‹ Traitement des accidents cardiaques de l'hyperthyroïdieChapitre 14 sur 29 · POG · texte numérisé non relu

POG

TRAITEMENT RADIOTHERAPIQUE

Le traitement radiothérapique bien conduit entraînerait … la réduction de l’'hyperthyrcïidie et des troubles cardiaques i qui lui sont rattachés.

Il présenterait l'avantage d'éviter une intervention sanglante et 1: risque fatal que celle-ci peut entraîner. Nous. verrons ei réalité, dans le chapitre suivant, que ce risque n’est pas aussi redoutable que cela et que même les basedowiens asystoliques peuvent sans grand danger, bénéficier de la thyroïdectomie.

Mais par contre, trois griefs sont soulevés à l’encontre

de la radiothérapie :

1° Une action trop lente.

2° De fréquentes récidives. ;

3° Une difficulté plus grande des interventions chirurgicales uliérieures, par formation d’une sclérose thyroïdienne et parathyroïdienne.

Cependant Hagenau, Marcel Labbé et Béclère se sont faits les défenseurs de celte thérapeutique, dont le succès

dépendrait d’une technique très précise :

T'echnique :

Rayonnement trés pénétrant, filtré sur cuivre ou zinc. Irradiation large à la base du cou par voie antérieure,

plus rarement postérieure,

Doses importantes allant de 3.000 à 20.000 r. dans un temps relativement court 15 jours pour 3.000 r.

Six mois pour 20.000 r.

Réstnrots ÿ

1° Dans cinq cas relatés par Hagenau, Gally et Max Lévy, les résultats furent bons au point que, au bout de

un mois seulement toute idée d'intervention fut écartée.

2° Mais des améliorations partielles et passagères ainsi que des échecs'sont enregistrés plus souvent que les guérisOnS : AE *

Marcel Labbé, sur trois cas publiés en 1936 n'obtient qu'une amélioration passagère. Pour la plupart de ses malades, les résultats furent nuls.

En ce qui nous concerne, nous n'avons lenté qu’une fois le traitement radiothérapique et sans succès appréciable.

En résumé :

Les guérisons, lorsqu'elles surviennent, sont rapidement constatées. Sinon l’irradiation ne retarde pas excessivement l'intervention chirurgicale et ne compromettrait en rien l'acte opératoire, grâce à la technique dont nous avons donné les grandes lignes.

Page 1