‹ Traitement de la tuberculose pulmonaire par les injections hypodermiques de solutions concentrées d'huile créosotéeChapitre 22 sur 23 · Pansement. État stationnaire · texte numérisé non relu

Pansement. État stationnaire

21. — Pansement. Le pus à perdu en grande partie sa fétidité.

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25. — Pansement. Le pus n’a plus d'odeur et a diminué considérablement.

A partir de ce moment l’état général et l’état local s’améliorent progressivement. Les pansements sont de plus en plus rares. Les crachats cessent. La plaie se ferme et le malade engraisse et commence à se lever.

1% mai. — La plaie est entièrement cicatrisée. Le malade a engraissé d’une façon extraordinaire, on entend la respiration dans toute l'étendue de la poitrine. Il persiste simplement un peu d’obscurité à la percussion.

10. — Il est réformé et part, momentanément au moins, guéri, On lui avait fait 90 piqûres.

OBsEeRvATION VI (recueillie dans le service du D' Mourarn-Mar- Tin à la Pitié et due à l’obligeance de notre ami M. Barapuc, externe du service).

M. M. 35 ans, entrée le 17 juin 1894, salle Trousseau, n° 19.

Père mort à 35 ans d’une affection pulmonaire.

Mère vivante et bien portante.

Un frère mort jeune probablement de tuberculose.

Mariée à 20 ans. Mari bien portant. Un fils mort à 2 jours. Cinq enfants bien portants. N’a jamais été malade. Réglée de bonne heure. L'a toujours été régulièrement jusqu’en mai 1891. Fin mai, elle est prise de frissons avec toux et point de côté.

Entrée à l'hôpital le 17 juin.

On constate tous les signes d’une pleurésie gauche. Fièvre modérée ne dépassant guère 39°. Sueurs nocturnes abondantes. Une première thoracentèse donne issue à 1.700 grammes de liquide un peu louche.

Bientôt la fièvre s’accentue et se traduit par de grandes oscillations, la malade est reprise de frissons et d’un point de côté violent. Une nouvelle ponetion faite 10 jours après la première permet de retirer 200 grammes de liquide franchement purulent.

Empyème le 10 juillet. Lavages tous les 2 ou 3 jours au sublimé ‘ROUX d

LP à 14/3000. La fièvre diminue mais l’état général reste mauvais. Amaigrissement extrême. Facies terreux, inappétence, faiblesse extrême, pus abondant et horriblement fétide.

Rien à l'auscultation des sommets. Le 28 août on commence le traitement à la créosote.

À dater de ce jour, de grands changements manifestement dus à Faction du médicament, se produisent dans l’état général et dans l’état local de la malade.

Elle engraisse, ses couleurs reviennent, l'appétit reprend, les sueurs nocturnes disparaissent, la toux se calme, elle peut rester levée une partie de la journée. Parallèlement l’écoulement diminue d’abondance et surtout perd en 5 jours son horrible fétidité. Actuellement la malade est dans un fort bon état général. Il persiste un petit trajet suppurant qui marche rapidement à la cicatrisation.

Nous ne multiplierons pas davantage les observations de pleurésies tuberculeuses, suivies d'empyème et traitées par les injections créosotées.

Ce qui nous frappe surtout dans les 6 observations précédentes, c’est la rapidité extraordinaire avec laquelle, sous l'influence de ce traitement, les épanchements purulents et fétides perdent leur odeur et leur caractère septique en même temps que la fièvre disparaît et que le malade engraisse malgré son état local. Tous les gens qui ont vu nos malades en cours de traitement ont été surpris de ce résultat, et nous avons dû plusieurs fois défaire des pansements pour convaincre les incrédules qui ne pouvaient admettre que ces individus qu'ils voyaient marcher, courir, sortir, avec une mine fraiche et grasse avaient une cavité pleurale contenant quelquefois 2 et 3 litres de liquide.

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OBsERvVATION VIT (résumée).

Jean S..., soldat au 16° d'artillerie, âgé de 24 ans.

