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OBSERVATION III

Adénite tuberculeuse sous-maxillaire suppurée chez un enfant. Incision et grattage.

La nommée X..…., âgée de 2 ans 1/2, présente une tumeur située dans la région sous-maxillaire gauche. Cette tumeur est complètement fluctuante ; cependant la peau n’est pas rouge; il n’y a aucune ligne d’inflammation franche ; et l’enfant n’a ni fièvre ni réaction générale et ne semble pas souffrir. Le diagnostic d'adénite tuberculeuse ne peut être douteux en présence de ces lignes et en l’absence de toute lésion pouvant cliniquement être la cause première de cet abcès. Une injection de naphtol camphré est pratiquée. Au bout de huit jours, la peau devient de plus en plus violacée, mais toujours sans qu’il y ait douleur. Dans la profondeur il semble y avoir une coque volumineuse, épaisse, adhérente aux organes sous-jacents.

Dans ces conditions, l’extirpation n'est pas conseillée. On pratique une incision du foyer juste assez grande pour qu’on puisse y introduire une curette; puis les parois sont soigneusement curettées, cautérisées au chlorure de zinc au dixième, et la cavité très vaste est bourrée de gaze iodoformée. Au bout de deux mois, la cavité est comblée, et il ne reste qu’une cicatrice très petite, longue de deux centimètres et large d’un millimètre. Cette cicatrice est d'abord rosée, légèrement

ave

déprimée; elle devient peu à peu blanchâtre, sans que la dépression augmente. Actuellement depuis trois ans, la guérison s’est maintenue sans aucune menace de suppuration, et la cicatrice est à peine visible.

OBsERVATION IV

Adéniles tuberculeuses multiples du cou chez une enfant. Injections modificatrices (0bs. personnelle).

La nommée X..., âgée de 15 ans, en traitement à l'hôpital de Moisselles, présente sur les parties latérales droite et gauche du cou de nombreuses cicatrices provenant d’ablations de ganglions tuberculeux pratiquées à Berck-sur-Mer. À gauche, deux cicatrices existent = l'une de cinq centimètres de longueur environ à la région sous- -maxillaire, l’autre de sept centimètres de longueur à la région sterno-mastoïdienne ; la première est un peu oblique de haut en bas et d'avant en arrière ; la seconde est dirigée dans le sens des fibres du chef sternal du muscle sterno- cléido-mastoïdien. Ces deux cicatrices sont violacées, exhubérantes, et au milieu de chacune d’ elles existe un petit pertuis fistuleux donnant issue à un liquide séro-purulent. Ajoutons que ces cicatrices sont adhér entes aux parties sous-jacentes. |

A droite, il existe trois cicatrices : l’une au niveau de la région mastoïdienne, une seconde dans la partie supérieare (le la région parotidienne, une troisième à la région sous-maxillaire. Ces cicatrices présentent les mêmes caractères que celles de la région latérale gauche du cou, mais elles sont encore plus exubérantes et

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plus défectueuses. Celle de la région parotidienne offre

deux fistules en cul-de-poule donnant lieu à un écoule-

ment de liquide séro-sanguinolent contenant de nom-

breux globules de pus. L'état général est très satisfai-

sant. Cette jeune fille est grande et a tous les caractères extérieurs d'une bonne santé.

Les fistules sont cautérisées plusieurs fois profondément au thermo-eautère sans grande amélioration, et il est probable qu’on sera obligé d'intervenir ; mais le point important, sur lequel nous voulons insister, c’est que,.il y a quatre mois, apparut, à deux centimètres au-dessous de la cicatrice parotidienne du côté droit, un gonfiement provenant nettement d'un ganglion tuberculeux sans altération de la peau, mais adhérent aux parties profondes. L’extirpation ne. fut pas jugée opportune à cause des résultats défectueux chez cette malade des précédentes opérations et à cause des adhérences profondes, Des injections de naphthol camphré furent. pratiquées dans cette tumeur, qui était ramollie sans être fluctuaute ; ces injections furent renouvelées deux fois par semaine pendant deux mois; et, au bout

de ce temps, la masse, qui primitivement avait le volume d’une noix, était réduite à celui d'une très petite noisette. Elle s'est maintenue aiasi ju>qu'à l’heure actuelle, bien que tout traitement ait été cessé, sauf la médication générale.

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