CONCLUSIONS
__ 1°) L'étude clinique, pathogénique et thérapeutique de cardiothyréoses montre la place important que ces ‘accidents tiennent dans le cadre des hyperthyroïdies. Leur fréquence est de 16 à 18 pour 100.
2°) Le traitement médical, qui vise à la fois les troubles cardiaques et l’hyperthyroïdie, n'apporte que de brèves et incomplètes rémissions.
3°) Le traitement radiothérapique n’a à son actif que peu de guérisons. Toutefois, lorsqu'elles se réalisent, elles surviennent rapidement — en moins d’un mois — grâce à.une technique précise.
. 4°) Seul le traitement chirurgical attaque d’une façon rapide et définitive l’hyperthyroïdie. De nombreuses observations démontrent qu’il réussit parfaitement chez les basedowiens en état d'insuffisance cardiaque avancée. 5°) Le succès de celui-ci repose en grande partie sur les soins pré et post-opératoires destinés à éviter la redoutable crise post-opératoire : médication iodée avant, thyroxine après l'intervention, auxquelles il faut évidemment joindre des sédatifs nervins et des cardiotoniques. 6°) L’acte opératoire sera précédé d’une anesthésie locale ou loco-régionale de préférence. 7°) La thyroïdectomie subtotale est la plus pratiquée,
PES éventuellement on la complètera par une totale, si des récidives se produisent. \
8°) Mieux vaut intervenir en plusieurs temps chez les anciens hyperthyroïdiens depuis longtemps sous l’influence de l’intoxication thyroïdienne.
Dans les hyperthyroïdies récentes, on pourra pratiquer l'intervention en un seul temps, malgré le risque opératoire plus grand.
Y°) Toute thyroïdectomie réclame la même minutie et la même douceur que la neuro-chirurgie. Ainsi seront évités les hémorragies et les lésions des nerfs récurrents, toujours graves. .
10°) Ces faits démontrent qu’à l'heure actuelle, on doit considérer que les accidents cardiaques de lhyperthyroidie, loin de représenter une contre-indication, constituent au contraire une indication formelle de la thyroidectomie.