ACTE
À droite, dans la fosse sous-épineuse, foyer de râles souscrépitants.
Le traitement est commencé le 14 janvier. — Première injection 850 cc ; P=+ ? cm. Le soir de l'injection, chute de la température de 38° à 37°, l'expectoration passe de 10 gr. à 20 gr. le lendemain ; à 15 gr. le surlendemain. La température remonte le 18 au voisinage de 380.
Le 21 janvier. — Deuxième injection, 950 ce P=+ 10 em. Le peuls est à 170 trois minutes après l'injection. Un quart d'heure après, il y a un peu de tendance à la syncope, pâleur, sueurs froides, pouls petit à 140 ; on fait une injection de caféine.
Le 26, on injecte 600 cc. ; P =+ 10 cm. La température qui était, le matin de l'injection, à 3902, retombe, le soir de l'injection, à 3802.
Le 27, à la suite de l'injection, la malade a eu quelques douleurs du côté gauche. A l'auscultation, signes de pneumothorax total à gauche ; à droite le foyer de râles souscrépitants persiste.
‘Le 4 février, on injecte 600 cc. (+ 6 cm.). La malade dit se sentir mieux, cependant ses maxima dépassent toujours 38° ; le pouls est 120 ; l'appétit est bon, la toux bien moins fréquente, l'expectoration est beaucoup diminuée ; elle est passée de 20 gr. (le 15 janvier) à 3 grammes (7 février), elles contient quelques rares bacilles homogènes.
Ee-9“février, injection de 600 cc. P = 12 cm ; par suite de cette injection la température tombe au-dessous de 38° et y reste jusqu’au 14 mars.
Le {4 — La maladeta maigri: 37 k On injecte 685 cc. d'azote (pression terminale 14 cm.).
Le 25, injection de 430 cc., P=+ 12 ; le 4 mars, injection de 490 cc., P = +10.
Le 11 mars, depuis près d'un mois, la température est normale (elle tombe le soir de chaque injection). La malade éprouve une sensation de bien-être très accusée. Le poids est stationnaire entre 37 et 38 kilos. Les sueurs nocturnes ont disparu. La toux est toujours peu fréquente, l'expectoration augmente après chaque injection, est presque nulle dans l'intervalle.
A la radioscopie, pneumothorax total, cœur dévié à droite, abaissement très notable du diaphragme.
A l'auscultation, on n'entend plus le foyer de craquements secs de la fosse sous-énineuse droite.
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Du 14 au 18, la malade a quelques maxima dépassant 38°. Le 24, on entend de nouveau quelques légers craquements à droite ; l’expectoration contient de rares moniliformes longs ; le 4 avril, injection ; le 8 avril, examen des crachats, même formule que le 24 mars ; le 15 avril, la malade part à la campagne. La radioscopie indique une compression complète. Dans les derniers jours, il y a eu quelques maxima dépassant 38°.
Le 10 mai. — La malade rentre en bon état ; elle pèse 40 kilos, n'a plus eu de fièvre depuis son départ. L'expectoration est nulle. À la radioscopie on ne note qu'une légère décoempression. Le foyer droit est resté stationnaire. Injection : 800 cc., Pa, D
Le 25 mai, après s'être exposée au froid, la malade ressent un point de côté, à gauche ; la température monte à 3802. Le 2 juin, à l'examen, on trouve un léger épanchement à la base gauche. La malade a 3805 le 4, 3803 le 7 ; puis le point de côté disparaît.
Le 30 juin. — On trouve à la base droite une matité de quatre travers de doigt, le bruit de succussion existe en position couchée. La radioscopie confirme l'existence de l’épanchement. Le poids est stationnaire à 40 kilos. Les lésions n'ont pas évolué. On fait une réinsufflation. |
. Pendant les mois de juillet et d'acût la malade reste constamment apyrétique, sauf le 3 août (3809).
Le 9 septembre, on constate un épanchement occupant les 3/4 de la hauteur du poumon; au-dessus, à la radioscopie, clarté (pneumcthorax) et triangle obscur (poumon comprimé). On retire par thoracentèse 650 cc. de liquide citrin et par le même trocart on injecte 700 cc. d'azote (P = +12).
L'examen cytologique du liquide pleural donne : polynucléaires 91 %, lymphocytes 8 %, mononucléaires 1 %. Eléments très altérés, pas de cellules endothéliales, peu de globules rouges. Un cobaye inoculé meurt le 27 octobre de tuberculose généralisée.
Le 30, injection ; le 17, la malade n'a toujours pas de fièvre mais tousse davantage, l'expectoration contient de nombreux bacilles moniliformes. A la radioscopie on constate, à gauche,
un petit épanchement, surmonté d'un pneumothorax suffisamment compressif, et, à droite, de l'opacité du tiers supérieur du poumon. En auscultant à droite, on trouve à ce niveau, en avant et en arrière, de gros craquements humides. De toute évidence le sommet droit évolue et l’état général baisse
(36 k. 100). On retire par thoracentèse 100 ce. de liquide sérofibrineux et on injecte 300 cc. d'azote. Le 26 on injecte 750 cc. ; la malade part à la campagne.
OBSERVATIONS : Les lésions étaient bilatérales. L'établissement du pneumothorax, en janvier 1911, fut suivi d’une amélioration; la fièvre, l'appétit et les forces revinrent; les sueurs disparurent; le poids resta pourtant stationnaire. La toux et l’expectoration diminuèrent, les lésions non comprimées parurent même rétrocéder vers le mois d'avril.
À la fin de mai, survint un épanchement à formule polynucléaire, mais dont l’inoculation au cobaye révéla la nature tuberculeuse.
Vers le mois de septembre, les lésions du poumon droit se remirent à évoluer, et l’état général s’aggrava, mais cette évolution, assez lente fut précédée d’un temps d’arrêt de près de six mois; le pneumothorax gauche ne peut être accusé de l’avoir favorisée.