‹ Traitement de la tuberculose pulmonaire par les pulvérisations biiodo-mercuriques et technique des pulvérisationsChapitre 5 sur 24 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Considérations pratiques sur la pulvérisation des liquides.

Rappelons tout d'abord les principes suivants :

1" Som une mêine pression, le poids de vapenr qui s'échappe par un orifice de diamètre invariable, est égal dans des temps égaux.

Il suffit, pour démontrer expérimentalement cette vérité, de condenser par exemple à plusieurs reprises pendant cinq minutes le jet total de la vapeur qui s'échappe d'une chaudière maintenue à une pression constante, puis de peser à chaque fois le volume d'eau obtenue ; on peut se convaincre que ce poids varie à peine de quelques centigrammes sur 30 à 40 grammes de liquide recueilli.

2° Si la pression est inconstante, les poids de

vajmir échappée par le même orifice dam des temps égaux sont inégaux.

La méthode expérimentale qui permet de vérifier ce principe est la même que celle qui précède, et nous donnons ci-après un tableau empirique permettant déjuger de ces variations :

Pressions . Poids de viipeiir recueillie

tliins des lemps égaux.

Une demi-atmosphère d4 parties.

Une atmosphère 22 —

Une atmosphère et demie 29 —

Deux atmosphères 33 —

Deux atmosphères et demie 38 —

Trois atmosphères 40 —

Quand, sous la pression d'une atmosphère, il s'échappe 22 parties de vapeur, deux atmosphères en fournissent seulement 35, et trois atmosphères 40. En un mot, plus la pression s'élève, et plus faible est proportionnellement le poids de vapeur rejeté dans l'air ambiant.

La courbe OA du diagramme figure 1 représente graphiquement ce phénomène.

Les principes que nous venons de mentionner sont applicables à l'écoulement des liquides médicamenteux dans les tubes abducteurs des pulvérisateurs :

1° Dans des co?iditions invariables de pressioti, les poids des liquides échappés par

le même orifice sont égaux dans des temps égaux.

Il suffit, pour vérifier l'exactitude de cette assertion, de notera intervalles égaux la quantité

Fig. 1.

de liquide disparu du récipient gradué du pulvérisateur, une simple lecture est ici nécessaire, et elle confirme exactement le fait annoncé.

T Dans des conditions variables de pression, les poids des liquides échappés par le mêm e orifice sont inégaux dans des temps égaux.

En effet, ces poids croissent avec la pression, mais non proportionnellement à elle, ainsi que le tableau suivant en fait foi :

Pressions dans Poids du liquide pulvérisé

le gonornteur. dans des temps égaux.

Une demi-almospbèro 8 parties.

Une atmosphère 13 —

Une atmosphère et demie i8 —

Deux atmosphères 22 —

Deux atmosphères et demie 255 —

Trois atmosphères 27 —

jLa courbe OB de la fîg. 1 a été construite sur ces données numériques.

Avant d'aller plus loin, faisons ressortir cette conclusion, que dans tout pulvérisateur à vapeur, la pression doit être invariable, si on tient à avoir un spray de composition bien définie, ce n'est d'ailleurs qu'en éliminant cette inconnue qu'on peut calculer la richesse du spray en substance active.

En effet, quand on connaît une fois pour toutes le poids P de vapeur émise par l'orifice dans l'unité de temps, et la quantité Q du liquide médicamenteux qu'elle entraîne avec elle, le poids total du spray sera toujoiu's représenté par P + Q.

Si Q, pour choisir un exemple, est une solution mercurielle à ,4m; le titre du spray sera quand P = Q ; ce titi'e diminuera si Q devient plus petit que P.

Voici d'ailleurs la formule générale qui in-

dique la composition du spray en fonction de l'invariable P et de la variable Q.

T, ou le litre du spray = ^p^^Q^^Qp

représentant le titre du liquide médicamenteux.

Cette expression fort simple, répond aussi aux cas où P cesserait d'être constante pour devenir variable. Mais, nous le répétons, il est plus pratique de déterminer une fois pour toutes la quantité de vapeur échappée dans l'unité de temps de la chaudière chargée d'un poids invariable ; cette donnée aisée à obtenir peut être d'ailleurs demandée au constructeur des pulvérisateurs.

Si, comme nous l'avons démontré, la quantité du liquide pulvérisé n'est pas exactement proportionnelle à la tension de la vapeur dans la chaudière, il existe cependant un rapport constant entre le pouvoir aspirateur du jet de vapeur et le débit du liquide pulvérisé.

Pour nous, ce pouvoir aspirateur est indiqué par la hauteui^ mercurielle que le jet détermine dans le tulje abducteur, pouvoir très différent, suivant la disposition respective des orifices ca-^ pillaires, mais fort stable dans tout système invariablement fixé.

Eli opérant avec des pulvérisateurs parfaitement réglés au point de vue de la pression et de la disposition réciproque des orifices, nous avons obtenu le tableau suivant :

l'ression. Poids du liquide Force aspirante en Kapport

pulvérisé.

c. m. de mercure.

Une demi-atmosphère....

Sparties

Une atmosphère et demie. .

Deux atmosphères et demie.

d'où il découle que le rapport entre le poids du liquide pulvérisé et la hauteur de la colonne mercurielle est sensiblement constant.

C'est là un fait d'autant plus intéressant à constater que le pouvoir aspirateur du jet n'est pas proportionnel à la pression qui l'engendre.

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