‹ Traitement de la tuberculose pulmonaire par les injections hypodermiques de solutions concentrées d'huile créosotéeChapitre 21 sur 23 · OBSERVATION V · texte numérisé non relu

OBSERVATION V

J. F. 93 ans, soldat au 16° d'artillerie.

Père mort subitement il y a 3 ans.

Mère délicate, sujette aux rhumes et aux bronchites.

Deux frères morts tuberculeux. Lui-même a été pendant toute son enfance sujet aux rhumes et aux angines. Aspect général Iymphati-

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que. Cheveux blonds, cils longs. Ongles bombés, peau blanche. Musculature faible. Il tousse depuis l'épidémie d’influenza. Le 25 décembre frisson subit, point decôté. Dyspnée, toux pénible, vomissements. Envoyé d'urgence à l'hôpital avec le diagnostic pneumonie à droite.

Ilen présente en effet les signes. Température 40° 5 (Ventouses scarifiées, potion de kermès, aconit et digitale). La maladie semble d’abord évoluer normalement, la défervescence se produit au cinquième jour.

G janvier. — La température remonte à 390 et on constate une pleurésie droite au début. On institue le traitement approprié, mais l’'épanchement augmente.

16. — Thoracentèse. On retire environ 3 litres de pus épais et nauséeux contenant des bacilles et des streptocoques en abondance. La fièvre tombe pour reparaître deux jours après en même temps que l’épanchement se reproduit.

22, — Thoracentèse. 1500 grammes de pus. Lavage phéniqué, médication tonique.

96. — OEdème de la paroi thoracique. Fièvre à grandes oscillations. Le malade se cachectise, il refuse l’empyème qu'on voulait lui pratiquer.

8 février. — Thoracentèse, 2 litres de pus marron extrêmement fétide. Enfin le 11 février sur les instances réunies des médecins et de sa famille, le malade consent à ce qu’on lui fasse l’'empyème. On retire environ À litres de pus foncé et horriblement fétide. Le malade crache abondamment et ses crachats répandent une odeur nauséabonde.

Pendant 8 jours, on lave chaque jour la cavité pleurale avec une solution phéniquée assez forte sans modifier sensiblement la nature du pus.

17. — On commence les piqûres de créosote malgré la pusillanimité du malade qui crie à chaque piqûre et on laisse un pansement occlusif pendant deux jours.

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