Père mort de maladie inconnue. Mère morte subitement. 2 sœurs bien portantes. A eu du rhumatisme articulaire à 8 ans. La fièvre typhoide à 10 ans. Il tousse généralement en hiver.

Entre une première fois à l'hôpital il y a un an à la suite d’hémoptysie. Une seconde fois en novembre 1889 pour bronchite chronique. Entre de nouveau le 14 mars 1890.

Amaigrissement notable. Appétit nul. Sueurs nocturnes. Craquements humides au sommet droit. Crachats purulents et bacillaires (examen du D' Bourgereau) du poids de 90 grammes. On lui fait des piqüres de créosote. Au bout de huit jours les crachats commencent à diminuer et l'appétit revient. On lui donne le double régime alimentaire. Après 32 piqûres, il est réformé. A ce moment il a engraissé de 4 livres, ne tousse plus et ne crache plus. A l’auscultation on ne trouve plus qu’une respiration un peu rude au sommet droit.

OBsERvATION VIII. — Bronchite tuberculeuse. — 40 piqüres. — Amélioration.

Pierre Th..., 23 ans, soldat appelé classe 1888.

Parents âgés, bien portants, 3 sœurs bien portantes.

En juin 1890. — Bronchite qui a duré un mois. Depuis, il tousse l'hiver. Entré à l'hôpital le 43 avril 4891 après être resté trois semaines à l’infirmerie régimentaire.

Amaigrissement. Peu d'appétit. Sueurs nocturnes. En arrière, submatité et râles sibilants au sommet droit; respiration rude. Expiration prolongée au sommet gauche. En avant râles sibilants disséminés. Crachats purulents et bacillaires (D' Bourgereau). Poids en 24 heures 115 grammes.

Piqüres de créosote et suralimentation.

Réformé après 40 piqûres. A ce moment les rachats sont fortement aérés et ne pèsent plus que 70 grammes, on n’y trouve plus de

mr ee bacilles. Les râles sibilants ont diminué. Le poids de l'individu a augmenté de 6 livres.

OBsERVATION IX (résumée).

S..., soldat au 9% de ligne, 21 ans. Père tousse en hiver. Mère bien portante. Deux frères en bonne santé.

Petite vérole à 3 ans. Fluxion de poitrine à 6 ans. A toujours toussé depuis son entrée à l’hôpital le 26 mars. Sueurs nocturnes depuis quelques jours. Rien d’anormal à la percussion. Râles sibilants disséminés. Signes caverneux au sommet gauche en arrière.

Crachats très purulents, fétides, chargés de bacilles. Poids 140 gr., 30 piqûres de créosote. Puis réformé à sa sortie. Grande amélioration. Les crachats sans odeur, ne pèsent plus que 60 grammes. Ils sont surtout muqueux et ne contiennent presque plus de bacilles.

OBsERVATION X (résumée).

M. Jean, 39 ans. Gendarme à Randan, P. D. D.

Père bien portant, 73 ans. Mère morte d’accident. 3 sœurs bien portantes. En décembre 1886 pleurésie à gauche et hémoptysie. En septembre 1887 affection pulmonaire. Crachats striés de sang. Depuis, le malade est essoufflé, tousse constamment et rend des cra- Chats purulents.

4 avril 1891. —- Frissons, point de côté, crachats sanguinolents. Le médecin de l'endroit prescrit un vésicatoire et des dragées d'’ergotine.

Le 11 mai le malade entre à l'hôpital. Céphalée persistante plus accusée le soir, toux fréquente et pénible ; amaigrissement considérable. Matité et respiration rude au sommet droit. Signes cavitaires au sommet gauche. Médication tonique et piqüres de créosote. On lui en fait 32, puis il est réformé. À ce moment, la toux est moins fréquente, les crachats ne pèsent plus que 75 grammes. Ils sont encore purulents mais mélangés à un liquide très aéré.

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OBsERvATION XI (résumée).

