‹ Traitement des affections de la peau. Tome IChapitre 12 sur 33 · HO · texte numérisé non relu

HO

50 centigrammes.

X gouttes.

Chair de poule. —État spécial de la peau, passager dû à l’érection des follicules pileux, qui forment de petites saillies dures, râpeuses. Il survient brusquement sous l’influence d’une émotion vive, d’une peur, du froid vif.

Cheiro pompholix. — (Voir Dysidrose.)

Chéloïde (de’x’O^^j patte de crabe, pince d’écrevisse; li8o;, ressemblance). (Alibert.)

La chéloïde est une tumeur de la peau, extensive et récidivante, caractérisée par une saillie dure, ferme, élastique, résistante, rosée ou rougeâtre, très rarement blanchâtre et décolorée, douloureuse spontanément ou à la pression, unique ou le plus souvent multiple (de I à 100), de volume et de siège très variables, fréquente à la région sternale et au lobule de l’oreille. (Ddguet.)

Elle est tantôt (A) primitive (improprement appelée chéloïde spontanée, vraie, kelis genuina) (Alibert), et est alors souvent symétrique et douloureuse; tantôt, et bien plus souvent (B) secondaire, consécutive, commune (chéloïde cicatricielle de Velpeau, chéloïde fausse d’Alibert, kelis spuria); asymétrique etmoins douloureuse que la primitive, elle succède à une lésion dénaturé très va-

Huile d’amandes douces.

Eau blanche.

Carmin...

Huile volatile de rose....

chéloïde

riable(acné, herpès, vaccine, lésion cutanée produite par thapsia, huile de croton, vésicatoire, brûlure, écorchure, plaie quelconque, etc.). Il existe une prédisposition chéloïdienne incontestable ; certains sujets sont ctiéloïdiens sous l’action de la moindre irritation (E. Besnier). — La chéloïde s’observe de préférence, mais non exclusivement, dans la jeunesse et l’âge adulte, chez les nègres (A. Glarac), les strumeux, les nerveux et jes syphilitiques. Elle doit être distinguée des cicatrices (Voir ce mot) vicieuses, hypertrophiques, bridées, chéloïdiformes, qui restent limitées aux lésions auxquelles elles succèdent et ont une tendance à s’affaisser sous l’action du temps, alors que la chéloïde, au contraire, s’étend, dépasse les bornes de la lésion primitive, s’affaisse sur certains points, fait saillie sur d’autres et présente souvent à ses extrémités des expansions digitiformes palmées sous forme de bandes, de stries ; enfin, contrairement à l’opinion admise par beaucoup d’§,uteurs (Alïbert, Firmin, Hébra, Neumann, Hutchinson, T. DE Amicis, etc.), nous ne l’avons jamais vue disparaître spontanément.

Traitement. ■— Le traitement de la chéloïde est des plus ingrats ; elle ne récidive, en effet, que trop souvent, et on ne peut s’attaquer à la cause de la prédisposition chéloïdienne, qui est encore inconnue.

i° Traitement INTERNE. — Il n’existe pour ainsi dire pas; des recherches seraient à faire dans ce sens.

On a préconisé l’arsenic à haute dose, l’iodure de potassium, la quinine, les mercuriaux.

Contre les douleurs, on peut prescrire Topium, le chloral, le bromure de potassium, Taconitine, l’antipyrine, les injections de morphine, de cocaïne, le froid, le chloroforme.

CHÉLOÏDE

Tbaitement externe. — Topiques: emplâtres à la résorcine, à l’acide salicylique à doses élevées, de.Vigo. Badigeonnages d’iode et de glycérine iodée (Kaposi). Pommade avec ; acétate de plomb, S gr.; alun, 2 gr. 50; axonge, 40 gr. (Dumreicher) ;

Le collodion au bichlorure de mercure à jô ou gj — le laisser trois à quatre jours, puis faire une nouvelle application. Guérison (?) après cinq à six applications (A. G. Browning) ;

Injections interstitielles d’buile créosotée à 20 0/0 (P. Marie);

2» Douches sulfureuses chaudes (Qüinquadd), douches alcalines chaudes ;

3“ Caustiques : Nitrate d’argent, pâte de Vienne, etc. Mauvais résultats ;

4° Cautérisations ignées : Scarifications électro-caustiques (E. Besnier) ;

5» Électrolyse, préconisée par M. A. Hardaway, de Philadelphie, et Brocq (Voir Électrolyse)*,

6 » Traitement chirurgical. — Extirpation complète en dépassant de plusieurs centimètres les limites de la chéloïde. La récidive est fréquente, débutant souvent par les points de suture. Aussi cette opération est-elle déconseillée par un grand nombre de chirurgiens.

Scarifications. C’est le procédé actuel qui semble donner les meilleurs résultats (Vidal). Ces scarifications quadrillées doivent comprendre toute l’épaisseur de la tumeur et ne pas être trop rapprochées les unes des autres, du moins lors des premières séances. On peut anesthésier préalablement la chéloïde soit avec de l’éther, soit avec le chlorure de méthyle liquéfié, appliqué au pinceau jusqu’à congélation. Les scarifications calment rapidement les douleurs ; elles

OIOATEICES

doivent être assez rapprochées et répétées longtemps, des mois, des années même ; dans l’intervalle de chaque séance. Vidal conseille de faire des applications d’emplâtre de Vigo ; quand elles semblent agir moins activement, il est bon de les remplacer, pendant quelque temps, par la méthode électrolytique (L. Bbocq).

Ledentu a proposé un traitement mixte qui consiste à extirper largement la chéloïde, puis à scarifier la cicatrice avant même que la chéloïde récidive.

Résumé. — Combattre la douleur, et alterner les scarifications, l’électrolyse et l’emplâtre de Vigo. Quand la chéloïde est très volumineuse, traitement mixte de Ledentu.

Chéloïde d’Addison. — (Voir Sclérodermie.) Chéloïdienne (Acné). — (Voir Acné.)

Cheveux. — (Voir Poils.)

Chique (Puce). — (Voir Parasites.)

Chloasma. — (Voir Pigment.)

Chromidrose. — (Voir Sueur, Sudoripares.) Chrysarobine (Acide chrysophanique). — La chrysarobine est un composé retiré de la poudre de Goa, laquelle provient d’un arbre, VAngelim amargosa du Brésil. Elle se transforme rapidement à l’air en acide chrysophanique, de sorte qu’en pharmacie c’est toujours l’acide qui est fourni. Ce dernier s’appelle encore acide rhubarbarique, acide rhéique, rhéine, lapathine ; c’est une poudre jaune, peu soluble dans l’eau, plus soluble dans l’alcool, l’éther, le chloroforme. Employée en dermatologie : en pommade, en solution chloroformique ou éthérée et mélangée avec la pellicule adhésive (collodion à l’acétone), la traumaticine, le collodion, etc. (yo\v Psoriasis et Éruptions artificielles.) Cicatrices. — Elles peuvent être vicieuses, bridées.

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