‹ Traitement des affections de la peau. Tome IChapitre 3 sur 33 · C. LAILLER · texte numérisé non relu

C. LAILLER

Soufre précipite... |

Huile de cade ou

d. Pommade de Wilkinson modifiée

par Hébra.

Soufre sublime...

Huile de cade....

ââ IS grammes.

Savon vert......

Axonge.•

Craie préparée..

ââ 30 —

dO —

Le matin lavage, et traitement de l’irritation produite. Ces préparations, en effet, provoquent une douleur et une .irritation vives, une desquamation abondante, dermo-épidermite eczématiforme, qu’il faut ensuite calmer Aussi ne doivent-elles être employées que dans les acnés intenses et faut-il avoir soin de prévenir le malade de l’effet qu’elles produiront. ^

Les autres préparations non savonneuses employées sont les suivantes :

CE. UNNA

Kaolin. aograimnes.

Glycérine..

Appliquer la nuit, laver le matin et calmer l’irritation produite.

ACNÉ

b. KAPOSI

Iode pur... S grammes.

lodure de potassium. 5 —

Glycérine. 10 —

Appliquer avec un pinceau deux fois par jour ; huit à douze fois. Il en résulte une croûte brune qui tombe; au-dessous la peau rouge et squameuse est traitée par les calmants.

c. Pommades avec :

...• ■ ■ î ââ 15 grammes.

Acide salicylique ou résor- ! ^ ^ 1 gr. oO

Teinture de benjoin. X gouttes.

Axonge benzoïnée. 30 grammes.

Même mode d’emploi.

d. Solution avec :

Ichtbvol.

Alcool à 90».

Éther.

10 à 50 grammes.

Même mode d’emploi. — Bonne préparation.

e. Gélatines molles de Unna, ainsi constituées :

Oxyde dezinc . IS parties.

Gélatine........ 15 —

Glycérine. 25 —

Eau. 45 —

auxquelles on incorpore 20 0/0 de soufre, ou bien

1 0/0 de foie de soufre, ou 5 à 10 0/0 de résorcine, ou

2 0/0 d’acide salicylique, ou 10 à 20 0/0 d’ichthyol, etc.

f. Traitement de J. Hillis.

Deux fois par jour, soir et matin, lotions de la face

ACNÉ

avec de l’eau très chaude ; appliquer ensuite sur les pustules la pommade suivante (peu employée en France) :

Sulfure d’iode..• • •

Lanoline... 30 grammes.

Toucher deux fois par semaine chaque pustule avec du nitrate acide de mercure (?).

g. Voir les différents traitements de l'acné rosée.

III. Acné à grosses pustules. — A. phlegmoneuse, tuberculeuse, etc.

Après avoir ouvert avec un histouri très fin, ou mieux une aiguille à scarifier, l’un après l’autre les petits ahcès, et fait sortir leur contenu, il faut employer les topiques énergiques que nous avons indiqués pour la variété précédente. On ne doit pas ignorer que les éléments acnéiques sont souvent profonds, intraet sousdermiques. Quand les résultats obtenus sont insuffisants, quand il y a menace de production de cicatrices très marquées, il faut recourir au traitement chirurgical qui est douloureux, assez long, et exige parfois que le malade quitte momentanément ses occupations. Les foyers suppurés, superficiels ou profonds, sont ponctionnés avec l’aiguille de Vidal et vidés; les éléments non suppurés sont ruginés avec les petites curettes ou même scarifiés (scarifications linéaires quadrillées). Cette méthode sanglante, qui n’est pas exempte de récidives par auto-inoculations, a été heureusement modifiée par E. Besnier, qui remplace les incisions par des cautérisations thermo ou mieux électro-caustiques à l’aide de fines aiguilles de platine portées [au rouge cerise. Le foyer acnéique est ponctionné et évacué en entier soit spontanément, soit parpression. Cette petite opération provoque plus d’appréhension que de dou-

ACNÉ

leur; on peut cependant badigeonner préalablement jusqu’à congélation avec le chlorure de méthyle. L. Brocq introduit dans l’intérieur des éléments acnéiques une aiguille à électrolyse, formant le pôle négatif, et fait passer pendant vingt ou trente secondes un courant de S milliampères.

