‹ Traitement de la tuberculose pulmonaire par le pneumothorax artificiel: Méthode de ForlaniniChapitre 44 sur 51 · EMPLOI DE LA RADIOSCOPIE · texte numérisé non relu

EMPLOI DE LA RADIOSCOPIE

L'examen radioscopique est presqu'indispensable pour suivre la marche d'un traitement par le pneumothorax ertificiel.

a) Au moment des premières injections, la radioscopie permet de diagnostiquer l'apparition du pneumothorax,

alors que les signes d’auscultation sont encore négalifs. Peu à peu, l'angle phréno-diaphragmatique s’éclaire, les côtes prennent un aspect plus net du côté opéré. Lorsque le pneumothorax est établi, le côté opéré apparaît complètement transparent: dans la région hilaire, le roumon, rétracté sur son hile, apparaît comme une ombre, à bords nets, sertie de clarté: lorsque la compression n’est pas parfaite, cette ombre présente encore une faible amplietion respiratoire. Il existe quelquefois un mouvement paradoxal du poumon collabé; ce poumon se dilate pendant l’expiration du poumon sain.

b) La radioscopie reste le seul moyen de prévenir les accidents de surcompression: Ces accidents sont, en effet, précédés d'un abaissement considérable du diaphragme et du refoulement du médiastin. Ces deux signes, constatés à l’écran, interdisent de nouvelles injections.

D’après Brauer, le médiastin, d’une extrême souplesse chez les animaux (chien), présente également chez l’homme deux « points faibles », l’un situé à la partie supérieure du thorax, entre la première et la troisième côte, en avant des gros vaisseaux: l’autre situé à la partie postérieure et inférieure du médiastin, entre le cœur et la colonne vertébrale. Ces points s’effondrent les premiers sous la pression du pneumothorax, et apparaissent clairs à l’éclairage oblique.

c) L'examen radioscopique permet de surveiller, nous l'avons dit, la décompression pulmonaire, et, partant, de se fixer sur l’opportunité des injections d'entretien.

d) La radioscopie permet de faire le diagnostic précoce des petits épanchements pleuraux, le cul-de-sac costodiaphragmatique apparaît opaque: cette opacité est limi-

rte

tée en haut par une ligne nette horizontale, qui ondule Sous linfluence de la succussion : e’est l’aspect classique de la bouteille d'encre.

e) Les adhérences pleurales apparaissent sous des aspects variés ; si elles sont larges, le poumon apparait accollé sur une large surface à la paroi thoracique. Souvent les adhérences se laissent étirer, et apparaissent sous forme de bandes obscures et de longs cordons.

L'examen radioscopique, en résumé, doit être pratiqué avant et après chaque injection pendant la période de formation du pneumothorax. Il doit ensuite être pratiqué de temps à autre, en moyenne une fois par mois, pour permettre la surveillance de la compression.

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