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LA CRISE POST-OPERATOIRE V ET LES MOYENS POUR LA COMBATTRE

L'opérabilité des cadiothyréoses est donc démontrée ces nombreux exemples. Les statistiques de Welti mont que la mortalité n’est pas sensiblement supérieure à @ des basedowiens simples, qui est de 1 à 2 pour 100. L’ar ment du risque chirurgical ne semble donc plus très s dement fendé. |

Mais c’est à condition d'observer certaines, précautic car Ja thyroïdectomie est une intervention dont la gra immédiate paraît dépendre en grande partie du conditi nement humoral pré et post-opératoire.

Le malade doit, en effet, être correctement préparé l'intervention. De même, après elle, des soins particul sont indispensables pour éviter la crise post-opératoire ne marque pas de se produire sans cela. Cette crise, souv passagère et bénigne, « simple fièvre thyroïdienne », p devenr parfois grave et mortelle : la température mo a 39°, 40° et plus, le métabolisme s’accroît, les signes cart ques s’aggravent. Le malade peut montrer un état d’ag tion intense, avec angoisse et excitation psychique, pari il délire ou présente même un état comateux de maux

augure.

Cette crise est bien marquée dans notre observat .… i

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N° 1 où les soins post-opératoires ne furent prodigués que tardivement, devant l’accentuation des symptômes

1°) Après le deuxième temps opératoire, en plus des troubles récurrentiels dus à la technique elle-même, la malade présente une poussée fébrile à 38°, 38°4 pendant quairé jours, sans modifications de l’état cardiaque.

2°) Après le troisième temps, une nouvelle élévation thermique à 38°, 38°5 se produit pendant deux jours. Les signes cardiaques demeurent stationnaires pendant quinze jours. Puis, malgré le traitement radiothérapique institué, les signes de stase s’accentuent pour ne céder définitivement qu'après deux cures de digitaline et de théobromine.

Dans notre observation n° 2, au contraire, forts de l’expérience acquise, nous faisons immédiatement suivre l’iniervention des soins post-opératoires nécessaires. Aussi u'enregistrons-nous qu’une élévation passagère de la tem- . pérature et du pouls. Les signes cardiaques, loin de s’aggraver, rentrent progressivement dans l’ordre.

La pathogénie de cette crise post-opératoire, a fait l’objet de travaux récents. Les conséquences thérapeutiques qui en découlent sont trop importantes pour que nous n’en parhons pas.

Pathogénie de la crise post-opératoire.

Dans la Presse Médicale du 20 mai 1942, Jacques Mahau (Bruxelles), précise les conditions d’apparition de ceîte crise. Elle serait due : dE Dre

1°) Au choc opératoire et émotionnel chez un sujet dont les centres nerveux sont certainement hyperexcitables. L'administration pré et post-opératoire de sédatifs nervins atténue fortement l'importance de ce facteur.

2) À une diminution brusque et marquée de l’imprégnation thyroïdienne de l’organisme. Ce dernier facteur, parti-

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