2° Acné rosée ou rosacée, ou érythémateuse. Couperose, goutte rose. — A. télangiectasique, hyperthrophique, etc.

C’est une acné développée sur une peau chroniquement congestionnée (Leloir et Vidal). L’acné rosée est très fréquente, s’observe à la face et principalement sur le nez, les joues, le front, le menton, exceptionnellement enfin le cou. Chez les personnes chauves, elle envahit le cuir chevelu. Elle comprend un certain nombre de degrés qui constituent les formes suivantes (E. Besnier) :

1“ A. érythémateuse simple commune chez les femmes et les jeunes filles, caractérisée par une simple rougeur aux points d’élection, lisse d’abord, intermittente, survenant à l’approche des règles, après les repas, après l’exposition au froid vif ou à la chaleur, puis rémittente, à marche très lente, et enfin permanente avec poussées aiguës plus ou moins violentes.

2“ A. eczématique, ou eczéma acnéique stéatosique de la face, caractérisée par des plaques rouges du tégument qui est très irritable et présente d’autres manifestations séborrhéiques soit locales (dilatation des orifices sébacés, état gras, huileux), soit éloignées (séborrhée sternale, séborrhée du cuir chevelu, etc.)'.

3“ A. érythémato-pustuleuse, tuberculeuse infiltrée, déformante.—Ace degré l’acné rosée est très fréquente. Sur les plaques rouges se développent des éléments

ACNÉ

acnéiques plus ou moins volumineux, rouges, cuivrés, lie de vin, durs, non douloureux, isolés ou confluents; présentant tous les degrés (folliculites, périfolliculites, périangio folliculites, papules, papulo-pustules, pustules) occupant les joues, le menton, le front, le nez surtout, dont le lobule tuméfié, rouge, violacé, bleuâtre, est froid.

40 A. télangiectasique. — Cette forme, qui constitue la couperose proprement dite, est caractérisée par des varicosités d’abord très fines, véritables petites varices de la face, superficielles ou profondes, isolées, anastomosées, formant un lacis avec des intervalles de peau saine ou une nappe rouge étalée, de niveau avec le tégument ou présentant des saillies qui dans les cas extrêmes peuvent atteindre le volume d’une plume de corbeau (Kaposi). Sur le trajet de ces varices il existe assez souvent des éléments acnéiques généralement peu développés, parfois même à' peine perceptibles (acné miliaire).

5“ A. hypertrophique, déformante, éléphantiàsique. — Rhinophyma. — C’est le degré le plus marqué de l’acné rosée : le derme est envahi dans toute la profondeur : tousses éléments prolifèrent. Le nez est l’organe plusparticulièrement atteint; il s’hypertrophie et atteint parfois des proportions colossales ; il est rouge, violacé, déformé, pedématié, mamelonné, bosselé (variété éléphantiasique de Leloir et Vidal), qui peut atteindre le volume du poing et présente une consistance molle, inégale, dure sur certains points; h la pression, on extrait de la matière sébacée, parfois des comédons ou même du pus. Souvent les orifices des glandes sébacées qui sont hypertrophiées sont dilatés (variété glandulaire de Leloir et Vidal).

ACNÉ

Tous ces degrés peuvent exister isolément ou réunis sur un sujet acnéique; en d’autres termes, l’évolution de l’acné rosée n’est pas fatalement progressive, ce qui a une grande importance pratique, car le traitement variera suivant que le sujet atteint ne présentera qu’une simple rougeur passagère de la face ou qu’il sera atteint d’acné télangiectasique étendue ou enfin de rhinophyma.

Le traitement si difficile, si délicat, de l’acné rosée ne devra pas être systématique. Il devra s’adresser d’abord aux conditions pathogéniques de l’acné rosée qu’il importe de bien connaître.

