‹ Traitement de soixante-deux cas d'infections de la grossesseChapitre 9 sur 34 · SOLE · texte numérisé non relu

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En tout cas, en ce qui concerne les auto-vaccins, nous pensons qu'il faut tâter la susceptibilité du sujet, en administrant un centimètre cube par voie sous-cutanée, tout à fait au début de l'infection : 1 faut agir vite. On continuera par des doses légèrement croissantes, qui augmenteront par demi-centimètre cube quotidiennement, jusqu’à la disparition des phénomènes infectieux, si l’on constate une réaction organique favorable (chute de la température, diminution de la douleur, résolution des suppurations, etc.). Enfin les doses du vaccin seront toujours présentes à l'esprit du clinicien.

Pour les stok-vaccins en général et pour le vaccin de M. Delbet en particulier, les mêmes réflexions semblent nécessaires :

a) Traiter l'infection tout au début, dès l'indication posée ;

b) Tâter la résistance organique du sujet par une premère injechon de faible volume ;

c) Bien connaître la teneur microbienne du vaccin ;

d) Enfin, se conformer aux règles particulières sui-

vantes :

On injecte sous la peau ou dans les muscles de la cuisse ou de la fesse le contenu d’une ampoule, de préférence en deux points différents.

Selon l'indication fournie par l’état du malade, on fera une, deux ou trois injections de trois à quatre centimètres cubes de vaccin, suivant la teneur microbienne. M. Delbet conseille d'injecter son vaccin à raison d’une ampoule de quatre centimètres cubes tous les trois jours, à répéter

trois fois.

Pour obtenir ( un effet vaccinal », il est préférable de faire les trois injections. Il n’y a pas lieu, sauf circonstances spéciales, de dépasser le chiffre de trois injections.

Dans tous les cas, il faudra mettre en œuvre, en même temps que la vaccinothérapie, le traitement habituel des

infections gynécologiques ou obstétricales.

B) Indications.

1° Dans les pyélonéphrites gravidiques. — Nous avons essayé avec des résultats encourageants la vaccinothérapie et principalement la stock-vaccinothérapie, dans les cas de pyélonéphrites gravidiques, soit à la phase septicémique, soit à la phase suppurative.

2° Dans les infections des suites de couches ou du postabortum, les abcès du sein, les lymphangites, adénites. — Nous avons usé de la méthode, sans incident, dans toutes les septicémies aiguës des suites de couches ou du postabortum. Mais, l’hémoculture étant positive, le succès est rare ; nous n'avons observé qu'une seule fois la guérison

survenir en pareil cas.

C) Contre-indications.

Elles sont nettes pour les cardiopathies en général. Le vaccin semble avoir sur le cœur malade des effets fâcheux, se traduisant par une violente réaction de shock (frissons, päleur, accélération vive du pouls).

Il semble qu'on doive user de prudence aussi en ce qui concerne le traitement des phlegmatia alba dolens par les vaccins. Dans un cas, nous avons observé un infarctus pulmonaire chez une malade soignée dans ces conditions.

Ÿ a-t-il eu une relation de cause à effet dans ce cas ? Nous.

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ne saurions nous prononcer. Le vaccin a-t-il eu une action quelconque sur le caillot oblitérant ? Il s'agit d'un fait à préciser.

En somme, les contre-indications sont peu nombreuses. Il faut tenir compte surtout de l’état de la graine et du terrain. C'est principalement quand il y a trop de microbes en circulation, dans les infections suraiguës, dans les bactériémies que l’on devra rejeter la méthode plus comme inutile que comme dangereuse. En deuxième lieu, nous ne pensons pas, d’après nos observations qu'un organisme déjà très profondément surmené et affaibli puisse bénéficier de cette pratique. À l'encontre de cette conception cependant, nous rapportons dans ce travail le tracé thermique et l'observation d’une malade (Observation I, 1'° partie) qui, atteinte d’une infection puerpérale suraiguë, mais sans hémoculture positive cependant, fut traitée par les stok-vaccins malgré un état général grave (température à 40°, pouls filant, langue sèche, frissons, etc.) : la guérison survint relativement assez rapidement et le vaccin fut bien toléré. Mais nous avons observé, par contre, de nombreux cas, dans lesquels l'organisme surmené, profondément infecté ne réagissait nullement sous l'influence du

Résultats

Dans les infections aiguës généralisées, de type aigu, grave, dans les septicémies streptococciques, avec hémoculture positive ou non (cas observés : sept), la vaccinothérapie semble la plupart du temps sans résultat.

