‹ Traitement de soixante-deux cas d'infections de la grossesseChapitre 8 sur 34 · IL — NOTES SUR LA PRÉPARATION DES STOCK-VACCINS · texte numérisé non relu

IL — NOTES SUR LA PRÉPARATION DES STOCK-VACCINS

POLYVALENTS. VACCIN DE M. LE PROFESSEUR DELBET

Nous avons employé des stock-vaccins préparés dans les laboratoires du commerce. Leur préparation ne varie pas beaucoup de celle des auto-vaccins. — Une mention spéciale doit être réservée au stock-vaccins de M. Delbet, qui a combiné la méthode pasteurienne du vieillissement des cultures à la méthode moderne des cultures stérilisées par la chaleur. Le vieillissement diminue la toxicité, mais ne ja fait pas disparaitre.

Les corps microbiens se chiffrent iet par milliards, treize milliards dans une ampoule de 4 cm.

Soit 1.750.000.000 de streptocoques, 3.300.000.000 de staphylocoques, 8.000.000.000 de pyocyaniques.

Le pyocyanique a été choisi par M. le professeur Delbet, parce qu'il semble avoir une action antagoniste sur le déve-

loppement du streptocoque et en atténue les effets.

Considérations générales

sur la méthode

Les réactions déterminées par les vaccins ont été regardées comme très dangereuses par de nombreux médecins et par le public (accélération du pouls, élévation de la température, sueurs, frissons) et ont certainement contribué à empêcher la diffusion de ces agents thérapeutiques dans le traitement des infections. Nous-même avons interrogé des médecins praticiens expérimentés et avons souvent entendu déprécier la méthode, à cause des réactions de shock signalées.

Pour les soixante malades dont nous reproduisons ici l'observation, nous avons eu à enregistrer quelques-uns de ces shocks, mais jamais nous n'avons eu d’aggravation de l'infection ou de suites graves à déplorer de l'emploi de nos vaccins. Ce sont surtout les vaccins de M. Delbet qui ont semblé donner des réactions relativement intenses ; elles apparaissent deux à trois heures après l'injection, se manifestent par un ou plusieurs frissons et par une accélération du pouls ; la température s'élève de quelques degrés et persiste à ce stade pendant plusieurs heures. Mais nous avons observé souvent ce fait que plus Îles

réactions générales sont intenses, plus l’amélioration con-

Trop

sécutive est fréquente et nette, en ce qui concerne la sédation des phénomènes douloureux, la localisation ou la résolution de la suppuration et la chute de la température.

Ces réactions s’observent aussi bien après les injections des métaux colloïidaux et des substances protéiques. L'organisme lui-même produit des crises analogues spontanément, par exemple à la fin de la pneumonie.

En août 1921, dans un article paru dans la Presse Médicale, M. Benoît fait les remarques suivantes : & Les objections faites à l'emploi de la vaccinothérapie dans le traitement des maladies infectieuses ne sont pas suffisantes pour justifier l’abstention du praticien. Les vaccins bien préparés et surtout les vaccins protéiques, n’augmentent pas l’intoxication du malade ; le shock hémoclasique déterminé par l'injection de vaccins est une altération brusque de la nutrition qui favorise la défense physiologique du sujet infecté. Je sais bien, par exemple, que c'est une méthode active du traitement et non pas passive comme la sérumthérapie. Il ne faut donc l’employer qu'en pleine connaissance de cause, c'est-à-dire qu'il faut savoir quand l’employer et comment l'employer, mais c'est une méthode de traitement scientifique, tout à fait justifiée, et d'autant plus apte à donner de bons résultats qu'elle

est essentiellement spécifique ».

A) Modes d'administration.

Nous nous sommes toujours servi de la voie souscutanée pour l'introduction de nos vaccins. M. le professeur Benoît (de Montréal) recommande la voie intraveineuse, comme plus rapide et plus active ; nous n’en avons

pas l'expérience.

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