‹ Traitement des accidents cardiaques de l'hyperthyroïdieChapitre 13 sur 29 · TR ‘M · texte numérisé non relu

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complète. Elle est malheureusement inconstante et trop sou-

vent éphémère.

d) La cure sucre-insuline (le Rimbaud et Anselme Mar-

tin), remédiant à la mauvaise nutrition de la fibre cardiaque, aurait, dans l’asystolie basedowienne, des effets particulièrement heureux. Elle consiste à injecter sous la peau, chaque jour, pendant une dizaine de jours, 5 à 10 unités

d'insuline, un quart d'heure après l’ingestion de 100 gram-.

mes de sucre.

Ja.médication cardiotonique trouve, bien entendu, son complément dans l’emploi simultané des purgatifs, des diu-

LA

rétiques, particulièrement de la théobromine et de la scille, .

et dans la réduction des liquides ingérés.

2° Contre l'hyperthyroïdie, on uüilise la médication iodée.

a) Soit sous forme de solution de Lugol à 5 p. 100 :

I LÔGE:

IK 2 gr.

Eau 20 gr.

telle qu’on l’emploie dans le service de Monsieur le Profes-

seur L. Rimbaud et dont on adminisire XX gouttes ou plus par jour pendant 20 jours.

b) Soit sous forme de di-iodo-thyrosine, dont on administre par jour 2 à 3 comprimés à 0,10.

Il est capital, dans tous les cas, d’assurer au malade le repos et le calme les plus absolus. |

Résultats :

1° Les cardiotoniques bien souvent n’apportent aucune amélioration. C’est le cas de notre observation N° 1, dans laquelle ni la cure de digitaline, ni la quinicardine, asso-

HAVON

éiées à la médication. odée, n’arrivent à modifier l'état d'insuffisance cardiaque grave de la malade. Bien plus, après deux mois de ce traitement et malgré l’adjonction d’un traitement radiothérapique, l’état s'aggrave.

Dans.d’autres cas, les cardiotoniques apportént une régression des symptômes. Mais cette régression est passa: gère. Les troubles du rythme ou les défaillances circulaiires, un moment jugulés, ne tardent pas à faire leur réapparition. C’est ce que l’on voit dans notre observation

N° 2 : Après l’éch:e de la digitaline, la quinicardine à la

dose de un gramme régularise et ralentit le cœur, l’électrocardigramme montre des complexes normaux. Cette amélioration dure trois jours, puis l'apparition de vomissements oblige à diminuer la dose. Dès lors l’arythmie reparaît, la diurèse diminue et à la fin de la cure la malade se trouve dans Je même état qu'avant l'administration du médicament.

2° L’iode donne les mêmes résultats. Il procure au moment de sa mise en train une amélioration des symptômes : hyperthyroïdiens et des symptômes cardiaques et peut servir, à ce titre, à établir un diagnostic étiologique de certaines affections cardiaques. Mais assez vile un palier est atteint et la prolongation de la cure, nécessaire pour certains auteurs, inutile et même nuisible pour d’autre (iodismc), n'apporte pas d'amélioration plus grande.

Ên résumé :

te Le traitement médical des cardiothyréoses n’a qu’un effet uniquement palliatif.

2° Ajoutons cependant que les moyens médicaux ont une place prépondérante avant et après le traitement chirurgical dont ils sont les moyens indispensables de réussite,

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