‹ Traitement de la tuberculose infantile par le ThiocolChapitre 7 sur 22 · OBSERVATION · texte numérisé non relu

OBSERVATION

D' C. Schwarz ‘in Klinisch-therapeutische Wochenschrift, n° 1°), 1898).

Homme robuste, tousse depuis quelques années, ce qu’il attribue à l'abus de la bière froide. En août 1897, il eut, en soulevant un fardeau, une hémoptysie grave, qui dura 4 à 5 jours. Depuis, l'état du malade s'aggrave de jour en jour, l'appétit diminue, la toux est devenue très forte, surtout pendant la nuit, l'expectoration est très abondante, les crachats sont muco-purulents et contiennent un grand nombre de bacilles de Koch. Sueurs nocturnes, diminution des. forces et amaigrissement considérable. Dans les lobes supérieurs des deux poumons malité, souffle bronchique, räles. Même donnée à petites doses la créosote n’a eu d’autre effet que de produire une anorexie comylète. Le carbonate

A se

de créosote (créosotal) fut employé plusieurs mois sans effet. A doses plus élevées le créosotal provoqua des diarrhées.

Le thiocol fut administré d'abord à la dose de 2 à 5 gr. par jour, puis à la dose de 6 à 8 gr. paï jour. Déjà après. 8 jours de ce träitement les crachats diminuérent, les sueurs nocturnes disparurent, la dyspnée cessa; le poids du corps augmentd.

Pour Marcus (6) qui a employé le thiocol dans le service du professeur Gessler à Stuttgart, le thiocol est de beaucoup préférable au créosotal, qui donné parfois lieu à des troubles gastriques fort pénibles.

Le thiocol a été Bien süpporté par tous les maladés. En oùtre il ést facilement administré sous n’importe quelle forme. Donné aux phtisiques à la dose quotidienne de 10 à 1$ gr. par jour, il ne produit aucun effet fâcheux.

M. Gessler considère le thiocol comme supérieur à tous les remèdes dont nous disposons contre la phtisie.

Les résultats.obtenus par M. Schnirer (7) avec le thiocol pendant plus de 2 ans, ont une valeur d’autant plus grande que ses observations concernent presque exclusivement des ouvriers dont le régime ne fut changé en rien pendant toute la durée du traitement. On leur prescrivit seulement le repos complet et le séjour à l’air libre pendant quelques heures par jour.

Mais par suite de ce repos forcé les revenus des ma-

lades diminuèrent considérablement, d’où alimentation plus défectueuse.

C’est pourquoi M. Schnirer a raison de n’attribuer les résultats favorables obtenus par lui qu’à l'emploi du thiocol, d'autant plus que chez d’autres malades qui se trouvaient dans les mêmes conditions de vie, mais n'étaient point soumis au traitement par le thiocol, les résultats furent moins bons.

M. Schnirer a traité par le thiocol 32 cas de tuberculose pulmonaire, dont 5 se trouvaient dans la période initiale de la tuberculose ; 13 lois il s’agit de cas anciens légers; 11 fois de malades de moyenne gravité, à la deuxième période : 3 cas étaient graves.

Les résultats obtenus par le traitement par le thiocol dans les cas initiaux sont très satisfaisants ; 1ls sont d'autant meilleurs que l’on continue plus longtemps l'emploi du médicament. Dans 3 des cas initiaux, le résultat obtenu est tel, qu'on pourrait le désigner comme « guérison clinique », si le temps écoulé depuis la cessation du traitement n'était pas trop court.

Voici les trois observations en peu de mots :

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