DUE A L'OBLIGEANCE DE M: LE DOCTEUR D'ÉSPINEY
Mile J., 16 ans entre le 12 juin à l'hôpital Saint-Luc. $es parents sont bien portants ; une sœur à un sommet douteux ; personnellement, elle n’a eu d'autres maladies que la rougeole et la coqueluche.
L'affection actuelle a débuté, il y a un an, par des troubles anémiques : règles irrégulières, pâleur, appétit capricieux. Puis la malade s’est mise à tousser, à avoir de la fièvre le soir (38°, 3805) ; jamais d'hémoptysies ; sueurs nocturnes. Les forces et l'appétit se sont bien conservés.
A la fin de juin, la fièvre atteint et dépasse parfois 390%, à cette époque, à l’examen, on note : au poumon droit, une respiration très rude avec craquements disséminés, surtout au soramet ; frottements à la base ; ce poumon droit apparaît pommelé, à la radioscopie. Le poumon gauche paraît normal. Les crachats renferment de très nombreux bacilles.
La première injection : 700 cc., est faite le 3 juillet ; après l'injection, la malade tousse et expectore abondamment. La température, qui montait à 39°6 la veille de cette injection, tombe, le soir même, à 88°5 ; le lendemain, à 38°, et reste les jours suivants au voisinage de 38°.
Du 3 au 16 juillet, on pratique cinq injections variant de 600 à 160 ce. Le 17, la malade est radioscopée : le pnenumothorax est total ; il existe cependant une adhérence à la région moyenne, et un épaississement circulaire de la plèvre viscérale au sommet.
Du 26 au 30 juillet, la température dépasse de nouveau 88° et atteint une fois 39° ; puis elle redevient normale.
Du 8 au 15 août, elle atteint de temps en temps 58° et une foie 39°. Le pneumothorax est maintenu pendant cette période par trois réinsufflations de 306 ec., 400 cc., 150 cc.
RAT ess
Depuis le 15 août, le pneumothorax est entretenu par des réinsufflations mensuelles. La malade est apyrétique ; la toux et l’expectoration ont presque totalement disparu. Le poids est resté stationnaire.
RÉSUMÉ : Les observations x1 et xX11 sont très favorables à la méthode. À signaler que les malades appartenant à un milieu populaire, n’ont suivi aucun autre traitement, aucune cure hvygiéno-diététique; l'amélioration obtenue ne peut être attribuée qu'au pneumothorax.
OBSERVATION XIII (DUE À L'OBLIGEANCE DE MM. LES DOCTEURS MARQUIS ET MILLARDET)
Mme M..., 40 ans, n’a pas de tuberculose dans les antécédents héréditaires, son mari est bien portant ; une fille est également bien portante ; un autre enfant est mort de convulsions à six mois. La malade, el'e-même, n'a aucune affection antérieure notable à signaler.
Au mois d'août 1910 la maladie actuelle a débuté par de la toux, de la transpiration nocturne, de la dyspnée d'effort.
En décembre 1910, la malade présente une température très élevée (38°, 29°), de la tachycardie, des sueurs profuses, de l'ancrexie ; la toux est continueile et provoque des vomissemonts. Cependant l'examen des poumons ne révèle aucun signe net. En février apparaissent, au sommet gauche en avant, des craquements, puis des gargouillements et du souffie. L'amaigrissement est de 7 kil. 500.
Pendant les mois suivants la fièvre rétrocède, mais la toux, les sueurs nceturnes persistent ; le poids est stationnaire.
En juin, les injections d'azote sont commencées à l'Hôtel- Dieu de Rennes, d'abord tous les huit jours, puis à intervalles plus espacés.
Depuis le début du traitement, la température est normale, les sueurs nccturnes ont presque disparu. La toux et les crachats ont beaucoup diminué depuis le mois de septembre, Le poids a augmenté de 6 kilos.
A la suite des premières injections, la malade a un peu dyspnée et, une fois, des douleurs abdominales (abaissement du diaphragme). ‘