R. François, 22 ans, 103° de ligne.

Pas d'antécédents héréditaires. Eruptions furonculeuses en 1889 et 1891. Entré à l'hôpital le 8 mars pour tuberculose pulmonaire rendant 140 grammes de crachats purulents et bacillaires. Réformé après 33 piqûres de créosote. Les crachats ont diminué de moitié on n’y trouve presque plus de bacilles. Ils ont perdu leur caractère purulent. Le malade à augmenté de 7 livres.

OBsERVATION XII (résumée).

A. Ludovic, 22 ans, 92: de ligne.

Père et mère bien portants. 2 frères morts de la poitrine. Pneumonie à 10 ans. Refroidissement au commencement de l’hiver 90-91, et à ce moment, point de côté, crachats striés de sang, depuis toux continuelle, amaigrissement rapide. Entré à l'hôpital le 8 mars 1851. Signes cavitaires aux deux sommets. Crachats purulents, 105 grammes en 24 heures. Recherches bacillaires, négatives à trois reprises différentes.

Réformé après 48 piqûres. A ce moment, expectoration insignifiante, toux diminuée. Le malade à engraissé notablement.

s“ OBsERVATION XIII (résumée).

R. 21 ans, 100: de ligne. Parents morts de la poitrine. Une sœur et un frère morts tuberculeux.

En janvier 1889, bronchite mal guérie.

Depuis, entré à l'hôpital le 26 mars 1891.

Pas de matité. Râles ronflants et sibilants disséminés. Quelques craquements dans la fosse sus-épineuse droite, céphalée, sueurs nocturnes, crachats nummulaires flottants dans un liquide clair légèrement spumeux remplissant le tiers du crachoir, environ 75 grammes. À l’examen microscopique bacilles en grand nombre.

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Toux quinteuse, fréquente, expectoration facile ; fièvre vespérale.

Piqüres de créosote (2 par jour). Interrompues, le 2 avril parce que le malade les trouve douloureuses. Reprises le à et continuées jusqu’au 24. Puis le malade est réformé.

A ce moment il est très amélioré, tousse peu, crachats rares non purulents, très aérés, ne contenant plus de bacilles. La fièvre a cessé et l’auscultation est normale partout.

\ OgservaTion XIV (recueillie dans le service de M. le D' RENAULT à l'hôpital Pascal et communiquée par notre ami M. CHEVILLOT).

La nommée P... Gabrielle, âgée de 17 ans, entre le 27 décembre 1891 à la salle Pascal B, dans le service de M. le D' Alex. Renault. Rien à relever dans ses antécédents héréditaires sinon la mort d’une jeune sœur (convulsions).

Comme antécédents personnels, gourme dans l’enfance, bronchite à 45 ans, qui s’est répétée tous les hivers suivants. Elle à été réglée : à 43 ans 1/2et toujours régulièrement. C’est une jeune fille d’apparence assez robuste, quoique un peu lymphatique.

Elle a eu la grippe au mois de novembre 1890 et a toujours toussé et craché depuis. Les médecins qui la traitaient en ville, la soignaient pour une bronchite chronique. Elle n’a jamais craché le sang.

A son entrée à l'hôpital, elle présente les signes suivants : Facies satisfaisant ; la malade qui à maigri au début de son affection a repris depuis ses forces et sa bonne apparence. Elle tousse tous les matins, et à la suite de ses quintes rend de 100 à 110 grammes de crachats purulents, d’odeur butyrique.

À l'inspection du thorax, rien d’anormal, non plus qu’à la palpation. À la percussion un peu de submatité à la base des deux côtés en arrière. À l’auscultation râles muqueux, fins, disséminés dans toute l’étendue dela poitrine, quelques râles crépitanis fins au sommet du lobe inférieur du poumon gauche, au niveau du sillon interlobaire. Au même endroit respiration bronchique. Pas de bacilles dans les crachats. Rien au cœur ni aux autres organes ; la rate cependant paraît un peu augmentée de volume.

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Le diagnostic établi par M. le D' Renault est celui de sclérose pulmonaire avec pleurésie interlobaire et peut-être dilatation bronchique. ;

La malade à été soignée sans aucun résultat par les révulsifs, les expectorants, et les pilules de créosote et d’iodoforme à l’intérieur.

