SIXIÈME PARTIE
OBSERVATION NON CLASSEE (rapportée à titre de contre-indication de la méthode)
Rétrécissement mitral congénital: Accouchement normal. Poussée d'endocardite infectieuse Accidents abservés au cours de la vaccinothérapie
R.. Primipare, 25 ans.
Dernières règles : fin décembre.
Entre à la 1° Infirmerie le 19 janvier, pour cardiopathie et
grossesse.
Antécédents héréditaires. — Mère morte au cours de f'épidémie de grippe. Père mort tuberculeux.
Antécédents personnels. — Personnellement, bronchite dans
l'enfance ; a présenté des hémoptysies au moment de la puberté. Rougeole à un an. Pas d’autres maladies infectieuses, ni rhumatismes, ni chorée.
A toujours été essoufflée et ne pouvait pas courir, étant enfant; elle accusait de fréquentes syncopes.
À présenté au début de sa grossesse plusieurs hémoptysies, pendant plus d'un mois.
Entre dans le service, sur l'avis d'un médecin.
À l'arrivée, dyspnée ‘assez prononcée, cyanose des lèvres ; pas d'œdème des jambes. À la palpation du cœur, on constate : une vibration de la mitrale, dure, nettement perçue à la main, et un frémissement cataire. À l’auscultation : rythme mitral de Durozier : coup de râpe présystolique et dédoublement du deuxième bruit.
6 juin : Accouchement normal : suites normales.
10 juin : Digitaline de la solution à 1/1000° : IV gouttes. Cœur : bruits sourds, arythmie : essoufflement,
2 juin : Température : 39°, pas de frisson. Pâleur, langue un peu sèche. On fait une injection de 2 cmce de vaccin dé Delbet ; on n'observe ni réaction locale, ni générale.
15 juin : On continue la digitaline puis le strophantus. L'apyrexie redevient absolue. Malade toujours essoufflée : pouls, TOS arythmie toujours accentuée. «
La température est à 38°2. À 11 heures du matin, injection de 2 cmc. de vaccin de Delbet. L'après-midi, grosse réaction de shock : frisson, cyanose, accélération du pouls, syncope.
On cesse alors le vaccin.
25 juin. — La courbe thermique est moins élevée,
7 juillet : Le dédoublement du deuxième bruit a disparu ; il n'y a plus d’essouflement ; mais l'arythmie persiste. Depuis une dizaine de jours, la malade reste apyrétique. Elle part en convalescence.