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CHAPITRE PREMIER

Les applications locales médicamenteuses.

Lestemps heureux sont loinoùle roi Clovis guérissait, par simple attouchement, son page Léonicet, d’une énorme masse ganglionnaire cervicale. Si les rois ses successeurs sont disparus en nous privant de l’heureux privilège que leur conférait le sacre, nombreux restent les « toucheurs » aux pays de Bretagne et de Normandie : mais en ce siècle d’incrédulité leurs cures deviennent si exceptionnelles qu'aucun médecin n’en a pu devenir le témoin. Aussi nous faut-il demander à des médications moins mystérieusesune action locale”sur la tuberculose ganglionnaire.

L'application des pommades donne des résultats à peu près négligeables, de l'avis de tous les thérapeutes.

Les préparations àl’iodure de plomb, du collargol, auxsels mercuriels, n’ont vraiment donné à personne des résultats” sérieux. Il nous paraît donc inutilé de formuler, comme le conseille M. Albert Robin, des pommades compliquées, uniquement pour calmer l’impatience des malades, alors qu'on est assuré de l’inefficacité de ce traitement, Or, tout traitement inutile devienten l'espèce nuisible, car il risque de créer des lésions cutanées qui seraient fort gênantes

au cas où une intervention Aep eue deviendrait rapidement nécessaire.

mt) ce

Plus efficace certainement sont les compresses de gaze imbibée de substances diverses.

Dans tous les cas où nous nous trouvons en présence d’une adenite évoluant rapidement, envahissant le tissu cellulaire sous-cutané, ou même présentant seulement une péri-adénite considérable qui agglutine plusieurs ganglions, toutes les fois que la peau est rouge et semble devoir. être le siège d’un envahissement, à plus forte raison nous avons coutume de mettre, comme le fit MM. Andrieu et Calvé, un pansement humide à l’eau alcoolisée.

Nous nous sommes toujours bien trouvés de ce mode de traitement qui calme les phénomènes d'’irritation marquée.

Au cas de lésions subaiguës en leur évolution nous avons autrefois employé avec de bons résultats, des compresses imbibées d’eaux mères de Sallies-de-Béarn.

Il nous est impossible de dire si nous avions une action due à l’eau employée, ou si notre pansement agissait seulement comme un pansement humide quelconque.

De nombreux auteurs ont vu les heureux résultats des eaux mères de Kreutznach, employés en pansements humides, et M. H. Barbier conseille la solution suivante, en pansements humides :

Chlorure de calcium... ... ... 300 grammes Chlorure de sodium ......

‘Chlorure de potassium... 44 15 — Chlorure de magnésium...

Eau pour faire....... Ce + litre

Il déclare en avoir obtenu d’excellents résultats au cours des adénites àévolution subaiguë.

En réalité, si nous nous reportons aux travaux des

auteurs à ce sujet, nous voyons que ces pansements ont une action sur la péri-adénite, surtout si elle est d’origine récente, mais qu’ils nesemblent enaucun cas avoirinfluencé en aucune facon le ganglion lui-même, ni l’avoir jamais fait regresser dans son évolution.

Peut-être l'orientation actuelle des sciences médicales permettra-t-elle dans un avenir proche, de comprendre la modification humorale et nous donnera-t-elle de ce fait, l'explication de l’action des mouches, et autres révulsifs favorisant les métastases dont nos pères disait avoir de très appréciables effets. Il nous répugne de faire usage de ces méthodes, mouches, sétons en particulier, qui créent ou entretiennent une plaie sans que le bénéfice nous en paraissent vraiment très net.

Aussi ne les citons-nous que pour mémoire, sans en avoir jamais fait l'application.

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