SO
Faire une pâte souple.
Ou bien pâte avec :
Acide salicylique. i
Naphtol camphre. ââ
Résoroine. )
Amidon. )
Savon vert. | àâ
Vaseline. )
F. S. A. (E. Besnier).
S grammes.
Ou bien encore (Isaak) :
Naphtol B.
Camphre.
Vaseline jaune..
Soufre précipité.
•10 grammes.
Suivant l’intensité de la douleur produite, on garde l’une de ces pommades ou pâtes dix, quinze à trente minutes, on l’enlève, on lave à l’eau très chaude puis on applique une pommade ou une poudre calmante pour la nuit; Lassar recommande de préférence une pâte salicylée à 2 0/0 ou résorcinée à 5 ou 10 0/0.
Ces préparations diverses peuvent se prescrire sous forme d’épithèmes (Voir ce mot); avant et après chaque
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application, il est bon de pratiquer un bon massage de la région atteinte.
Traitement chirurgical. — Il s’impose quand les nombreux topiques que nous avons indiqués ont échoué, et quand on est en présence des formes télangiectasique et hypertrophique. Il faut aussi y avoir recours dans la forme érythémato-pustuleuse, mais en ayant soin d’appliquer dans l’intervalle les différents médicaments substitutifs. Il consiste dans les scarifications répétées de la peau.
Divers instruments ont été préconisés pour pratiquer cês scarifications, et parmi eux le scarificateur multiple a seize lames de Belmanno Squir, le Stichelnadel de Ilébra (forte aiguille en forme de lancette, à deux tranchants, dontla lame, longuede2millimètres, estpourvue d’une arête dorsale) qui sert à faire à la fois de nombreuses ponctions, puis de fines incisions. Certains auteurs piquent les vaisseaux avec une aiguille, puis les déchirent par le grattage avec une curette. A tous ces procédés, à tous ces instruments, il faut préférer les aiguilles à scarifier de Vidal et de Besnier.
Les scarifications doivent être faites bien perpendiculairement à la surface de la peau, aussi serrées que possible, puis croisées, de façon à représenter les hachures ordinaires du dessin élémentaire, aussi régulièrement losangiques que possible (E. Besnier). Il faut avoir soin de commencer par la partie inférieure de la région à scarifier, afin de n’être pas entravé par l’hémorragie généralement abondante qui se produit, puis remonter, en recouvrant de ouate hydrophile la région scarifiée. Les scarifications doivent entamer tout le derme, mais ne pas en dépasser la face profonde, afin d’éviter la production de cicatrices.
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Quand il existe de grosses veinules dilatées, il faut les sectionner perpendiculairement à leur axe, puis faire de nombreuses hachures losangiques. Si abondante que paraisse devoir être l’hémorragie, elle s’arrête rapidement dès qu’on comprime la surface scarifiée avec la ouate hydrophile sèche ou mieux imprégnée d’eau froide aseptique et étanchée; de même l’écoulement séreux qui succède à l’hémorragie s’arrête : après l’opération, on peut ne rien mettre, ou appliquer seulement un peu de poudre d’amidon très fine. Brocq recommande de lotionner au bout d’une heure avec une solution de sublimé au millième.
Les jours qui suivent l’opération, on constate un peu de tension, de rougeur, d’irritation passagères de la peau, qu’il faut calmer par l’application pendant deux ou trois nuits de cataplasmes froids de fécule de pomme de terre, ou de pommade à l’oxyde de zinc.
Les séances de scarifications peuvent se renouveler tousles cinq, six ou huit jours suivant les sujets. Quinze à vingt séances suffisent généralement pour donner de très beaux résultats, surtout dans l’acné variqueuse ; dans les formes congestives, au contraire, qui sont leplus souvent sous la dépendance d’un étatgénéral spécial, les résultats sont bien moins satisfaisants, et surtout moins dui’ables.
Cette petite opération est en réalité peu douloureuse et ne nécessite pas l’emploi des divers anesthésiques qui ne font qu’entraver l’opération. Si, chez certains sujets pusillanimes ou hyperesthésiques, la douleur est vive, il faut procéder par surfaces très restreintes, la douleur disparaissant dès que les scarifications sont faites. Pour les acnés hypertrophiques les scarifications doivent être très profondes ; il faut s’efforcer d’inciser les glandes sébacées, mais avec prudence, pour ne pas
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produire de cicatrices ; il en est de même pour le rhinophyma, mais alors on doit avoir recours le plus souvent à des procédés plus énergiques et remplacer les aiguilles parles scarifications électro-caustiques profondes ; quand celles-ci auront détruit les tissus nouveaux, on reviendra aux aiguilles pour égaliser les téguments ;
Dans ces derniers temps, Brocq, Hardaway ont essayé de l’électrolyse (Voir ce mot) avec succès. Mais l’expérience n’est pas faite avec ce procédé comme avec les scarifications.’