Le 15 septembre, notre ami M. Roux, qui venait fréquemment dans le service nous ayant vanté l’heureuse action de la créosote en injections hypodermiques sur les expectorations abondantes, nous avons obtenu de M. le D' Renault, l'autorisation de traiter cette malade par ce procédé.

On fit d’abord, deux, puis trois et quatre injections quotidiennes, d’une seringue de Pravaz chacune d’après la formule suivante :

Huile de créosote de hêtre

; Reset Aà 50 eo Huile d’amendes douces stérilisée aà 00 gr.

La malade a très bien supporté ces piqûres qu’elle ne trouvait pas trop douloureuses.

Elle pesait au jour où on à commencé le traitement, 47 kilogrammes 1/2, et rendait chaque matin de 100 à 410 grammes de crachats fétides.

Le traitement fut continué pendant deux mois jusqu’au jour où la malade sortit sur sa demande pour aller habiter la campagne suivant notre conseil.

Elle pesait alors 49 kilogrammes, c’est-à-dire 3 livres de plus qu’à son entrée à l'hôpital. Elle ne rendait plus que 25 à 30 grammes de crachats, fortement aérés et dont l'odeur fétide avait complètement disparu.

Nous devons mentionner l'apparition vers le 40° jour de deux petites plaques de sphacèle provenant de deux injections faites trop superficiellement par une infirmière inexpérimentée. Un repos de quelques jours suffit à les faire disparaître. On n’a jamais observé aucun symptôme fébrile, ni trouble gastrique. Il a été pratiqué en tout 160 injections. Dès la 40e l'amélioration était déjà très notable.

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M. le D: Huchard avait bien voulu autoriser notre ami M. Chevillot, externe de son service, à traiter 5 tuberculeux par les injections créosotées suivant la formule que nous préconisons.

Toutefois nous ne pouvons donner les observations que de deux de ces malades: deux des autres offrant des lésions trop avancées pour pouvoir entrer en ligne de compte, le dernier n'étant soumis au traitement que depuis quelques jours.

Osservarion XV (communiquée par M. CeviLor).

La nommée A... Marie, âgée de 24 ans, passementière, entre à l'hôpital Bichat le 12 février 1892, salle St-Louis, n° 2.

Père mort tuberculeux. Mère bien portante. Un frère bien portant.

A eu la gourme dans son enfance pendant très longtemps jusqu’à l'âge de 12 ans.

Réglée à 16 ans. Régulièrement un peu en avance. Beaucoup de leucorrhée.

Mariée à 21 ans, à eu un enfant mort à 43 mois d’une maladie de l'intestin.

Métrite suite de couches.

A eu une bronchite il ÿ à 6 mois, tousse depuis, a remarqué des filets de sang dans ses crachats en juin dernier.

A son entrée à l'hôpital, facies un peu pâle, anémié, peau brune, cils longs, ongles bombés.

A la percussion : submatité légère au sommet gauche. À l’auscultation : respiration soufflante et quelques râles crépitants dans toute la moitié supérieure du poumon gauche ; râles sous-crépitants et diminution du murmure vésiculaire à droite.

Rien au cœur ni aux autres organes.

La malade tousse peu et ne crache pas. Sueurs profuses la nuit. Maux d'estomac et vomissements fréquents.

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Ses règles n'ont pas paru depuis 2 mois; elle pense être enceinte. Elle à eu en effet des faiblesses depuis quelque temps, des envies de dormir fréquentes ; ses seins grossissent et lui font un peu mal. Elle entre à l'hôpital le 12 février et le 18 avec l'autorisation de notre maître M. le D' Huchard nous commençons à lui pratiquer chaque jour deux injections de deux centimètres cubes de la solution suivante :

Hunérdé-Créosote ere a O0 QT.

Huile d'amandes douces . . . . . 40 »

Vasehne liquide ancre ones 40%

. La vaseline liquide n’a été ajoutée à la solution que le troisième jour et suivant le conseil de notre ami M. E. Roux, parce que la malade trouvait les injections un peu douloureuses.

