HERO ES
A l'entrée, le 16 juin, le malade est un peu amaigri (4 kil. depuis huit mois). La température avoisine 38°, avec quelques maxima à 3803, 3804. d
Au poumon droit, en avant, matité à timbre élevé, vibrations diminuées, souffle amphcrique avec gros râles humides ; en arrière, gros râles humides et gargouillements dans les fosses sus et sous-épineuses ; souffle et toux amphoriques ; à la base : nombreux râles scus-crépitants.
Au poumon gauche : quelques craquements discrets au sommet.
Expectoration purulente. Rien à signaler aux autres appareils.
Le 12 juillet. — Première injection : 600 cc. A deux reprises on a la sensation que la pointe de l'aiguille frotte le poumon ; on retire un peu l'aiguille.
La température avait atteint 39° le matin de l'injection ; elle tombe à 38°? le soir, à 37°3 le lendemain matin.
A l’auscultation, léger souffle amphorique à la base, obscurité respiratoire en avant.
Le 16 août 1911, à 9 heures : du matin, le malade est pris d'une hémoptysie brusque et très abondante (750 cc. environ), avec sensation d'oppression et d'obstructicn laryngée. Cyanose rapide et mort, malgré des injections d’ergotinine et d'éther.
A l'autopsie, le Poumon droit fut trouvé nettement rétracté, mais pas totalement comprimé ; sur la coupole diaphragmétique, deux petites éraillures dues, sans doute, à l'aiguille (sensation de frottement). À la section, on trouva une grosse caverne apexienne, pleine de sang, la lésion initiale fut introuvable. Semis de granulations dans le lobe inférieur, et au sommet du poumon gauche.
EN RÉSUMÉ, lésions plus étendues que ne le faisait soupconner l’auscultation. La mort est due à une hémorrhagie dans la caverne apexienne, causée sans doute, en l’absence de foyer pneumonique, par un anévrysme de Rasmussen. L’injection d'azote ayant eu lieu quatre jours avant, n’a pu être la cause efficiente de cette hémoptysie qui fut sans doute purement fortuite ; le pneumothorax incomplet n'avait pu accoler les parois de l’énorme ca-
nie.
verne apexienne, et ne put done exercer son action hémostatique.