Quand l’acné élépliantiasique déformante (rhinophyma) est considérable, l’ablation au bistouri (procédés d’Hébra, de Marcacci) ou la décortication (procédé d’Ollier) donnent des résultats parfois surprenants.
30 Acné non inflammatoire. — Il comprend Vacné comédon, Y acné miliaire ou milium, Yacné cornée.
1« Acné comédon ou acné ponctuée. — Cette variété est caractérisée par des petits éléments acuminés, saillants ou de niveau avec la surface cutanée, du volume d’une tête d’épingle ou d’une pointe d’aiguille présentant à leur sommet un point brunâtre ou noir qui correspond à l’orifice de la glande sébacée et n’est que l’extrémité en contact avec le dehors du bouchon qui remplit le canal excréteur. Si, en effet, on exerce une pression latérale, le bouchon sort de l’orifice glandulaire sous la forme d’un petit corps filiforme, cylindroconique, blanc, gras, présentant une petite tête noire formée par des granulations pigmentaires et non par de la saleté (Unna), ayant les apparences d’un petit ver blanc à tête noire. C’est le comédon proprement dit qui représente le moule exact du canal excréteur du follicule sébacé qu’il a rempli et distendu et qui est constitué uniquement par de la matière sébacée qui
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renferme parfois et en plus ou moins grand nombre un parasite appelé ffcants ou demodex folliculorum, lequel n’est pas cause de l’acné comédon, puisqu’il existe très souvent dans des follicules sains.
L’acné comédon occupe de préférence le front, le nez, le menton, les tempes, les joues, les oreilles,le dos et la poitrine. Les éléments sont tantôt isolés, plus souvent formant des groupes ; parfois même ces groupes sont disposés symétriquement, de chaque côté du front, au milieu de chaque sourcil, gagnant les tempes, les parties latérales des joues, constituant une variété décrite par E. Colcott Fox, Radclifïe Crocker, St. Mackensie, J. Cœsar sous le nom de comédon de l’enfance; on observe, en effet, cette variété chez les enfants au-dessous de quinze ans, chez les garçons surtout (rarement aussi chez l’adulte) ; elle semblerait contagieuse et diffé* rerait de la forme commune par l’absence de demodex.
L’acné comédon apparaît le plus souventà l’époque de la puberté chez les sujets des deux sexes; chez, les hommes, elle peut durer jusqu’à vingt et trente ans ; chez les jeunes filles, elle disparaît généralement plus tôt. On l’observe fréquemment chez les sujets lymphatiques constituant l’un des éléments de l’acné polymorphe des lymphatiques. Elle est presque toujours associée à la séborrhée grasse et est souvent le point de départ d’une acné inflammatoire plus oü moins développée par suite de l’adénite et de la périadénite que provoque à la longue le comédon retenu dans la glande sébacée. D’ailleurs, l’étiologie, la marche, la durée parfois très longue, le traitement de l’acné comédon sont à peu près les mêmes que pour l’acné inflammatoire vulgaire. (Voir ce mot.) Aussi n’insisterons-nous pas sur le traitement général.
Quant au traitement local, il consiste dans l’extraction des comédons. Pour cela, on presse de chaque côté des comédons avec les ongles des deux pouces, et le petit cylindre sébacé à tête noire sort ; il est préférable de se servir d’une simple clef de montre qui est beaucoup plus pratique que le petit instrument proposé par Hébra et appelé comédon quetscher.
Quand les follicules ont été débarrassés des comédons, il faut faire quelques lotions alcalines ou mieux astringentes (solutions d’alun ou de sulfate de zinc, eau de Cologne, alcool camphré, salicylé au 60% puis au 30', ammoniaque, alcool boriqué saturé, pulvérisations chaudes ou sulfureuses, lotions savonneuses légères avec savon à l’ichthyol ou à la créoline, etc.).
Si les comédons sont très nombreux, comme ou ne peut avec les ongles ou la clef de montre extraire que les plus gros, il faut faire en outre des lotions, des applications le soir avec les différentes préparations suivantes : ^
Alcool à 90».80 grammes.
Alcoolat de lavande.■ ^0
Savon noir. . ""
Acide salicylique. 1 gramme.