En effet, à partir de ce moment elle ne s’est plus jamais plainte.

Elle sent le goût de la créosote aussitôt après l'injection.

La malade pesait 47 kilog. le jour où on a commencé le traitement.

Les injections pratiquées à la paroi thoracique postérieure sont bien supportées par la malade et ne déterminent ni réaction fébrile ni troubles gastriques.

Une seule faite par l'infirmière dans la masse musculaire de la cuisse a causé une douleur assez vive pendant 24 heures et a laissé un noyau induré douloureux à la pression qui à persisté environ sept ou huit jours.

Le 1% mars la malade se plaint de douleurs de reins, dues sans doute à son état de grossesse ; nous la touchons et ne constatons pas de modification appréciable du col. Nous supprimons les injections pendant deux jours.

Le 4 mars nous reprenons les injections que la malade réclame elle-même, son expectoration d’ailleurs peu abondante a complètement cessé, elle tousse moins.

Le 11 mars la malade à eu des crises de nerfs qui se sont répétées deux fois depuis : elle nous dit en avoir eu également à sa dernière grossesse. Les signes de son état s’accentuent d’ailleurs tous

Roux 6

les jours et nous pouvons presque dès maintenant affirmer qu'elle est enceinte.

Actuellement Marie A... ne tousse presque plus, ne crache pas ; elle a repris bonne mine et pèse 47 kilog. 1/2, elle a donc augmenté d’une livre et demie. ‘

A l’auscultation on entend encore la respiration un peu soufflante et quelques râles sous-crépitants fins au sommet gauche, à droite il persiste un peu d’obscurité respiratoire mais les râles ont complètement disparu.

Nous avons pratiqué en tout 34 injections de un gramme de solu-

tion chacune.

Ogservarion XVI (communiquée par M. CaevicLor).

François P... charretier, âgé de 31 ans, entré à l'hôpital le 5 janvier 4899, salle Bazin, n° 1, M. Bis.

Parents bien portants.

Ce malade robuste d’apparences, un peu alcoolique, n’a jamais été malade. Il contracte la grippe vers le 10 décembre et se trouvant plus souffrant entre à l'hôpital le 5 janvier.

A ce moment matité complète en bas à gauche, diminution du murmure respiratoire et râles crépitants disséminés au même point ; on diagnostique : pneumonie grippale et le malade est traité par les moyens ordinaires, il se produit d’abord un peu d'amélioration, mais la matité persiste avec de la fièvre et les crachats d’abord rares et sans caractère pathologique, deviennent plus abondants (environ 350 grammes par jour); ils sont purulents, non aérés mais sans odeur. Le 15 février on commence à lui faire 2 injections par jour de 2 grammes chaque de la solution de créosote. Les crachats diminuent notablement, mais le 3 mars le malade est pris d’une vomique purulente : en même temps apparaissent les signes d’une pleurésie métapneumonique. .

On fait la thoracentèse et on retire un litre de pus non fétide.

Actuellement (13 mars), matité complète dans tout le côté gauche, murmure respiratoire très faible et entendu seulement dans le tiers

LS ee supérieur du poumon, râles sous-crépilants en ce point, en avant : submatité, respiration soufflante, retentissement de la voie, pas de -pectoriloquie, aphone.

A droite quelques râles disséminés, respiration un peu soufflante avec retentissement de la voix.

En somme pleurésie métapneumonique en pleine évolution.

Les piqûres de créosote ont été continuées tout le temps : le malade qui au moment de sa vomique n’expectorait plus que 100 gr. de crachats, a craché davantage du 3 au 6 mars ; actuellement il ne crache plus que 100 à 110 grammes de crachats purulents mais qui deviennent de jour en jour plus aérés.

Il a maigri d’un kilog ; fait qui n’a rien de surprenant étant donné la pleurésie survenue au cours de son traitement.

Nous avons encore une vingtaine d'observations analogues aux précédentes, que nous ne croyons pas devoir publier maintenant : celles qui précèdent portant sur près de 50 malades nous paraissent suffisantes pour affirmer les conclusions que nous avons annoncées au début de cette thèse.

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