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CHAPITRE IV

Dans quels cas la tuberculose rénale est justiciable

du traitement chirurgical

Nous ne. parlerons pas de là nephrotomie. Elle n’est qu'une opération d'urgence praticable dans le cas de vastes pyonephroses ; elle offre le grand inconvénient de laisser subsister le foyer tubercu-

FATOUX:

La néphrec{tomie reste donc la seule opération à pratiquer. Et si jusqu'ici nous avons semblé l’écar- ter, ce n’est point par crainte de ses conséquences immédiates. C’est en effet, après la néphropexie, la plus benigne de toutes les opérations de la chirurgie urinaire. Nous sommes loin du temps où Albert disait que c'était folie d'entreprendre la guérison opératoire de la tuberculose rénale ; ous avons “accompli bien des progrès depuis la statistique de Vigneron en 1892 où il acctfse une mortalité ‘6péra-

DOG des

toire de 40 pour 100, puisqu’actuellement nous pouvons nous en tenir à a statistique d’Albarran : 2,77 pour 100. | |

Si la mortalité opératoire a tant baissé durant ces dernières années, c’est que, grâce aux nouvelles méthodes d'exploration rénale et notamment au cathétérisme de l’uretère, on ne fait plus de néphrectomie sans s'être rendu compte du fonctionnement du rein supposé: sain. Nous aurons donc à nous entourer de toutes ces précautions avant de décider Popération.

La néphrectomie est une excellente opération, et c'est même la seule opération à conseiller dans la tuberculose rénale. Mais pour cela ül faut qu'elle soit indiquée. Ses indications sont les suivantes : |

1 Lorsque le traitement médical ayant échoué la pyurie et l’hématurie sont abondantes et répétées et.

indiquent par leur quantité que la presque totalité

du parenchyme est envahi ; % lorsque les symptô-

mes vésicaux : douleur et fréquence des mictions, dominent la scène, surtout s’il y a de la rétention

rénale, pouvant occasionner linfection des organes voisins ; & lorsque la douleur est telle qu'elle devient insupportable pour le malade, même si elle semblait constituer l'élément à peu près exclusif de la maladie. Témoin l'observation rapportée par M. Loumeau de Bordeaux ; il s agissait d'une jeune femme dont le seul nn de tuberculose rénale

consistait en des crises paroxystiques d’une acuité très grande allant jusqu’à la syncope ; elles auraient poussé le malade au suicide sans la néphrectomie qui amena la guérison ; 4° lorsque la tuberculose rénale s'accompagne de localisations épididymaire, vesiculaire ou prostatique ; 50 et c'est là l’indication qui peut résumer toutes les autres, toutes les fois que l’état général devient mauvais, que le malade maigrit, que la fièvre s'allume ; le rein est un foyer d'intoxication qu'il faut extirper sans retard.

Dans tous ces cas, nous n’oublierons pas d’instituer le traitement médical après la néphrectomie.

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