‹ TRAITEMENT DERMATOLOGIQUE DE L'ÉPITHÉLIOME CUTANÉ DE L'ANGLE INTERNE DE L'OEILChapitre 24 sur 27 · RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS

1° L'angle interne de l'œil est un siège de prédilection pour les épithéliomas cutanés ;

2° L'âge auquel ils apparaissent a bien son maximum à partir de soixante ans ; mais, contrairement à l'opinion couramment admise, leur apparition à l’âge de trente ans et moins, est assez fréquente pour ne jamais entrer en ligne de compte dans le diagnostic différentiel.

. L'évolution du néoplasme ne paraît pas sensiblement influencée par cette apparition précoce ;

3" L'influence des irritations locales sur la transformation épithéliomateuse des affections précancéreuses et sur l’éclosion de l'épithélioma, ne paraît pas douteuse.

4° L'influence des irritations locales sur la marche et l'évolution de l’épithélioma est telle que nous osons conseiller l'abstention plutôt que l'intervention incomplète tant chirurgicale que dermatologique.

Le raclage à la curette tranchante ne doit jamais être employé seul comme méthode de traitement.

5° Les agents qui, employés seuls, amènent le plus souvent la guérison, sont: l'acide arsénieux, le bleu et de préférence le violet de méthyle, et surtout la cautérisation ignée.

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6° Il est cependant préférable de combiner ces différents agents pour constituer, ainsi que nous l'avons exposé, une méthode mixte. Lorsque la plaie a pris l'aspect de plaie de bonne nature et que l’épithélioma semble être complètement disparu, les agents cicatrisants, tels que chlorate de potasse et résorcine, sont utilisables pour les pansements.

7° Le traitement dermatologique offre sur l’ablation chirurgicale plusieurs avantages : sans parler du point de vue esthétique qui a son importance, l'état fonctionnel lors de la guérison est supérieur à celui que donnerait l'ablation chirurgicale pour un même épithélioma de l'angle interne.

[n'y a pas de contre-indication, formelle à son emploi, puisqu'il peut s'adresser à une lésion de n'importe quelle étendue.

8° On peut reprocher au traitement dermatologique sa lenteur dans un assez grand nombre de cas, ce qui oblige à préférer l’ablation chirurgicale dans certaines circonstances.

9° La technique du traitement dermatologique exige des soins assidus ; les insuccès sont pour une bonne part imputables à des défauts de technique.

10° Il n’y a aucun inconvénient et il peut être, au contraire, utile d'adjoindre au traitement local, un traitement général représenté par les injections de calomel et l'emploi de la magnésie calcinée.

Les divers sérums ne paraissent mériter, jusqu'à ce jour, qu'une très médiocre confiance.

11° Le traitement de choix à l'heure actuelle nous paraît être la méthode mixte complétée par la radiothérapie.

12° Il est probable, vu les résultats déjà obtenus, que la radiothérapie par les rayons X, mieux connue et défi-

nitivement réglée, suffira pour amener, plus souvent que tout autre agent, la guérison des épithéliomas cutanés.

Elle constituera alors un traitement idéal parce qu'elle Joindra aux autres avantages du traitement dermatologique actuel, le résultat esthétique parfait sans imposer au malade aucune espèce de souffrance et donnant par le « restitutio ad integrum » les plus grandes chances de guérison sans récidive. | = Toutefois le prix élevé de ce genre de traitement et la spécialisation exigée par son maniement, seront deux obstacles à son entrée dans la pratique courante.

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