Tout en différant peu de celles de l’acné inflammatoire disséminée (voir ce mot), celles-ci présentent un caractère primordial, à savoir qu’elles sont dans la grande majorité des cas sous la dépendance d’un trouble circulatoire. Qu’il soit d’origine directe (lésions buccales, dentaires, nasales) (Arnozan, G. Seiler) ou le plus souvent réflexe, c’est-a-dire grâce aux relations qui uniraient le système nerveux de la face avec le grand sympathique (affections de l’utérus et de ses annexes, du tube gastrointestinal, du foie, du cœur, des reins, des poumons, obstacles dans la circulation de la veine cave, perturbations du système nerveux central, etc.), le trouble vasodilatateur existe et donne à Tacné rosée sa physionomie caractéristique. Les lésions acnéiques sont accessoires et passibles du traitement de l’acné vulgaire. Si elles deviennent prépondérantes, hypertrophiques, constituant des tumeurs que nous avons vues devenir considérables (rhinophyma), le traitement est du ressort de la chirurgie.

Rétablir l’intégrité de la circulation de la face constitue donc la partie délicate du traitement de Tacné rosée ; mais la difficulté est extrême, car, si dans certains cas

ACNÉ

il est relativement facile de découvrir la condition pathogénique, il n’en est pas toujours ainsi, ce qui a fait dire h quelques auteurs que la couperose vraie était au-dessus des ressources de Tart.

Il semblerait théoriquement que les agents vasoconstricteurs dussent donner de bons résultats. Il n’eu est malheureusement pas ainsi dans la pratique, qu’ils soient employés localement ou à l’intérieur ; on doit néanmoins y avoir recours, et nous préconiserons particulièrement Vergot de seigle, la belladone, la teinture d’hamamelis virginica, le. tannin, le perchlorure de fer. Voici quelques formules :

a. Estrait fluide d’hamamolis virginica .

Sirop d’écorces d’oranges amères.

Teinture de vanille. XX gouttes.

Une cuillerée à café soir et matin

b. BROCQ

Bromhydrate de quinine ) g centigrammes.

Ergotme.. ...»

Extrait de belladone..... 1 à 2 milligrammes.

Benzoate de lithine. 8 centigrammes.

Excipient et glycérine... ^ q. s.

pour une pilule. En faire quarante semblables ; quatre par jour, deux avant chaque repas pendant dix jours. Alterner avec :

Poudre de feuilles de 1 digitale. .( ââ S milligrammes.

Extrait d hamamelis vir- | ”

Extrait de gentiane. ( g centigrammes..

Benzoate de lithine. \

Excipient et glycérine .. q. s.

pour une pilule. En faire quarante semblables.

ââ 30 grammes.

ACNÉ

Cette médication interne doit toujours être associée à une hygiène sévère qui est la même que celle de l’acné inflammatoire. On doit être plus sévère encore pour la suppression absolue de toutes les boissons alcooliques. Mais il faut en même temps et surtout traiter les différents états pathologiques que l’on soupçonnera tenir sous leur dépendance le trouble vaso-moteur. Nous avons énuméré les principaux, nous ajouterons les troubles génito-urinaires. Sherwell et M. Ilutchinson ont guéri des acnés rebelles par le simple cathétérisme avec la sonde métallique froide, alors même que les organes génito-urinaires semblaient sains; chez la femme ils conseillent les injections d’eau chaude pour diminuer l’hyperhémie et l’irritabilité de l’utérus.

Enfin, le médecin devra se préoccuper également de l’état général du sujet et combattre l’anémie, la chlorose, le lymphatisme, l’état névropathique, l’arthritisme et surtout l’état séborrhéique qui accompagne si communément l’acné rosée (Wo\v Séborrhée). Il devra toutefois être très réservé dans l’emploi de deux agents modificateurs d’un usage très répandu, à savoir l’hydrothérapie et les eaux minérales. L’hydrothérapie froide en effet est le plus souvent nuisible, mais les douches (sulfureuses de préférence) chaudes d’abord, puistièdes, constituent un moyen de révulsion générale excellent, régularisant la circulation des sujets atteints d’acnérosée qui. sont si sujets aux troubles de la circulation périphérique (extrémités froides, hyperhidrosiques, etc.); on doit y associer les frictions sèches et Te massage général.

