‹ Traitement de la tuberculose pulmonaire par le pneumothorax artificiel: Méthode de ForlaniniChapitre 8 sur 51 · SAT ET · texte numérisé non relu

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décida à mettre ses idées en pratique. Entre temps, en 1885, Cayley (Soc. clinique de Londres) essaie, sans succès, de traiter par le pneumothorax artificiel une hémoptysie grave.

En 1888, Potain présent 3 cas de tuberculose pulmonaire compliquée d’un hydropneumothorax, traités par des ponetions successives de liquide avec remplacement consécutif par de l'air stérilisé.

En 1894, Forlanini publie dans la « Gazette Medica di Torino », ses premières expériences, qui datent de 1892. Aujourd'hui, Forlanini à opéré 116 malades. Il publie, depuis l’année 1909, une véritable revue mensuelle où paraissent des travaux originaux et l’analyse de toutes les publications relatives au pneumothorax artificiel.

En Italie, la méthode a été encore appliquée par Bresciani (d’Arco), par Fontana, par Orlandi et Forlanini.

Les médecins américains ont été les premiers après Forlanini à mettre en pratique le pneumothorax artificiel. En 1898, Murphy (de Chicago), pouvait présenter. cinq malades au congrès de Denver. Lemke, de Chicago, 'traita, en 1899, 65 malades. Murphy a continué à pratiquer la méthode, qui a été appliquée par Kelly, de Philadelphie, au traitement des hémoptysies.

En 1905, Brauer, de Marburg, commençait à pratiquer le pneumothorax artificiel, en collaboration avec le docteur Lucius Spengler, directeur du sanatorium Schatzalp, à Davos. Leurs résultats sont consignés dans la revue « Beitrage zur Klinik des Tuberculose » où parurent de nombreux travaux de leurs élèves Graetz Warneck, Pigver, Eden et Suzuo Shingu. Sous leur influence, les sanatoria suisses sont devenus le grand centre d'application du

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pneumothorax artificiel : il est pratiqué à Davos, par les docteurs Muralt, Nienhaus, Philippi, à Leysin par le docteur Sillig, à Genève, par le docteur Bard. Citons encore en Allemagne les noms de Schmidt (de Dresde), de Pigger et de Brauns (Hannover).

La méthode est aussi en application dans les sanatoria autrichiens du Wienerwald (Baer et Kraus) et dans le sana- {orium danois de Vejlefjord (Saugmann et Begtrup Hansen).

Citons encore, en Danemark, les noms de Mjoen, Thue, Holmboe; Wuertzen et Kjer Petersen (Oeresund).

En France, le pneumothorax fut mis en pratique assez tardivement.

En mai 1908, M. le professeur Pic et M. le docteur Gauthier, présentèrent à la Société des Sciences Médicales de Lyon, une malade très améliorée par un pneumothorax spontané.

Vers la même époque, M. le professeur Pic eut l’occasion d'observer un second malade et inspira la thèse de Dessirier.

M. le docteur Dumarest, le premier, pratiqua un pneumothorax artificiel qui fut suivi de succès au sanatorium d’Hauteville. Bientôt, le pneumothorax artificiel fut mis en pratique, dans ies hôpitaux de Lyon, par M. le professeur J. Courmont, M. le professeur P. Courmont, par MM. Balvay et Arcelin et d’Espiney.

Le pneumothorax fut également employé à Bordeaux par le docteur Leuret, qui inspira la thèse de Vourch, au sanatorium d’Angicourt, par le docteur Küss (thèse de Fourgous). Enfin, récemment à Rennes, nous avons pu voir un malade, traité par M. le docteur Marquis, avec le meilleur résultat.

Notre maître, M. le docteur Lyonnet, fut avec M. le docteur Piéry, un des premiers à pratiquer, dans son service de l’Hôtel-Dieu de Lyon, le pneumothorax thérapeutique. Depuis le mois de novembre 1910, M. le docteur Piéry pratiqua, en outre, plusieurs opérations de Forlanini dans sa clientèle et traita trois malades dans le service de M. le professeur Collet. Ce sont ces observations que nous allons rapporter ici.

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