GO TRAITEMENT
acidulé le tout à l'acide clilorliydrique et l'on soumet la liqueur à un courant lent d'hydrogène sulfuré prolongé pendant deux heures, i.e précipité noir ohtenu est décanté, puis houilli avec du sulfite de soude pour le débarrasser du soufre que peut produire l'hydrogène sulfuré au contact du chlore si fréquemment contenu dans l'acide chlorhydrique. Enfin, le précipité lavé, est séché à 100° et pesé.
8,840 litres d'air aspiré ont amené dans l'eau du ballon un poids de mercure qui évalué à l'état de sulfure, s'élève à 0 gr. 063 millig., ce qui correspond à 0 gr. 122 milligr. de biiodure de mercure.
En supposant que dans une séance d'inhalation un malade aspire 150 litres de spray biiodomercurique à chiffre voisin de la réalité, il pénètre dans son poumon un peu plus de 2 milligr. de biiodure ; ce faible poids de substance active suffit à désinfecter 80 gr. de crachais ou de mucus infesté de bacilles vulgaires ou pathogènes. En se soumettant par jour à deux pulvérisations, ce poids doit être doublé et porté à 160 gr.
Nous pensons qu'un traitement anti-parasitaire basé sur ces faits ne doit pas être considén'" comme inefficace ; nous venons de démontrer
en même temps qu'il ne présente aucun danger.
Poussant plus loin nos investigations, nous avons recherché si le spray ou plus exactement si les particules médicamenteuses qui en proviennent peuvent être amenées au delà des grosses bronches par le phénomène de l'inspiration. En plaçant à l'extrémité d'un tube de caoutchouc de 4 mètres de long un tube de verre plein de cristal concassé faisant l'office de bourre, nous avons pu décéler après le passage de 2 à 3,000 litres d'air, la présence du mercure dans le cristal concassé.
Nous ajoutons que la pénétration de la force du médicament est telle, qu'en faisant barbotter l'air chargé de spray dans un flacon laveur, on retrouve du mercure dans les bourres qui filtrent cet air à sa sortie du barbotteur.
Ainsi, aucun doute ne saurait subsister: le médicament parvient en quantité appréciable dans les petites bronches du poumons ; c'était là un point capital, que nous avions à cœur d'établir sohdement.