Cependant, dans quelques cas exceptionnels, les bains froids, et surtout les bains de mer, ont donné de bons résultats. Quant aux eaux thermales, d’après Kaposi, elles seraient parfois susceptibles de provoquer l’acné

ACNÉ

rosée chez les personnes qui y font des séjours trop fréquents. Toutefois, il est certain que, si Tacnérosée est sous la dépendance d’un état général bien déterminé, on doit prescrire une ou plusieurs saisons aux eaux qui semblent bien nettement indiquées (Voir A. inflammatoire). — Gomme ce sont les troubles dyspeptiques qui dominent, les eaux de Vichy, Vais, Royat, Fougues, Plombières, Chatel-Guyon, sont plus particulièrement indiquées, ainsi que les eaux purgatives (Montmirail, Brides, Aulus, Miers (Lot), et les eaux sulfureuses (Barèges, Luchon, Enghien, Allevard, Schlangenbad, Nassau, etc.).

En outre de la médication vaso-constrictrice que nous avons indiquée, de nombreux médicaments internes ont été préconisés contre l’acné rosée. Les plus généralement employés sont :

a. — Les alcalins, a'. Eaux minérales alcalines.

b'. Sirop avec :

Bicarbonate do sonde... 15 grammes.

Sirop de saponaire.( ââ 250

Sirop de gentiane. i “

Une cuillerée à bouche matin et soir dans une tasse de tisane amère dite dépurative (fumeterre, bardane, pensée sauvage, salsepareille, douce-amère, chicorée, etc., etc.).

c'. Poudre avec ;

KAPOSI

Bicarbonate de soude. j

Phosphate de soude. ! ââ 10 grammes. .

Carbonate de magnésie. )

Sucre blanc. j .*.1..

Oléosaccharure de luaci.-.,.. ( ^ ^

Une cuillerée à café trois foispar jour dans un peu d’eau.

ACNÉ

b. L'arsenic. — Liqueur de Fowler, de Pearson, solution ou granules d’arséniate de soude, arséniate de fer, eau de la Bourboule, etc. L’action de l’arsenic dans l’acné rosée est très incertaine, ainsi que celle de la préparation suivante :

c. Sulfure de calcium. — 5 milligrammes à 2 centigrammes quatre fois par jour.

d. Les purgatifs. — Ils doivent toujours être prescrits dans l’acné rosée, et comme leur emploi doit être à peu près quotidien et continué longtemps, il est nécessaire de les varier. Nous donnons la préférence à : l’aloès (grains de santé, pilules d’Anderson), les pilules de podophylle, de cascara sagrada, d’évonymine, les poudres laxatives (poudre laxative de Vichy), poudre deDujardin-Beaumetz (Voir A. inflammatoire), 1^,9 eaux minérales purgatives (Rubinat, Montmirail, Hunyadi Janos, Villacabras, etc.).

Le massage abdominal, surtout quand il existe de la paresse du gros intestin, sera également indiqué en même temps que les purgatifs et les lavements répétés.

Nous avons longuement insisté sur le traitement général de l’acné rosée. La médication interne et l’hygiène spéciale sont des plus utiles, mais insuffisantes dans bien des cas. Étudions maintenant le traitement local qui demande une grande prudence dans les cas d’acné rosée commençante, mais qui devient indispensable quand les éléments acnéiques, les télangiectasies sont constitués. Il faut bien savoir en effet que la peau de la face,si intolérante dans l’acné vulgaire, l’est peut-être encore plus dans l’acné rosée. Tel médicament en apparence anodin, inoffensif, provoquera chez certains sujets une irritation nulle qui chez d’autres produira une inflammation considérable que le malade attribuera au

médecin et jamais à sa propre susceptibilité cutanée. Il faut donc agir avec la plus grande réserve, et pendant que l’on traitera l’état général tâter la susceptibilité du sujet avec des médicaments aussi peu irritants que possible. Puis graduellement on emploiera les différents agents substitutifs à doses de plus en plus fortes, à action de plus en plus active; enfin,s’ils échouent,on aura recours au traitement chirurgical. C’est dans cet ordre que nous indiquerons les nombreuses médications locales de l’acné rosée ;

I» Lotions chaudes fréquentes. — Lotions avec de la décoction chaude de têtes de camomille (15 à 20 pour un litre). Douches de vapeur, douches sulfureuses légères.

