RAS NE
rurgicale. Rien n’est donc. moins justifiée que la sentence prononcée par Mollière, contre laquelle nous protestons de toutes nos forces : « Le traitement par les caustiques, » dit-il, n’a pu être dicté aux chirurgiens que par la peur » de l'instrument tranchant et je le considère comme vé- » ritablement criminel. » Que les indications du traitement dermatologique ne soient pas établies cliniquement, d’une façon définitive ; qu'il puisse et doive ètre modilié aufur et à mesure que son emploi aura fait connaître la meilleure technique, nous l’accordons volontiers : il est perfectible comme toute chose humainé. Mais il est vraiment exagéré d'appeler criminel un traitement qui donne la guérison là où le bistouri avait échoué une et deux fois ; Ià où le bistouri ne peut être employé parce qu'il causerait des dégâts irréparables ; un traitement qui donne la guérison aussi souvent que le bistouri avec une supériorité incontestée au point de vue esthétique et fonctionnel. SRE
[Il nous reste à indiquer la technique que nous estimons la meilleure : nous donnons sans contester la préférence à lignipuneture, sans oublier qu'il ne faut pas être exclusif mais au contraire très éclectique, par l’emploi de la méthode dite mixte. |
Notre expérience personnelle est trop restreinte pour nous permettre d'en préciser les indications. Des quelques faits observés et d’une façon tout à fait générale cette méthode mixte se réduirait pour nous aux quelques points suivants : ignipuncture interstitielle et fragmentée, répétée aulant de fois que cela sera nécessaire, à des intervalles de einq, dix et quinze jours, suivant l'intensité de la réaction locale. Crayonnages biquotidiens avec le violet de méthyle chimiquement pur, quiparaît plus énergique que le bleu.
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Dans les formes végétantes et profondes, on peut avoir recours à la modification suivante : une cautérisation énergique au fer rouge, suivie de l'application régulière de la méthode Cerny et Trunecek.
Dans les deux cas, il convient de ne pas négliger l’emploi à l’intérieur de la magnésie anglaise, selon le conseil de Fonssagrives, et les injections de calomel au moment * que nous avons précisé.