Il en est de même des infections puerpérales de type moyen (trente-huit cas observés), c’est-à-dire avec quelques accès fébriles et un pouls un peu accéléré, mais sans état général grave. Cependant nous signalons dans ce court travail, l'observation d’une malade (Observation n° T bis, IT partie) traitée, dans ces conditions, par le vaccin de Delbet ; les trois injections de vaccin ont été régulièrement pratiquées, à raison de quatre centimètres cubes par dose, et ont toujours été suivies d’une réaction de shock, suivie de défervescence ; la quatrième injection n’e s'est accompagnée d'aucune réaction de ce genre ; & l'effet vaccinal » était terminé. Malheureusement nous n’avons pas toujours, dans notre travail d'expérimentation, suivi d'une façon aussi systématique les principes de la méthode de Delbet, pour des raisons variables, et les résultats eussent peut-être été plus satisfaisants, si nous nous étions toujours conformés à ces données.

Dans les infections aiguës qui ont tendance à se Îoca-

Jliser (six cas observés), comme dans les périmétrites, les phlegmons du lHgament large, les salpingites et, en général, les collections purulentes résultant de processus inflammatoires locaux, limités, la vaccinothérapie a semblé influencer heureusement la marche des infections (régression de l'élément douleur, résolution des phénomènes de suppuration, chute de la température, impression de mieuxêtre).

Les abcès du sein à staphylocoques (six cas observés) ont semblé être enrayés dans leur évolution par la vaccinothérapie combinée au traitement chirurgical; à ce point de vue, l'observation n° 8 (T"® partie) est assez concluante.

En ce qui concerne les pyélonéphrites gravidiques à colibacilles (deux cas observés), on peut dire que les résultats sont encourageants. Owe Wulf, de Copenhague, en a traité vingt-trois cas très’ graves ; dix-huit ont été suivis de guérison absolue ou de grande amélioration. La fièvre baisse rapidement. À titre documentaire nous reproduisons la courbe thermique d’une malade n'ayant été soignée que par le traitement médical habituel, à côté du tracé de température d'une autre malade traitée par les vaccins ;:et l’on peut constater que la durée de l'hyperthermie, ainsi que son intensité ne sont pas sensiblement différentes. Mais, quant à l'élément douleur, il disparaît rapidement. La pyurie diminue, mais s’en va totalement diffcilement. L'état général s'améliore.

Enfin, les infections à gonocoques (trois cas observés), ou plutôt les complications génitales (métrites, salpingites) ayant une poussée aiguë au moment de l'accouchement où de l’avortement ont semblé être enrayées par l'emploi des stok-vaccins.

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Il serait illogique de donner des conclusions fermes d'après un si petit nombre d'observations ; mais cependant, il semble qu'on puisse dire que les phénomènes d’amélioration clinique ont coïncidé fréquemment avec l'emploi des stock-vaccins dans ces diverses infections.

Ajoutons que l’abstention a été le plus souvent mise en œuvre, en présence des malades traitées dans le service ; les vaccins ont été employés seuls ou concurremment avec la méthode de Fochier.

En outre, les malades dont nous rapportons les observations étaient des femmes amenées du dehors, alors qu'elles avaient fait leur fausse couche ou leur accouchement chez elle, c'est-à-dire le plus souvent dans les plus mauvaises conditions hygiéniques : elles arrivaient avec les complications septiques les plus graves.

Or, voici les résultats :

A) Malades vaccinées.

Pendant une période de huit mois environ, de novembre à juillet, CINQ CENT DEUX malades ont été traitées dans le service. Peu de curages, encore moins de curettages ont été pratiqués. Des vaccins seuls ou combinés à des abcès de fixation ont été administrés à toutes les malades présentant de ja fièvre. Dans tous les autres cas, l'abstention a été

la règle. Les décès ont été de QUATRE, soit 0,79 0/0.

B) Malades non vaccinées.

Dans une première période, de mars à novembre, aucun vaccin n'a été imjecté dans le service. SIX CENT CINQ malades y ont été traitées ;

Les décès ont été au nombre de on£e ;

ER DS En

Ce qui porte la mortalité, pour cette période, à 1,81 0/0. Dans un autre service fonctionnant dans des conditions plus favorables, en ce sens que les malades ne sont pas amenées du dehors, comme les précédentes, avec les complications les plus graves, la statistique donne les chiffres suivants pour une période de huit mois également (sans vaccins) :

Deux cent dix observations, Quatre décès,

Soit une proportion de 1,90 0/0.

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OBSERVATIONS

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