Lotions avec de l’eau de Cologne, de l’acide hdrique, du sulfate de zinc, de l’alcool pur ou camphré, du chlorhydrate d’ammoniaque, etc.

On met d’abord quelques gouttes dans un peu d eau chaude, et on augmente progressivement jusqu’à ce qu’il y ait parties égales d’eau chaude et du médicament employé.

Mettre dans un demi-verre d’eau chaude aromatisée avec de la teinture de benjoin une cuillerée à dessert d’une solution d’alun à 1/30 (Hardy).

Lotions soir et matin avec de l’eau chaude renfermant une demi-cuillerée à café de créoline pour un verre d’eau.

Lotions soufrées : elles sont très employées.

Lotion avec :

Soufre précipité. ... 23 grammes.

Alcool camphré... :. 60

ACNÉ

Agiter avant de s’en servir. — L’appliquer le soir avec un pinceau, la garder toute la nuit, et laver le matin avec de l’eau bien chaude.

Toutes ces différentes lotions peuvent être appliquées deux fois par jour quand ce sera possible ; pour qu’elles agissent plus activement, on peut appliquer des compresses imbibées du liquide choisi et recouvrir d’un tissu imperméable jusqu’à ce qu’une irritation plus ou moins vive se produise.

2“ Si les lotions sont insuffisantes, il faut avoir recours aux pâtes et pommades. Les plus anodines sont les suivantes : vaseline boriquée 1 à 5 0/0, cold-cream, axonge benzoïnée fraîche, pommade à l’oxyde de zinc.

Puis viennent celles qui renferment des agents dits substitutifs : soufre, savon, mercure, naphtol, résorcine, acide salicylique, etc., etc.

Ce sont les pommades et les pâtes soufrées qui sontles plus employées (Voir A. Voici d’autres formules;

a. Pâte avec :

Résorcine. 2à5 grammes.

Oxyde de zinc... 5 . —

Poudre d’amidon.. S —

Vaseline. S —

Faire une pâte souple.

b. Pâté avec :

Oxyde de zinc..

Amidon... .. .

Acide salicylique ou résorcine.

ACNÉ

c. Pommade avec :

Onguent rosat....

Protoiodure de mercure.

d. Pommade avec:

Axonge....

Alcool.

Bichlorure d’hydrargyiv...

•15 grammes.

■tO, puis tS, 20, 30, 40 centigrammes progressivement (Hardy).

30 grammes, q. s. .

1 à 15 centigrammes.

e. Emplâtre mercuriel en bandelettes (Hébra, Nedmann).

f. Brocq. Pommade avec ;

Acide salicylique...

Oxyde de zinc.

Sous-nitrate de bismuth pur....

Poudre de lycopode.• ■.

Vaseline.■..

Lanoline ..

Aromatiser à volonté et f. s. a.

g. Kobert et Unna ont recommandé Vacide sphacélique; c’est la partie du seigle ergoté qui produit la gangrène. Unna se sert d’extrait de seigle ergoté ou d’un extrait très concentré contenant l’acide sphacélique pour faire une pommade à 5 ou 10 0/0.

h. Kaposi conseille d’appliquer de la glycérine iodée huit à dix fois par jour pendant trois à quatre jours, puis de recouvrir avec du papier de gutta-percha. \oici la formule qu’il donne :

Iode pur...I 5 grammes.

lodure de potassium— ..... 1 Glycérine. ~

ACNÉ

i. Dans ces derniers temps, on a beaucoup vanté les effets décongestionnants de Tichthyol, et d’une substance qui a, avec Tichthyol, une grande analogie, le thyol (Schwimmer).

