CHAPITRE TI
Nous n'insisterons guère sur l'historique souvent renouvelé de cette question de la créosote.
Signalée en 1830 par Reichenbach, elle fut d’abord appiiquée au traitement des hémoptysies et des diarrhées tuberculeuses, puis de la phtisie elle-même.
Après une courte vogue et quelques succès en France, en Allemagne et en Angleterre, elle disparut completement du formulaire thérapeutique apres le rapport de Martin-So- Jon et surtout après l'affirmation d'Orfila qui la traite « de poison dont 2 grammes suffisent à tuer un chien ».
Ce sont les travaux du professeur Bouchard et du D' Gimbert, de Cannes, en 187% qui commencérent à la tirer d’un injuste oubli. La note parue à ce sujet dans la Gazette hebdomadaire en 1877, souleva cependant des critiques aussi violentes qu'injustes.
Nombre de praticiens l’essayérent pourtantet les observations publiées à partir de 1873 par Sommerbrodt à Breslau ; Hontzel à Berlin ; Reuso, Pick, Guttmann, Horner, Lubinsky, etc..…., etc..., vinrent affirmer ses propriétés antituberculeuses.
Les expériences de Caze et Simon (de Nancy) sont eucore venues confirmer celte opinion qui n'est plus discutée depuis la publication des statistiques de Bouchard, Gimbert, Tapret, Sommerbrodt qui portent sur près de 15.000 malades.