LE TRAITEMENT LOCAL DE LA
Tuberculose ganglionnaire cervicale.
La médication locale au cours des adénites cervicales tuberculeuses n'a en aucune façon la prétention de guérir la maladie. Son but est d'aider la médication générale à triompher de certaines lésions particulièrement rebelles ou menaçantes, contre lesquelles serait impuissant ou presque, tout traitement à action diffuse sur l’ensemble de l’économie.
Jamais on n’y aura recours en cas de poly-adénite dure à petits ganglions, du type connu sous le nom de micropoly-adénopathie.
Mais le traitement local est rendu un utile adjuvant de la médecine générale du fait du volume des ganglions d’une, part, de leur transformation puriforme d’autre part, en face des propagations à petite ou grande distance de la tuberculose gagnant de proche en proche le tissu cellu-
laire et la peau.
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IL importe de savoir que, même soumis au climat le plus actif, traités de facon rigoureuse par les méthodes hygié-
nique et thérapeutique les plus efficaces, il est des adé-
nites du volume d’un œufde poule, composées de plusieurs ganglions, cinq ou six, parfois, ou même d’un seul ganglion entouré d’une pléïade de ganglions plus petits et
qui sans traitement local mettent de cinq à six ans à rétro-
céder. Encore ne diminuent-elles que des deux tiers ua maximum.
Joignez à huit ou dix cas les enfants devant attendre souvent les dix-huitième ou vingtième année pour arriver à ce résultat réellement peu satisfaisant; chez les adultes, on ne pourra même pas prétendre à une issue aussi heureuse : d’où la nécessité d’une indication locale adjuvente. |
La transformation purulente du ganglion est une indication non moins absolue d’intervention : M. Ménard déclarait, en effet, au Congrès de Chirurgie, n'avoir jamais vu d'abcès ganglionnaire se résorber spontanément.
Enfin on sait que toute tuberculose locale tend a enva-
-hir les lésions voisines de proche en proche. De là ces péri-
adénites, ces lésions nécrosantes duitissu cellulaire, ces”
invasions de la peau enfin, qui deviennent si l’on n’y prend garde, des plaies diffuses, où suinte indéfiniment un pus jaunâtre par les multiples orifices d’une peau rougeviolacée, percée de trous multiples : ce sont ces accidents que vise particulièrement le traitement local.
Nous étudierons d’abord rapidement les médications adjuvantes, pommades, compresses humides, et nous étendrons un peu sur la médication plus récente de la photo-
ALU