Le thyol s’obtient en traitant de l’huile de goudron de lignite avec du soufre et de l’acide sulfurique. Il est sec, noir, amorphe, très soluble, ou bien liquide, c’est-à-dire en solution concentrée à 40 0/0, rouge, brun foncé, sirupeux. En outre, au lieu de les appliquer sous forme de pâtes ou de pommades ordinaires, les mêmes auteurs conseillent de les incorporer à de la bassorine (Voir ce mot), à du sulfoléate de soude (G. H. Fox), qui possède un pouvoir dissolvant très remarquable; enfin, à des gélatines et surtout à des vernis.

Le vernis à l’ichthyol ou au thyol est très actif et très pratique. Il est sec au bout de deuxminutes, ne tache pas le linge, ne se dissout pas par la transpiration. Appliqué le soir, il se détache très aisément, sans violence, le matin, car il se dissout immédiatement dans l’eau de toilette. En voici la formule (Unna) ;

Ichthyol ou thyol . 40 parties.

Amidon...... 40 —

Solution d’albumine, environ. t àt partie 1/2.

Eau, environ... 20 parties.

ün commence par humecter l’amidon avec de l’eau, puis on triture l’ichthyol ou le thyol avec ces substances ; enfin, on ajoute la solution d’albumine.

3» Le traitement le plus généralement employé aujourd’hui contre l’acné rosée est celui que j’appellerai le traitement mixte ; il consiste à provoquer une irritation plus ou moins vive des parties atteintes à l’aide de solutions, pâtes, pommades ou emplâtres que le

ACNÉ

malade gardera plus ou moins longtemps, puis à calmer l’irritation par des topiques appropriés.

On peut procéder de deux façons différentes : ou bien mettre plusieurs jours de suite une substance très active, de façon à produire une très vive irritation ; puis, pendant plusieurs jours également, réparer les lésions produites ; ou bien ne laisser l’agent irritant que quelques instants, quinzeà vingt minutes, quand il est très actif,ou même une nuit entière ; l’enlever et calmer l’irritation, et recommencer ainsi jusqu’à la guérison. Ce deuxième procédé, qui donne d’ailleurs de bons résultats, a été surtout préconisé en Allemagne (Lassar, Unna, Pick).

On le voit, le principe est le même que dans l’acné vulgaire (Voir ce mot). Les médications irritantes les plus employées sont également le soufre, le savon noir, le mercure, le naphtol, la résorcine, l’acide salicylique, etc. Mais il faut agir plus activement que dans l’acné vulgaire et employer des doses plus fortes.

Ainsi, le savon noirew emplâtre est plus particulièrement indiqué que dans l’acné vulgaire. Onprend un morceau de flanelle ayant les dimensions de la plaque érythémateuse à recouvrir, sur lequel on étale une couche mince de savon noir rendu moins épais par l’addition d’un peu d’alcool. Ainsi constitué, cet emplâtre est appliqué et reste en place aussi longtemps que le patient peut le supporter, toute la nuit même, si cela est possible ; puis on l’enlève, on lave abondamment avec de l’eau très chaude, légèrement alcoolisée. Selon l’irritation produite, on remet le soir un autre emplâtre, et trois, quatre, cinq soirs de suite, si c’est nécessaire.

Dans l’intervalle, on fait' des applications émollientes (cataplasmes de fécule tièdes, pulvérisations, vaseline boriquée ou à l’oxyde de zinc, etc.).

ACKÉ

Ce traitement, très efficace quand il est supporté, est douloureux et il est rare que le malade consente à se soumettre à plusieurs applications.

Le traitement suivant indiqué par Lassar de Berlin et heureusement modifié par E. Besnier, donne d’excellents résultats

Appliquer le soir l’une des préparations suivantes ;

Naphtol...

Soufre précipite.

Savon vert.

Vaseline.

•10 grammes.

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