‹ Traitement des affections de la peau. Tome IChapitre 13 sur 33 · COLLODION · texte numérisé non relu

COLLODION

pigmentées, saillantes, hypertrophiques (fausse chéloïde, chéloïde cicatricielle des auteurs), mais diffèrent de la chéloïde en ce qu’elles ne dépassent pas les limites des lésions auxquelles elles succèdent (Besnier) et surtout en ce qu’elles n’ont pas à la récidive la tendance si nettement marquée de la chéloïde. Enfin, elles s’atténuent le plus souvent avec le temps.

' Le traitement est d’ailleurs celui de la chéloïde (Voir ce mot) et consiste particulièrement en scarifications linéaires, quadrillées répétées, auxquelles on peut ajouter les cautérisations avec le nitrate d’argent, la glycérine iodée, etc., etc...

Quand les cicatrices sont envahies par la dégénérescence épithéliomateuse, le traitement est celui de l’épithélioma. (Voir ce mot.)

Clou de Biskra, de Gafsa, d^’Alep, du Nil, du Caire, de Bagdad, etc. — (Voir Bouton de Biskra.)

Gnidosis. — (Voir Urticaire.)

Cold-cream. — Le cold-cream est un cérat au hlanc de baleine, de moins en moins employé dans la préparation des pommades. Voici sa formule :

Huile d’amandes douces. 213 grammes.

Blanc de baleine. 60 —

Cire blanche. . ... 30 —

Eau de rose. . 60 —

Teinture de benjoin. 15 —

Huile volatile de rose. X gouttes.

Gollodion. — Le collodion est une solution de fulmicoton dans un mélange d’alcool et d’éther'; on obtient un liquide sirupeux qui, étalé en couche mince, se dessèche très vite et laisse un enduit agglutinatif, résistant.

Cet antiphlogi'-tique sert d’excipient à divers médi-

colloïde miliaire

caments actifs. — Ex. : Collodions cantharide, au sublimé, à l’acide pyrogallique, à l’acide salicylique ; on les rend plus élastiques en y ajoutant un cinquième de leur poids d’huile de ricin et quelquefois aussi un peu de térébenthine de Venise.

Ces collodions sont un peu douloureux et irritants. Dans ces derniers temps, on les a remplacés par la bassorine. (Voir ce mot.)

Colloïde miliaire. — Kolloïdmilium (E. Wagner).

Dégénérescence colloïde du derme (E. Desnibr, Balzer, Fedlard, R. Liveing). — Hyalome cutané (Leloir et Vidal). — Colldidome miliaire (E. Besnier). — Dégénérescence colloïdo-nodulo miliaire du derme (H. Leloir).

C’est une affection cutanée des plus rares caractérisée par des petites saillies solides, ressemblant à des vésicules, brillantes, transparentes, jaune citron, arrondies ou irrégulières, enchâssées dans le derme, mais facilement énucléables. Elles ont le volume d’une tête d’épingle ou d’un grain de millet, sont isolées, ou le plus souvent forment un groupe dont chaque élément reste distinct, donnant à la peau une teinte jaunâtre; elles sont résistantes : si on les pique avec une aiguille, on fait sortir une gouttelette de sang, mais jamais de sérosité. Si on les écrase, on obtient une substance gélatineuse, translucide, colloïde. Ces éléments occupent surtout les joues, le nez, le front, les conjonctives, c’est-à-dire la moitié supérieure de la face, quelquefois cependant le cou et même les bras (Liveing). Ils sont constitués, d’après Balzer, « par des masses colloïdes ayant pour siège la couche supérieure du derme, pour trame anatomique le tissu conjonctif, et pour point *nitial probable le réseau vasculaire de la région ».

Cette affection, fort rare, est indolente, sa marche très

lente; son étiologie est inconnue; peut-être peut-on invoquer l’action du soleil; elle survient chez les hommes comme chez les femmes, adultes le plus souvent.

Le traitement consiste dans la rugination simple avec la curette tranchante, en plusieurs séances, suivie d’un pansement occlusif antiseptique (emplâtre de Vigo, solutions de sublimé ou d’acide phénique) ; il est peu douloureux et ne donne lieu qu’à une hémorragie insignifiante; mais il ne met pas à l’abri des récidives.

Comédon. — (Voir Acné.)

Condylome. — (Voir Verrue.)

Copahu (Éruptions du). — (Voir Éruptions artificielles.)

Cor. — Clavus, Tylosis gompheux {AuBmT),[Œil-deperdrix.

Le cor est un épaississement circonscrit de la couche cornée présentant à sa face inférieure un-petit cône (pointe, cœur ou racine) qui s’enfonce à la façon d’un clou dans le derme. Les cors siègent généralement aux pieds, soit sur les saillies osseuses, soit entre les faces latérales des orteils, et sont dus le plus souvent aux pressions latérales des chaussures, mais ils peuvent aussi se développer spontanément, très rarement, il est vrai, sur la plante des pieds ou la paume des mains, où ils sont parfois nombreux, se réunissent ou forment des durillons étendus et très douloureux (Voir Durillon). — L’œil-de-perdrix est un cor situé entre les orteils, petit, assez mou, à centre déprimé, à bords arrondis et saillants.

Le cor peut guérir spontanément parle repos absolu, mais il nécessite le plus souvent un traitement, qui consiste à ramollir le cor, puis à l’extirper.

On le ramollit à l’aide de bains chauds et prolong.és, de cataplasmes, d’enveloppement dans des étoffes imperméables, puis on enlève avec un canif ou un bistouri bien antiseptisés les couches les plus superficielles de l’épiderme corné; enfin on emploie, mais avec prudence, l’un des nombreux topiques dits corricides qui ont été préconisés. Les plus employés, les moins dangereux, sont les suivants :

Savon noir additionné d’alcool, appliqué sur un petit morceau de flanelle qu’on laisse en permanence toute la nuit.

Acide acétique. — Acide nitrique (?). — Acide citrique (ronds de citron). — Teinture d’iode. — Perchlorure de fer. — Emplâtres mercuriel, de Vigo, de guttapercha, au biiodure ou bichlorure de mercure, à Tacide salicylique 10 à 20 0/0.

Papier chimique. — Collodion cantharide ou mieux à base d’acide salicylique. — Voici la formule de Vigiel- ;

Acide salicyliçiuo.

Extrait alcoolique de cannabis

indica. ..

Alcool à 90“

Ether à 62“ . .

Collodion élastique..

1 gramme.

Ogr, so.

1 gramme.

2gr,so.

S grammes.

Appliquer pendant huit jours une couche tous les soirs, puis prendre un bain de pieds très chaud et prolongé dans lequel on arrache le collodion qui entraîne le cor en totalité ou en partie. Recommencer si c’est nécessaire.

Autres topiques.

Emplâtre de Kennedy :

Cire jaune.

Térébenthine.

Sous-acétate de cuivre.

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