandis que la seconde traduit plutôt l’élimination active du bismuth par la salive, et l’imprégnation des muqueuses de la bouche par ce corps. Cette dernière se différencie, en outre, de la stomatite mercurielle par l’absence de salivation, de fétidité, par le fait que le sang et l’urine gardent leurs
caractères normaux, par la terminaison favorable ; en somme par
une bénignité bien plus grande.
La cause de production de la stomatite bismuthique réside dans les altérations des dents. A l’origine, on reconnaît toujours des dents carriées ou imprégnées de tartre. Lorsque la bouche est totalement dépourvue de dents, on n’observe pas de stomatite.
M. le Docteur Schwarz, chef de laboratoire du service, a pratiqué l'examen des espèces qui constituent la flore microbienne des stomatites bismuthiques qui ont été observées, et il a trouvé l'association fuso-spirillaire, souvent à l'état pur.
La stomatite étant une complication assez fréquente, surtout dans le milieu hospitalier où les malades se présentent très souvent avec une dentition défectueuse et des lésions qui nécessitent un traitement
LR
nr Es ? + rapide et énergique, il y a lieu d’instituer un traitement prophylac- Es tique. Ce traitement consiste en lavages de la bouche et en des brossages des dents, renouvellés trois ou quatre fois par jour, avec de l'eau oxygénée au 1/10° ou avec une poudre à base de tartro- bismuthate.
Si la stomatite est déclarée, on suspend le traitement pendant quelques jours et la guérison se produit facilement grâce à des lavages et des attouchements antiseptiques, en particulier avec l’application | locale de sel bismuthique, de bleu de méthylène ou de composés | arsénicaux.
©) Appareil digestif.
Aucun trouble de l’appareil digestif n’a été constaté au cours du traitement de la syphilis par le bismuth. Nous n’avons pas observé de w diarrhée dysentériforme signalée par les auteurs comme un des signes - de l’intoxication bismuthique.
$ probablement d'un ictère catarrhal simple sans relation étiologique avecle traitement bismuthé.
d) Fonction rénale.
La Fonction rénale conserve ses caractères normaux. Cependant on à noté une polyurie atteignant 2 litres 1/2 à 3 litres, disparaissant au bout de quelque temps.
La teneur de l’urine en urée est normale, en rapport avec le régime suivi par les malades.
SRE L’albuminurie a fait l’objet de recherches très suivies. Chez = quelques malades rares du reste on a pu noter au cours du traitement, l'apparition de traces légères d’albumine dans les urines, traces n’ayant pas justifié l'interruption du traitement et qui disparaissaient d’ailleurs, spontanément en quelques jours.
Le sang conserve sa teneur normale en urée, même dans les cas de stomatite et lorsque l’urine renferme des traces d’albumine.
4 À & ne FU TERRE
Ar. Un cas d’ictère est apparu chez un tabétique, mais il s'agissait
00e Le:
bismuth, présentent une légère élévation de la température atteig 38°, 38°,2, accompagnée d’une courbature peu marquée. En quel heures cet incident est jugé, la température est redevenue normal la courbature disparue.
Enfin dans certains cas de stomatite quelques malades ps
quelques uns ont engraissé.
Re - : ae PS Y