IC TRAITEMENT
Siegle de Stuttgarcl qu'on doit la vulf^arisîilion des instruments de ce genre. Ils reposent tous sur la faculté que possède un jet de vapeur dirigé tangentiellement à l'ouverture capillaire d'un tube effile, d'y produire un vide qui détermine l'ascension du liquide dans letiuel ce tube plonge ; ce liquide se mélange alors violemment à la vapeur, qui le réduit à l'état de brouillard.
Ces appareils comportent trois parties essentielles.: un générateur destiné à produii^e de la vapeur, un appareil pulvérisateur proprement dit, et un récipient destiné à contenir le médicament.
C'est après avoir étudié attentivement ces trois organes du pulvérisateur à vapeur que nous avons été appelés, non par le désir d'innover, mais par la nécessité d'avoir un spray irréprochable et bien dosé, à introduire dans ces trois organes les modifications que l'expérience nous a montrées rigoureusement nécessaires.
§ I . — Du générateur de la vapeur.
Pour obtenir une bonne pulvérisation des liquides, il est indispensable de posséder un jet de vapeur à une pression voisine de une atmosphère et demie; avec des jets émanant d'un d'un générateur chargé à un quart et même à
une demi-atmosphère, la vapeur sort en bavant de l'orifice, aussi le liquide s'élève-t-il mollement dans le tube abducteur. Or, il importe de ne pas oublier que le mécanisme de la pulvérisation par la vapeiu' repose sur le choc violent de la colonne ascendante de la solution contre le jet de vapeur d'eau à haute tension, d"où la nécessité évidente d'avoir à sa disposition un générateur résistant dans lequel la vapeur puisse être emmagasinée sous une pression de une à deux atmosphères.
11 n'existe pas de générateurs convenables sans un robinet qui puisse s'opposer à la fuite de l'eau vaporisée, et sans une soupape dé sûreté dont le double but est de prévenir l'explosion de l'appareil et de régler la force du jet. Si l'industrie construit des générateurs de grande dimension d'un réglage automatique, il est loin d'en être ainsi pour les pulvérisateurs médicaux, car franchement, on ne peut donner le nom de soupape à ces obturateurs à ressort, à ces reniflards latéraux qui se détraquent très vite, perdent rapidement de leur élasticité, se rouillent ou s'oxydent, et sont bientôt hors d'usage. Il n'en est pas de même des soupapes à poids constant, dont sont pourvus tous les générateurs qui ont la prétention de régula-
riser la pression de la vapeur. C'est, comme on le verra plus bas, à ce genre de soupape que nous nous sommes arrêtés.
§ 2. — Du pulvérisateur proprement dit.
Le pulvérisateur proprement dit est un instrument fort simple ; il consiste comme on sait en deux tubes placés perpendiculairement l'un à l'autre, de façon à ce que le jet de vapeiu' dirigé horizontalement affleure l'extrémité du tube destiné à amener la solution médicamenteuse.
L'agencement de ces tubes est facile, mais il doit être fait de manière à récolter le maximum d'effet, c'est-à-dire le maximum d'aspiration dans le tube abducteur; puis le système est invariablement fixé dans la position qui détermine l'ascension de la plus haute colonne mercurielle.
Dans les cas habituels, il n'est pas utile que le diamètre de l'orifice par lequel s'échappe la vapeur soit supérieur à im demi-millimètre. La même remarque s'applique au tube abducteur du liquide, mais avec cette condition particulière que l'épaisseur de la paroi de ce tube effilé doit être très ftiible, sinon la pulvérisation devient
mauvaise, et même impossible quand cette épaisseur est exagérée.
Il est également facile de comprendre que plus l'ouverture du tube abducteur sera grande et plus le débit du médicament sera considérable. Les pulvérisateurs répandus dans le commerce ayant tous des ouvertures invariables, et se trouvant dépourvus d'un moyen de modifier la vitesse d'écoulement du liquide, on est dans l'impossibilité absolue de restreindre ou d'augmenter le débit du liquide médicamenteux;, c'est là un inconvénient grave que nous avons fait disparaître en plaçant sur le trajet du tube abducteur un robinet qui permet de graduer la quantité du liquide lancée dans le jet de vapeur.
Les solutions médicamenteuses que nous avons employées étant de nature à attaquer le cuivre et la plupart des métaux, nous avons dû joindre à nos pulvérisateurs un tube à robinet eu verre, ce qui n'a pas été la moindre difficulté que nous ayons rencontrée.
§ 3. — Du récipient.
Le récipient destiné à recevoir le médicament doit être de verre; autant que possible inamovible, c'est-à-dire pouvant être aisément chargé
de liquide sans être déplacé. Il doit être gradué de haut en bas, afin qu'on puisse apprécier, d'abord la vitesse d'écoulement du médicament, ensuite la quantité qu'il convient de réduire en spray, à chaque séance de pulvérisation.
Pour que les pulvérisateurs soient mécaniquement irréprochables, ils doivent posséder un générateur à pression constante, et indiquer eux-mêmes à tous les instants la vitesse d'écoulement du liquide médicamenteux.
C'est dans ce but que nous avons entrepris les recherches rapportées dans les pages suivantes.